Albert Fish, le Vampire de Brooklyn

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Albert Hamilton Fish est né le 19 mai 1870, à Washington D.C., de Randall Fish (1795-1875), né dans le Maine, et d’Ellen Fish (1838 -1903), née en Irlande. Il est le cadet de la famille et a 3 frères et sœurs, Walter, Annie et Edwin.  Surnommé le « Vampire de Brooklyn », the gray man (l’homme gris) ou encore the werewolf of Wisteria (le loup-garou de Wisteria).

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Son père fut capitaine de bateau de rivière, puis en 1870 devint fabricant d’engrais. Il mourut d’une attaque cardiaque en 1875. Les registres du cimetière du Congrès déclarent que Randall est décédé le 16/10/1875 et a été enterré le 19/10/1875 dans la tombe numéro R96/89. Sa femme, Ellen, contrainte de trouver un emploi, ne fut plus en mesure de s’occuper d’Albert, et le plaça dans un orphelinat

À l’orphelinat Albert sera la tête de turc de ses camarades. Fréquemment puni, battu et fouetté, il y découvrira, selon ses propres dires, les plaisirs de la douleur physique, qui lui provoquait des érections.

/!\ Ce qui suit est pour un public averti, +18 /!\

Il dira d’ailleurs plus tard : « J’ai toujours eu envie d’infliger de la douleur aux autres et que les autres me fassent aussi souffrir. »

C’est à cette époque qu’il souhaita être appelé Albert, lassé de son prénom Hamilton afin d’échapper au surnom de « Ham & Eggs ».

1880, sa mère ayant trouvé un emploi, Albert retourne chez elle et est déjà traumatisé par les sévices qu’il a subis, il est d’ores et déjà attiré par le sadomasochisme.

De retour dans sa famille, Albert chute d’un arbre, il en ressent des vertiges, des maux de tête, un bégaiement tenace et continue d’uriner au lit, il est encore plus le souffre-douleur de ses camarades. Il trouve refuge dans les histoires et les dessins érotiques que lui montre très tôt son grand frère Walter, à qui il voue un culte sans pareil et qui lui raconte des histoires d’aventures avec des cannibales.

En 1882, alors âgé de 12 ans, Fish fait la connaissance d’un jeune télégraphiste qui attise sa curiosité en lui racontant ses aventures sexuelles dans les maisons closes. Ils entretiennent une relation sexuelle et son amant l’initie à des pratiques sexuelles telles que l’ondinisme (ou urophilie, est une paraphilie caractérisée par une forte excitation érotique liée à l’urine. Le plaisir sexuel est lié aux fonctions d’urination  en présence d’un ou plusieurs partenaires, ou sur le partenaire) ou la coprophagie ( ou scatophilie, symptôme psychiatrique, consistant  à consommer des matières fécales).

 ondinisme

À peine sait-il lire qu’Albert s’enferme dans la lecture des rubriques criminelles des journaux qui lui tombent sous la main, entretenant cette bulle d’isolement dans laquelle il s’enfonce de plus en plus.

Il se mit à fréquenter les bains publics afin de pouvoir observer d’autres garçons se déshabiller. Il eut ses 1ère relations sexuelles à 17 ans lorsqu’il devint peintre. Son emploi lui permettait alors facilement de se déplacer d’une localité à une autre, passant d’un chantier à l’autre. Il expliquera plus tard qu’après un épisode brutal il était directement parti dans un autre état. Il a vécu dans 23 états différents.

En 1890, Albert Fish part s’installer à New York, où il dit être devenu prostitué. Il passe ses week-ends à la piscine ou aux bains publics pour regarder les jeunes garçons. C’est à cette époque qu’il a commencé à violer de jeunes garçons. Il fit également un voyage à Bruxelles où il visita des maisons closes spécialisées dans la flagellation et autres actes sadomasochistes. A son retour il commença à faire « toutes ces choses » à ses jeunes victimes. Nombre de ses victimes étaient des enfants de familles pauvres. Fish expliquera même su’il choisissait des enfants noirs car il savait que les autorités n’enquêteraient pas ou peu.

1894. Fish eut assez d’argent pour louer un appartement et fit venir sa mère pour habiter avec lui.

1898. Un jour, en visite dans un musée avec son amant, il tombe en admiration devant un pénis disséqué. Chose qui développera instantanément chez lui un intérêt morbide pour la castration. Qu’il tentera de réaliser chez un de ses partenaires, attardé mental. Mais face aux cris de douleur de l’homme alors qu’Albert était sur le point de trancher son pénis, Fish décida d’arrêter et s’enfuit. À cette période, Fish fréquenta plus régulièrement les bordels où il pouvait être battu et fouetté.

Il épousa Anna (mariage arrangé par sa mère) de 9 ans sa cadette et dont il s’était assuré qu’elle appréciait, dans une certaine mesure, ses préférences sexuelles. Le couple aura 6 enfants : Albert Jr., Anna, Gertrude, Eugène, John et Henry.

En 1902, Albert Fish est arrêté pour détournement de fonds et escroquerie (il travaillait dans une épicerie), et détenu à la prison de Sing Sing pendant 16 mois. Puis, Fish rentre dans les rangs et déserte les milieux qu’il fréquentait auparavant, probablement pour subvenir aux besoins de sa famille qui s’agrandit. Sa mère, Ellen, décède peu après en 1903.

 Sing Sing

En 1911, Albert Fish vivait à St Louis, il y rencontra Thoma Bedden, 19 ans, handicapé mental et sans abris. Il le ramena dans la chambre qu’il louait et le rasa de la tête au pied car il était couvert de poux. Durant 3 semaines, ils se livrèrent à toutes sortes d’actes sadomaso l’un sur l’autre. Il demanda à Bedden de le fouetter et d’uriner sur lui, but son urine et mangea ses excréments puis le força à faire de même. Plus tard, il coupa les fesses du jeune homme et tenta de boire le sang qui coulait. Pour « finir », Fish attacha Bedden et commença par lui couper le pénis avec des ciseaux mais le jeune homme lui jetant un regard suppliant, il ne put le supporter et s’arrêta. Il boua un chiffon sur la blessure, posa un billet de 10$ sur le lit et quitta la ville.

En 1917, la femme de Fish, Anna, le quitte pour John Straube, lui laissant la garde de ses 6 enfants. C’est l’élément qui déclenchera la folie meurtrière d’Albert Fish. À la suite de ce rejet, Fish commença à entendre des voix. C’est aussi à cette époque que débutèrent les automutilations, il s’introduisait des aiguilles dans le corps, notamment dans l’aine, qu’il retirait par la suite, mais il commença à les enfoncer plus profondément si bien que ce fut impossible de les ôter. Les rayons X pratiqués sur lui plus tard montreront la présence de 27 aiguilles dans son périnée :

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Pire encore, il s’enfonçait des roses dans le scrotum pour en manger les pétales juste après, ou encore s’introduisait dans l’anus du coton imbibé d’essence pour y mettre le feu après. De multiples séquelles et cicatrices trouvées par les médecins prouverons ces actes d’automutilations. Ils trouveront par la même occasion un dommage au lobe frontal de son cerveau, ce qui pourrait être la cause de son penchant pour le sado-masochisme.

Il devint obsédé par le fait de castrer et tuer un jeune garçon afin de faire pénitence pour ses propres pêchés et s’intéressa à l’idée de l’expiation par la punition et la douleur. Fish était un homme très religieux même s’il avait une version très déformée et pervertie de la Bible. Lorsqu’il était enfin, il avait voulu devenir prêtre.

Toujours subjugué par la douleur physique, Fish aurait même demandé à ses propres enfants de le torturer, mais devant leurs refus répétés, il s’automutilera de façon récurrente. Lorsque Albert Junior, son fils, le suppliera d’arrêter, Fish lui confessera « j’adore me torturer ».

En 1922, il emmena ses enfants à Greenburgh où il travaillait comme peintre. A quelques mètres du bungalow qu’il louait se trouvait une maison près d’un bois, abandonnée depuis plusieurs années, que les habitants nommait le « Wisteria Cottage ».

 Wisteria Cottage

Après plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, où il fut à chaque fois relâché car jugé « non dangereux pour autrui », Fish entama une nouvelle phase psychotique, dans laquelle il se mit à collectionner tout ce qui avait attrait au cannibalisme.

—> Le 25 mai 1928, Edward Budd, 18 ans, passe une annonce dans le Sunday edition du New York World : Jeune homme de 18 ans, souhaite position à la campagne. Edward Budd, 406 West 15e rue.

Le 28 mai 1928, répondant à l’annonce du jeune homme, Albert Fish, alors âgé de 58 ans, rend visite aux Budd à Manhattan. Il se présente comme étant Frank Howard, un fermier de Farmingdale, à New York (Long Island). À l’appartement des Budd, Albert Fish trouve Edward parfait. Il rencontre ensuite sa jeune sœur de douze ans, Grace. Albert Fish promet de loger et employer Edward pour quinze dollars par semaine et, en attendant, il convainc les parents de laisser Grace l’accompagner à une fête d’anniversaire organisée ce soir-là, chez sa sœur Annie Fish : il leur donne notamment l’adresse où la fête devait se passer : Columbus Avenue, près de la 137e rue. Les parents ignoraient que l’avenue ne dépassait pas la 110e et que l’adresse était fausse. Ayant vraiment besoin d’argent et croyant qu’un refus de leur part empêcherait leur fils d’être employé par ce propriétaire terrien, les parents acceptent. Grace part avec Fish le jour même. Elle ne reviendra jamais.

La police suivra une fausse piste pendant quelques temps et abandonnera les recherches en 1930. Il se marie également en 1930 avec Estella Wilcox, pour divorcer une semaine plus tard.

Cependant, ce sera Fish lui-même qui mettra les enquêteurs sur sa trace, puisque, ne pouvant résister à sa folie grandissante, Albert enverra une lettre à la mère de Grace Budd, en 1934, dans laquelle il expliquera en détails le meurtre de leur fille. Ce sera cette lettre qui le perdra, les policiers ayant réussi à remonter jusqu’à lui/!\ Ames sensibles /!\

« Chère Mrs Budd. En 1894, un de mes amis s’est embarqué sur le vapeur Tacoma du capitaine John Davis, allant de San Francisco à Hong Kong. En arrivant, il partit s’enivrer en compagnie de deux amis. À leur retour, le bateau était parti. La famine sévissait à cette époque. La viande coûtait $1-3 par livre. La famine était telle que les pauvres vendaient leurs enfants de moins de 12 ans comme viande de boucherie. Un jeune de 14 ans n’était pas en sécurité dans la rue. Toutes les boutiques vendaient cette viande grillée ou bouillie. Des membres de l’enfant étaient apportés et vous pouviez choisir la partie qui vous convenait. Les fesses étaient les parties les plus prisées et vendues en escalopes coûtaient le plus cher. John est resté en ces lieux tellement longtemps qu’il développa un goût pour la chair humaine. À son retour à New York, il kidnappa deux jeunes garçons de 7 et 11 ans. Il les attacha chez lui en les enfermant dans un placard. Puis il brûla tous leurs vêtements. Plusieurs fois par jour, il les torturait afin d’attendrir leur chair. Il tua le garçon de 11 ans, car il avait les fesses les plus charnues. Il cuisina et mangea toutes les parties à l’exception des os du crâne et des entrailles. Il a été rôti au four (les fesses), bouilli, grillé, frit, et préparé en soupe. Le même sort attendait le plus jeune. À cette période, je vivais au 409 Est de la 100e rue. Il me vantait tellement souvent les délices de la chair humaine que je me décidai à en goûter. Le dimanche 3 juin 1928, je vous ai appelée au 406 Ouest de la 15e rue. Je vous ai apporté un pot de fraise à la crème. Nous avons déjeuné ensemble. Grace s’est assise sur mes genoux et m’embrassa. Je fixai mon choix sur elle. Au prétexte de l’emmener à une fête, vous avez dit qu’elle pouvait y aller. Je l’emmenai dans une maison à Westchester que je venais de louer. Je lui demandai de rester à l’extérieur. Elle cueillit des fleurs. Je suis monté à l’étage et ai enlevé mes vêtements. Si je ne le faisais pas, je savais que le sang allait les tacher. Quand tout fut prêt, je l’appelai par la fenêtre. Puis je me suis caché dans le placard jusqu’à ce qu’elle entre dans la chambre. Lorsqu’elle me vit nu, elle se mit à pleurer et essaya de fuir par l’escalier. Je l’ai attrapée, elle dit qu’elle se plaindrait à sa maman. D’abord, je l’ai déshabillée. Comme elle donnait des coups de pied, mordait et griffait, je l’ai étranglée, puis découpée en petits morceaux afin que je puisse emmener la viande dans mes chambres. Je l’ai cuisinée et mangée. Ses petites fesses étaient tendres après avoir été rôties. Ça m’a pris neuf jours pour la manger en entier. Je ne l’ai pas baisée, même si je l’ai regretté. Elle est morte vierge. »

Lorsqu’au matin du 13 décembre 1934, Albert Fish est arrêté pour le meurtre de Grace Budd, il ne lui faut pas longtemps pour passer aux aveux. Et pour se libérer des autres meurtres et actes cannibales qu’il aurait commis sur près de 400 jeunes enfants ainsi que d’après son psychiatre de l’époque, le Dr Fredric Wertham.

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1-Les enquêteurs vérifient la perruque d’une poupée, les chaussures pour femmes et le costume et les cravates d’un homme trouvés près de la maison désaffectée de Westchester, Wisteria cottage, où Albert Fish a assassiné Grace Budd.

2-Cinq os ont été trouvé dans le puits sur le terrain de la maison d’Albert Fish

Albert Fish se découvrit une passion pour l’envoi de lettres à caractère obscène, dans lesquelles il avouait à ses correspondantes sa volonté d’être frappé. Les policiers retrouveront plus tard pas moins de 40 lettres envoyées à différentes femmes, si choquantes qu’elles ne purent même pas être citées lors de son procès.

Avant son procès, Albert Fish confiera aux différents psychiatres venus l’interroger, ses expériences sadomasochistes, de l’aiguille enfoncée dans son scrotum aux boules de coton imbibées d’essence. Il relatera aussi en détails ses pulsions cannibales, avouant sans vergogne apprécier la chair, le sang et les excréments de ses victimes.

Son procès s’ouvrit le 11 mars 1935, à New York. Au bout de 10 jours, le verdict fut rendu.

Malgré les efforts acharnés des avocats de la défense, malgré le passage à la barre de plusieurs psychiatres qui attestèrent de son fétichisme sexuel aux ramifications diverses (coprophagie, ondinisme, sadomasochisme), malgré de multiples témoignages, dont celui de sa belle-fille, qui étayèrent la thèse de sa folie, le jury refusa d’admettre le caractère maladif d’Albert Fish, avançant le fait qu’il savait déterminer le bien du mal.

Albert Fish fut condamné à mort par chaise électrique. En attendant son exécution, il avoua aux autorités qu’il avait hâte d’être électrocuté, arguant que ce serait pour lui l’extase suprême, puisque douleur non encore expérimentée par ses soins.

Dossier - Biographie du Serial-Killer Albert Fish

Les journaux de l’époque se déchaînèrent sur le cas d’Albert Fish, accusant la police et les psychiatres d’avoir manqué de discernement alors que cet homme, surnommé Le Maniaque de la Pleine Lune, ou encore l’Ogre de Wysteria, torturait, tuait, et mangeait des enfants.

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—> La mort de Fish fut atroce : les aiguilles qu’il s’était introduites dans le bassin provoquèrent un court-circuit qui obligea les exécutants à s’y reprendre à deux fois avant de déclarer la mort, le 16 janvier 1936, d’Albert Hamilton Fish, celui qui restera Le Vampire de Brooklyn aux yeux des américains.

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Mode Opératoire :

Sa technique est à peu près toujours la même. Il séduit les enfants en leur offrant des bonbons. Il se créait de fausses identités afin de ne pas attirer les soupçons. Il découvre ses victimes dans les petites annonces ou bien lors de vagabondages, il a déjà eu recours aux services d’une petite fille qu’il paye 5$ chaque fois qu’elle lui ramenait un garçon.

Il les réduit à l’impuissance soit en les attachant, soit en les mutilant. Il pratique le viol accompagné souvent d’une sodomie expliquant les déchirures anales sur les enfants, la torture et la molestation. Il tue toujours ses victimes.

Il ne les bâillonne que lorsqu’il estime sa sécurité être en jeu, préférant « de beaucoup les entendre hurler de douleur et de terreur ».

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Les victimes d’Albert Fish

Connues :

Francis X. McDonnell, 8 ans, 15 juillet 1924

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L’enfant jouait devant sa maison, sa mère était assise sous le porche, sa fille sur les genoux, lorsqu’elle vit un vieil homme au milieu de la rue. Elle l’observa. L’homme secoua son chapeau et disparu en bas de la rue. Il fut de nouveau aperçu en train de regarder Francis jouer au foot avec 4 autres garçons. L’homme appela Francis et ils échangèrent quelques mots alors que les autres garçons continuaient de jouer. Quelques minutes plus tard les enfants réalisèrent que le vieil homme et l’enfant avaient disparu. Un voisin les vit passer dans un endroit boisé mais personne ne remarqua la disparition de Francis jusqu’au dîner. Son père, policier, organisa les recherches, ils trouvèrent le corps du garçon dans un bois, caché sous des branches. Ses vêtements avaient été arrachés et il avait été étranglé avec ses bretelles.

Emma Richardson, 5 ans, 3 octobre 1926
Billy Gaffney, 4 ans, 11 février 1927

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Billy jouait dans l’allée devant son appartement avec son voisin Billy Beaton, 3 ans. Un 3ème enfant, âgé de 12 ans, les rejoignit mais remonta chez lui quelques minutes plus tard en attendant sa petite soeur pleurer. Quand il redescendit, les 2 Billy étaient partis et il prévint le père du plus jeune. Affolé, Mr Beaton les chercha un moment et finit par retrouver son fils, seul, sur le toit de l’immeuble. Le petit Billy dit que c’était le croque mitaine qui avait emmené Billy Gaffney. Le lendemain, sans écouter le petit Billy, les policiers commencèrent les recherches dans les bâtiments proches et le canal Gowanus. Quelqu’un écouta Billy Beaton et la description de son croque mitaine, un vieux monsieur avec des cheveux gris et une moustache grise, mais la police ne fit pas le rapprochement avec la disparition de Francis McDonnell.

La maman de Billy reçu une lettre elle aussi : /!\ Ames sensibles /!\

« Je l’ai fouetté jusqu’à ce que le sang coule sur ses jambes, J’ai coupé les oreilles et le nez, agrandi la bouche d’une oreille à l’autre, sorti les yeux des orbites. (…) Enfoncé le couteau dans le ventre et y ai placé ma bouche pour boire le sang. Puis, je l’ai démembré, et j’ai coupé le tronc au-dessus du nombril, et les jambes à environ cinq centimètres en dessous de son derrière. Après j’ai tranché la tête, les pieds, les bras et les jambes au-dessus du genou. (…) Je suis rentré chez moi en emportant de la viande, mes morceaux préférés, son sexe, ses rognons, et un délicieux petit derrière bien grassouillet pour le rôtir au four et le dévorer. J’ai préparé un ragoût avec ses oreilles, son nez, des morceaux de visage et du ventre. J’y ai mis des oignons, des carottes, des navets, du céleri. C’était bon ! Les fesses, je les ai coupées en deux, et mises sur un plat avec sur chacune des lanières de bacon. (…) J’ai versé un demi-litre d’eau pour le jus de la sauce avant d’y mettre des oignons. »

Grace Budd, 10 ans, 3 juin 1928

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Albert Fish prit donc le train avec la jeune Grace après avoir eu l’accord des parents. En chemin, Fish s’arrêta devant un kiosque à journaux chercher un paquet (qui contenait ses « instruments de l’enfer ») et l’emmena à Wisteria Cottage. Il fallut peu de temps pour qu’Albert cède à ses pulsions malsaines, et étrangle la jeune fille. Puis, selon ses dires, il la découpa, et la mangea en ragoût pendant une semaine.

Victimes probables :

Yetta Abramowitz, 12 ans, en 1927
Mary Ellen O’Connor, 16 ans, 15 février 1932
Benjamin Collings, 17 ans, 15 décembre 1932

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Extraits de certaines lettres obscènes que Fish a envoyé : /!\ Ames sensibles /!\

« Mon fils unique, Bobby, a été rendu infirme, à l’âge de 9 ans, par une attaque de paralysie infantile. Il a besoin d’être fouetté régulièrement, et pour son propre bien, avec un chat à neuf queues. Mais, je vous assure qu’il ne fait pas pipi, ni caca au lit ou dans ses vêtements. Il vous dira quand il a besoin d’aller aux toilettes, que ce soit pour le no 1 ou le no 2, il faut déboutonner son pantalon et lui sortir son petit singe. Pour son derrière, il suffit de défaire trois boutons au fond de son pantalon. Cela gagne du temps et évite de le déshabiller complètement. C’est commode quand il s’agit de le fesser (…). Le docteur déclare que trois ou quatre solides fessées par jour sur son cul dénudé lui feront le plus grand bien, car il est plutôt bien dodu à cet endroit. Cela l’aidera énormément. Répondez-moi que vous n’hésiterez pas à vous servir d’une canne ou d’un chat à neuf queues quand le besoin s’en fera sentir. »

« J’aimerais que vous puissiez me voir en ce moment. Je suis assis nu sur une chaise. La douleur se situe dans mon dos, juste au-dessus des fesses. Lorsque vous me déshabillerez, vous pourriez admirer une forme parfaite. Cher miel de mon cœur, je goûte déjà à votre délicieuse pisse, votre délicieux caca. Il faudra faire pipi dans un verre que j’avalerai devant vous jusqu’à la dernière goutte. Dites-moi quand vous voudrez faire la grosse commission. Je vous allongerai sur mes genoux, afin de lever votre jupe, baisser votre culotte et placer ma bouche contre votre délicieux gros cul de miel pour avaler votre beurre de cacahuètes aussitôt qu’il jaillira, frais et chaud à la fois. Voilà comment ils le font là-bas, à Hollywood. »

—> Lorsque la police fouille l’appartement de Fish, ils découvrent d’autres lettres, un chat à neuf queues ainsi qu’une carotte et une saucisse de Francfort, un des policiers constate la présence de matière fécales dessus. Lorsqu’il est questionné à ce sujet il répond : « Je me les fourre dans le cul » en ricanant.

Lettre envoyée à sa petite fille, Mary :

« Ma très chère adorée Mary, la petite chérie de Papa,

J’ai bien reçu ton adorable courrier. J’aurais déjà dû te répondre depuis longtemps, mais entre les radios, les médecins et mon avocat, j’ai été très occupé. Et puis, tu sais que j’ai 65 ans et que mes yeux ne sont plus comme autrefois. Ainsi, ma petite chérie adorée aura 18 ans le 28. J’aimerais bien être présent, car tu sais bien ce que je te donnerais. J’attendrais que tu sois couchée dans ton lit, pour venir t’administrer dix-huit bonnes grosses fessées sur ton derrière nu (…). Mary chérie, dans quelques jours, je vais recevoir 20 dollars. Je ne peux pas t’acheter une montre, mais comme cela, tu la choisiras toi-même. J ‘espère que ta chère Maman que j’adore et que j’aime toujours va pour le mieux. Tu me racontes que tu assistes à de grands matches. Ici, à New-York, il y en a constamment. Dans les lycées et au YMCA, ils ont de grandes piscines. Si un homme ou un jeune garçon veut y plonger, il doit se déshabiller complètement pour nager nu. L’une des plus grandes des États-Unis se trouve au YMCA de la 8e Avenue de la 57e Rue Ouest. Parfois, il y a plus de 200 hommes et garçons, tous complètement nus. N’importe qui peut aller les voir pour 25 cents. Et tu sais très bien, ma petite chérie adorée, que la plupart des filles aiment regarder un garçon nu. Surtout, les grands garçons. Sais-tu, ma chère Mary ce que les filles font pour assister au spectacle ? Beaucoup d’entre elles ont des coiffures masculines. Elles s’habillent avec les vêtements de leurs frères et coiffent une casquette. Très souvent, un garçon sort de l’eau pour s’approcher d’une fille habillée en garçon. Il est si près qu’elle peut toucher son corps nu. La plupart des hommes et des garçons savent que des filles les regardent, mais ça leur est égal. Fais très attention quand tu sors, surtout s’il y a de la neige. N’oublie pas d’enfiler tes bottes en caoutchouc. Maintenant, ma petite chérie, je serais fâché si tu ne m’écris pas bientôt une autre de tes adorables lettres. Si tu me fais trop attendre, je reviendrais te voir pour te donner une autre grosse fessée – et tu devines où ! »

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Serial Killers – Stéphane Bourgoin – Juin 2014 – Eds. Grasset – 1104p. – Fnac

Ouvrage de référence, traduit dans le monde entier, cette édition revue et augmentée pour la quatrième fois est le résultat d’une trentaine d’années de recherches sur ces criminels qui tuent en série sans mobile évident, mais sous l’emprise de pulsions sexuelles le plus souvent et qui commettent leurs forfaits en toute impunité pendant des mois, voire des années.

Stéphane Bourgoin a pu s’entretenir avec plus de 75 de ces serial killers dans les prisons de hauté sécurité du monde entier. Cannibales, comme Ottis Toole ou le pédophile sud-africain Stewart Wilken – psychotiques, tel Gary Heidnik, dont le cas inspire le personnage de Buffalo Bill dans Le Silence des agneaux  ou Richard Chase et James Riva, authentiques vampires modernes – femmes criminelles, comme Martha Beck ou Christine Falling – tueurs d’enfants à l’exemple de John Joubert et Albert Fish – nécrophiles et chasseurs de têtes, à l’image de Gerard Schaefer et Ed Kemper qui sert de modèle au Hannibal Lecter de Thomas Harris – étrangleurs de prostituées à la façon d’Arthur Shawcross, tous expriment les mêmes fantasmes sanglants et une absence totale de remords.

Grâce à de nombreux séjours à l’étranger, l’auteur a pu rencontrer les agents spéciaux du FBI chargés d’étudier ces assassins hors norme, ainsi que des profilers du monde entier qui utilisent une approche psychologique et des bases de données informatiques pour résoudre les enquêtes. Leurs conclusions sont confrontées à l’avis des plus grands psychiatres dans le domaine.L’ouvrage est complété par de nouveaux entretiens et portraits de tueurs, un cahier-photo revisité, une étude sur la « détection de la sérialité », par le colonel de Gendarmerie Joël Vaillant et par une étude sur les nouvelles méthodes d’investigation informatique du FBI.

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Je suis Albert Fish, dans l’esprit d’un cannibale de John Borowski

 

Broché et epub – 2018 – Eds. Camion Blanc – Collection Camion noir – 238p. – Fnac

Le 13 décembre 1934, Albert Fish est arrêté par l’inspecteur William King pour avoir enlevé, assassiné et dévoré, Grace Budd, dix ans. Pour préparer sa défense en vue d’un procès qui s’annonce perdu à l’avance, l’avocat de Fish demande au docteur Fredric Wertham, un éminent psychiatre, d’examiner son client.

Après avoir été archivés pendant 75 ans, les dossiers du docteur Wertham ont été mis à la disposition du public en 2010. Ces documents fascinants incluent des centaines de pages écrites par l’accusé, qui se livre sans retenue sur ses nombreuses perversions sexuelles, qui vont de la coprophagie au sadomasochisme le plus débridé.

Publiés pour la première fois en langue française, ces documents comprennent : les confessions écrites de Fish, les rapports détaillés des experts psychiatres, des photographies de la scène du crime, des retranscriptions de lettres obscènes qu’Albert Fish envoyait à ses correspondantes. Méthodiquement, minutieusement, et crûment, Je suis Albert Fish explore les recoins les plus obscurs du cerveau d’un des criminels les plus dérangés du XXe siècle

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Un esprit dérangé : L’affaire Albert Fish de Harold Schechter

Format Poche – 2001 – Eds. J’ai Lu – 315p. – Amazon

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Un film retrace sa vie et ses meurtres, The Gray Man.

Dossier - Biographie du Serial-Killer Albert Fish

De Scott L. Flynn – Avec Patrick Bauchau, Jack Conley, John Aylward – 1h33

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Sources : Wikipédia, 13èmerue, tueursenserie, horror-scaryweb, fnac, allocine, Youtube, Amazon

Auteur : Lani

"Blogueuse/webmaster" amateur pour Nico & Mariana avec un site professionnel les mettant en valeur et la pleine lumière sur leur chaîne.