La Bretagne, ses Dames blanches et légendes

Auray :

Une lande où il ne fait pas bon traîner …

Près d’Auray, la grande lande des environs du marais de Kerso et de la chartreuse, juste autour de la chapelle du Champs-des-Martyrs, jouit d’une épouvantable réputation parfaitement justifiée par les éprouvants événements qui s’y produisent encore.
En 1364, une grande bataille s’y déroula pour la succession de Bretagne. Ce fut un carnage.
En 1795, la même plaine servit à fusiller, sans aucune élégance (car tous avaient reçu promesse de vie sauve), 700 prisonniers faits par les républicains lors de la tentative avortée de débarquement à Quiberon.

*****

Les fantômes de la butte Bossène – Carnac :

Cette éminence est située près de Carnac, au lieu-dit « Clou-Carnac ».

Un important établissement templier s’élevait autrefois dans les environs. Les chevaliers hanteraient en masse les versants et le sommet de la butte.

*****

St Cornély – Carnac :

Dans le sud de la Bretagne, Saint Cornély (Sant Korneli en breton), dit aussi Carneli ou Korneli est le plus connu des saints protecteurs du bétail.

Selon la légende bretonne, Cornély fut pape de 251 à 253. L’empereur romain Trébonien Galle le persécuta et il mourut en exil.

Selon cette légende que les enfants de Carnac aiment raconter, Cornély, pape à Rome, était poursuivi par des soldats païens. Deux bœufs l’accompagnaient qui portaient ses bagages. Un soir, il arriva devant la mer. Les soldats le serraient de près, rangés en bataille. Il se cacha dans l’oreille d’un bœuf et transforma ses ennemis en pierre.

Telle serait l’origine des alignements mégalithiques de Carnac. Il est ainsi protecteur des bêtes à cornes.

*****

La Dame blanche d’Elven – Morbihan :

La plus belle femme du monde : la dame blanche à la robe tâchée de sang.

La Dame blanche d’Elven est très belle, tellement belle que sa vision suffit, dit-on, à donner à jamais image de l’idéal féminin à celui qui a la chance de la croiser pendant ses sorties nocturnes.

Son lieu favori de promenade : les landes et la plaine qui entourent les vestiges d’un vieux château.

Fait assez rare chez les dames blanches : sa robe maculée de sang.

Elle entre parfois en conversation avec un autre spectre, revêtu, lui, d’un long suaire. Localement, nul ne se risquerait à troubler leurs échanges. Le spectre serait celui de son amant mort en la défendant. Quand il fut finalement tué, la dame se planta un poignard dans le coeur.

*****

La Dame blanche de Malestroit :

Ou la dame des marais.

Près de Malestroit, l’Oust forme une vaste zone marécageuse à l’endroit où elle rencontre une autre rivière. La nuit, on peut souvent y voir la forme d’une dame blanche ou une forme flottant lentement sur les eaux.

*****

« Les lieux de l’au-delà » de Didier Audinot :

Fnac – Oct 2007 – Eds Temps présent – 378p.

Partout en France, dans les villages, les grandes villes ou sur des routes de campagne, il se produit des phénomènes étranges : apparitions de fantômes, de Dames blanches… Véritable guide, cet ouvrage de référence est écrit par un spécialiste de ces phénomènes inexplicables. Il a enquêté dans les brigades de gendarmerie, interrogé les témoins. Ce livre fait le recensement de tous ces lieux mystérieux. Vous les trouverez classés par ordre alphabétique de ville avec, pour chaque cas, le genre auquel il se rapporte.

*****

Sources : le livre cité, Wikipédia, Fnac

Journée à Paimpont

Paimpont est principalement couverte par la forêt du même nom (communément assimilée à la forêt de Brocéliande), ses habitants se répartissant encore aujourd’hui entre quelques vastes et antiques clairières à vocation agricole et le bourg situé en son centre, mais qui n’a connu qu’un développement tardif et toujours limité. Le bourg s’est peu développé, quelques commerces, une abbaye du XIIIème siècle, cerné par la forêt classée.

 

Le bourg de Paimpont, l’abbaye essentiellement, vu depuis la forêt sur la rive ouest de l’étang.

Le bourg de Paimpont épouse le contour oriental d’un étang de 50 ha appelé étang de Paimpont ou étang de l’Abbaye. C’est sur sa rive que s’est installée et développée l’abbaye de Paimpont.

Article sur Wikipédia

Office du tourisme de Brocéliande

La forêt de Paimpont est le centre de nombreuses activités économiques et touristiques : sylviculture, pêche, chasse, randonnées et balades.

De nombreux prodiges sont associés à cette forêt mondialement connue. Le petit peuple des forêts (korrigans, poulpiquets, fées et sorcières) y prospère . Espiègle et malin, il accompagne vos pas en forêt ou, pour être plus précis, vos faux-pas….

Enfin, depuis le Moyen-âge, plusieurs fontaines de la forêt sont connues pour leur pouvoir salvateur, magique ou démoniaque. Leur renom dépasse les frontières de l’Armorique et inspire les plus grands auteurs de littérature chevaleresque. Nombre d’exploits arthuriens se tiennent dans les confins de la mythique Brocéliande.

*****

La porte des secrets : 

Au cœur de la plus mythique des forêts est née Brocéliande, La Porte des Secrets. Abritée dans les anciennes dépendances de la prestigieuse Abbaye de Paimpont, cette expérience scénographique et émotionnelle unique en Bretagne vous ouvre ses portes …

Le parcours spectacle de la Porte des Secrets propose une immersion physique et sensorielle dans l’univers poétique de Brocéliande.

Pour guider le public le long du parcours, Pierre – narrateur charismatique – se présente comme le garde forestier de Brocéliande. Descendant de plusieurs générations de Bréciliens, il connaît la forêt comme sa poche : ses contes et légendes, la faune, la flore, les légendes populaires associées aux arbres remarques de Brocéliande, l’histoire des forges de Paimpont, et tous les petits êtres mystérieux qui peuplent ses bois.

*****

Le tombeau de Merlin :

Au début du 19ème siècle, M. Poignand, juge au Tribunal de Montfort, en est convaincu. Il l’affirme en 1820 dans une brochure. Merlin, le conseiller du roi Arthur, celui qui succomba aux charmes de Viviane avant de se faire enfermer par la belle, a été enterré vers la fin du 5e siècle en forêt de Brocéliande dans un endroit appelé les Landelles près de Saint-Malon-sur-Mel.

En 1889, l’écrivain Rennais Félix Bellamy entreprend des recherches approfondies pour localiser le lieu que M. Poignand avait identifié 70 ans plus tôt comme étant le « Tombeau de Merlin ». Il découvre un monument mégalithique ; une allée couverte dont il reste 6 blocs de schiste debout. Malheureusement, lorsqu’il revient en octobre 1892, la sépulture a été dynamitée et ravagée par des chercheurs de trésors. Il ne peut alors que regretter la cupidité des hommes qui n’ont pas compris que les trésors de la légende n’étaient pas matériels…

Il ne reste aujourd’hui que 2 dalles de schiste. Bien sûr, le visiteur peut penser que la tombe n’est pas à la mesure du personnage de Merlin l’enchanteur …

*****

Le tombeau des druides ou l’Hotié de Viviane :

L’hotié de Viviane est situé au dessus du Val sans Retour. Le site culminant à près de 200 mètres offre un très joli panorama sur la forêt et les landes. Il s’agit d’un monument mégalithique ayant la forme d’un coffre. La légende dit que ce serait un refuge pour la fée Viviane avant sa rencontre avec Merlin …

La maison (ou hotié) de Viviane était une sépulture de structure très originale que l’on peut dater d’environ 4500 ans avant notre ère, bien avant la venue en Brocéliande des chevaliers de la Table Ronde, de l’enchanteur Merlin et de la fée Viviane. Ce monument est également appelé Tombeau des Druides. Des fouilles archéologiques furent entreprises par Jacques Briard (CNRS) en 1982.

*****

Le forêt deBrocéliande :

La forêt de Brocéliande est une forêt mythique imaginée par Chrétien de Troyes à la fin du 12ème siècle.

Résultat de recherche d'images pour "paimpont brocéliande"

Dans son roman arthurien le « Chevalier au lion », il invente cette forêt des merveilles en s’inspirant d’une forêt de petite Bretagne connue pour ses légendes et autres récits merveilleux, « Bréchéliant », décrite par l’écrivain normand Wace.

Avec le temps, le nom « Bréchéliant » ou encore « Brécilien » s’est perdu. Malgré les efforts de quelques intellectuels bretons du 19e siècle, Brocéliande a su rester secrète. Aujourd’hui sur les cartes, on indique la forêt de Paimpont, un espace naturel remarquable entre Ille-et-Vilaine et Morbihan.

Résultat de recherche d'images pour "paimpont brocéliande"

Plus grand massif forestier de Bretagne couvrant plus de 7000 hectares, on y rencontre une grande diversité de paysages façonnés par les générations qui ont peuplé ce territoire depuis des temps lointains.

A l’Ouest, les landes plus ou moins boisées disputent l’espace aux futaies de résineux. C’est la haute forêt qui domine toute la région à 255 mètres d’altitude. La basse forêt, à l’Est, a su conserver une partie de ses sous-bois de chênes et de hêtres. Elle possède une série d’étangs dont les eaux, en d’autres temps, alimentaient les célèbres forges de Paimpont.

Elle abrite également une faune diversifiée constituée de grands mammifères, cerf, chevreuil, sanglier et d’oiseaux migrateurs sur les étangs.

*****

La fontaine de Jouvence :

Un lieu de culte druidique lié à l’éternelle jeunesse.

Résultat de recherche d'images pour "fontaine de jouvence paimpont"

Non loin du tombeau de Merlin, l’on dit que cette modeste fontaine était autrefois majestueuse, entourée d’énormes pierres. Il semble qu’à l’origine, le lieu servait de culte druidique. D’après les érudits du 19ème siècle, les nouveau-nés de l’année étaient recensés lors du solstice d’été par les druides, lavés dans la fontaine et inscrits sur le marith, le registre. Ces fontaines étaient nommées « Jaouanc », jeunesse, en langue celtique. Les parents qui n’avaient pu amener leur enfant l’année de sa naissance, l’inscrivaient l’année suivante. L’enfant était alors considéré comme nouveau-né et par conséquent rajeuni d’un an ! Voilà l’origine de la fable de la fontaine de Jouvence, qui avait le pouvoir de rajeunir …

*****

Sources : Wikipédia, broceliande.guide, tourisme.broceliande

La crêperie d’Etel et le replay de RIP

*****

*****

#S03E03 La crêperie bretonne
Dossier R.I.P. 30/09 FRA – 2012 – 60mn
« Disparu en mer »

Une famille a fait appel à RIP pour leur venir en aide. Perdue dans un petit village de Bretagne, leur crêperie, qui est aussi leur habitation, serait le théâtre de phénomènes très étranges…

Ils racontent avoir vu plusieurs fois une silhouette fantomatique dans différentes pièces de la maison…Des objets auraient été mystérieusement déplacés à de nombreuses reprises. Des coups et des chants se feraient entendre parfois.

Le passé nous racontera que cette demeure à appartenu à un marin qui mourru en mer, répondant au prénom de Louis…

Le château de Trécesson et ses légendes

*****

Le château de Trécesson entouré de douves est un superbe échantillon de l’architecture féodale du 15e siècle. C’est sans doute le plus beau château de Brocéliande.

Site officiel du château

image illustrative de l’article Château de Trécesson

Ses imposants murs de schiste rougeâtre se reflètent dans les eaux de l’étang qui l’entoure. Il est situé sur la commune de Campénéac (Morbihan) à proximité de la forêt de Paimpont-Brocéliande et en bordure du camp de Coëtquidan. C’est une propriété privée. Le château de Trécesson fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis juin 1922.

On accède au château par un pont qui enjambe la douve. L’entrée est commandée par un important châtelet flanqué de deux tours étroites en encorbellement réunies par une ancienne galerie à mâchicoulis. Sur la droite une longue façade presque aveugle, surmontée d’un toit d’ardoises à longs pans, se termine par une tour d’angle hexagonale.

La famille de Trécesson est connue depuis le XIIIème siècle, son premier représentant connu fut le chevalier Jean de Trécesson dont le petit-fils fut connétable de Bretagne au XIVème siècle. La tradition attribue la construction à la fin du XIVème siècle mais il est plus vraisemblable que le château, dans son état actuel, date de la fin du XIVèmesiècle ou du début du XVème siècle. Il aurait été bâti par Jean de Trécesson, chambellan du duc Jean IV de Bretagne.

C’est en effet vers 1440 que la dernière héritière du nom de Trécesson se marie avec Éon de Carné. Ce dernier et son fils François relèvent le nom de Trécesson et entreprennent la transformation/reconstruction du château. La demeure restera propriété de la famille Carné-Trécesson jusqu’en 1773 où la dernière porteuse du nom, Agathe de Trécesson se marie avec René-Joseph Le Preste de Châteaugiron qui en devient propriétaire. En 1793, il vend le château à Nicolas Bourelle de Sivry, payeur général des guerres. Celui-ci passe ensuite par héritage aux de Perrien de Crenan, puis aux Montesquieu et enfin aux Prunelé. La famille de Prunelé habite toujours le château.

—> Plusieurs légendes sont liées au château. La plus connue est celle de la dame blanche, mais il y a aussi celle du Curé sans tête, un fantôme qui rôderait dans les prairies autour du château près du calvaire qui borde la D312, celle des Joueurs fantômes et celle du Manoir du Pied d’Ânon.

–> Le château de Trécesson en Campénéac est le cadre de cinq légendes. La plus connue et la plus ancienne d’entre elles est celle de La Mariée de Trécesson publiée pour la première fois en 1824 dans le Lycée armoricain. Trois autres légendes collectées au 19ème siècle s’y déroulent. Une dernière est publiée en 1932.

/!\ Le château ne se visite pas. Il est malgré tout visible depuis la digue.

*****

Vous êtes prêts pour une lecture de légendes bretonnes ? C’est parti :

1- Les joueurs fantômes

La légende des Joueurs fantômes s’attache à une pièce particulière du château, une chambre du deuxième étage au bout d’un couloir, réputée hantée. Un invité du château dit un jour vouloir y dormir pour tester son courage, mais il lui est impossible de trouver le sommeil. Vers minuit, il voit deux valets puis deux gentilshommes joueurs de cartes s’installer à une table de jeu dans la chambre. L’un d’eux brandit une arme. L’invité du château finit par s’endormir et le lendemain, il trouve un tas d’or sur la table de jeu. Il se dispute la trouvaille avec le châtelain propriétaire de Trécesson, l’affaire allant jusqu’à un procès (imaginaire) au Parlement de Bretagne.

2- Manoir du Pied d’Ânon

La légende du manoir du Pied d’Ânon est une nouvelle fois une histoire de jeu. Le marquis de Trécesson se rend à Versailles et s’adonne à sa passion du jeu, au point de perdre absolument toutes ses possessions, le château, le domaine et les métairies. Persuadé qu’il ne lui reste plus rien, il est sur le point de « se faire sauter la cervelle » quand son valet de chambre lui dit « il vous reste le manoir du Pied d’Ânon ». En réalité, il s’agit d’une misérable cabane de bois accrochée à un rocher, si insignifiante que le marquis l’a oubliée. Il joue le Pied d’Ânon, gagne et finit par retrouver toutes ses possessions …

3- La mariée de Trécesson

La légende de la Mariée de Trécesson a été l’objet de nombreuses publications. Dès la première parution en 1824, elle apparaît comme inspirée d’une histoire locale véridique. Progressivement incorporée aux traditions de la forêt de Paimpont, cette légende sans lien avec l’imaginaire arthurien a inspiré un culte des reliques ainsi que la croyance en une Dame blanche hantant les abords du château.

4- La Dame blanche de Trécesson

Les faits se seraient déroulés entre 1740 et 1760.

À l’époque où le château appartient au bon seigneur M. De Trécesson, dont la seule intolérance concerne le braconnage, des braconniers opèrent de nuit sur ses terres. En embuscade dans le parc du château, l’un de ces braconniers guette sa proie. Il entend du bruit et se cache sur un arbre. Une voiture attelée de deux chevaux noirs s’avance lentement et à petit bruit. Le cortège s’arrête non loin du braconnier et il distingue plusieurs hommes munis de bêches et de pioches. Ils se mettent a creuser une fosse, au pied de l’arbre où il est caché. Au même moment, deux gentilshommes sortent de la voiture et en font descendre avec violence une jeune dame richement parée, vêtue d’une robe de soie blanche. Sa tête est couronnée de fleurs, elle tient un bouquet, il s’agit d’une jeune fiancée. Elle supplie ses frères de lui laisser la vie, en vain. Ils répondent qu’elle a déshonoré la famille et n’en fait désormais plus partie. La fosse est achevée, et la jeune femme y est précipitée, puis enterrée vivante. Quand la voiture disparaît, le braconnier n’ose pas porter secours à la femme et rentre chez lui pour raconter à son épouse ce qui vient de se passer. Elle l’invective pour sa lâcheté, et tous deux trouvent M. de Trécesson, afin de lui raconter ce qui est arrivé. Les portes du château sont fermées, il faut attendre longtemps avant qu’on accepte de leur ouvrir. M. de Trécesson est au lit, il s’habille à la hâte et ordonne de les faire entrer. Les deux époux exposent le motif qui les amène. M. de Trécesson s’inquiète et donne ordre à ses gens de courir à l’endroit que le braconnier indique. Cependant, ces démarches ont pris du temps, et déjà le jour commence à paraître. La tombe est ouverte et lorsque le visage de la jeune dame paraît à découvert, elle pousse un long soupir puis tombe morte. M. de Trécesson lui fait rendre les honneurs funèbres, mais personne ne parvient à connaître les raisons du sort cruel réservé à la femme. M. de Trécesson orne la chapelle du Château de la robe nuptiale, du bouquet et de la couronne de fleurs de la jeune fiancée. Ils seraient restés exposés jusqu’à la Révolution française.

Depuis, la dame blanche apparaîtrait sur les toits du château de Trécesson les soirs de pleine lune …

5- La légende de la nourrice

On gagne Ploërmel avec peine et énormément de fatigue. Puis le père et le fils s’embarquent dans une carriole couverte d’une bâche en toile. Ils s’en vont au château de Trécesson, en Campénéac, où habite un oncle. Ils restent huit jours dans ce manoir délabré du XVIème siècle, écoutant, à chaque repas, les récits interminables d’une vieille cousine sur les histoires d’autrefois et les légendes du château de Trécesson. Une d’elle avait trait à un jeune seigneur de Trécesson « qui, au moment de s’éloigner de sa famille, était conduit par la nourrice au-delà du pont-levis et qui, rendu à une certaine distance, quand la nourrice allait le laisser prendre son essor, se retournait subitement, et revenait, à son tour, conduire la nourrice vers le château, sans pouvoir se séparer d’elle, et sans que celle-ci, de son côté, renonçât à faire la conduite à son jeune seigneur, qui derechef reprenait le pas vers le château, la nourrice repartant encore du pont et du vieux donjon, sans pouvoir se décider à abandonner le jouvenceau aux hasards de l’inconnu. »

6- Légende des abeilles

Si le matin ou le soir, on ouvre les fenêtres donnant sur les douves, des abeilles en nuée se précipitent dans les appartements, comme attirés invinciblement par une odeur mystérieuse, relent du parfum de toutes les châtelaines, fleurs d’antan dès longtemps fanées, qui s’épanouissaient jadis dans ces murs : parfum persistant mais morbide, car, au bout de quelques instants, les abeilles tombent mortes de l’avoir respiré.

Sources : brocéliande.brecilien, Wikipédia, site officiel

Le château de Rustéphan

Le château de Rustéphan est un ancien manoir du XVème et du XVIème siècle en ruine, situé dans l’ancienne commune de Nizon, près de Pont-Aven dans le Finistère. Il a été construit vers 1480 par Jean du Fou, chambellan du roi Louis XI. Continuer la lecture de « Le château de Rustéphan »

La forteresse de Largoët

*****

La forteresse de Largoët, également connue sous le nom des tours d’Elven, est un site médiéval situé à Elven, dans le Morbihan, à 13 km de Vannes. Elle fait l’objet de plusieurs protections au titre des monuments historiques. Continuer la lecture de « La forteresse de Largoët »

Le château de Suscinio

*****

Le château de Suscinio, construit à la fin du Moyen Âge au XIIIème et dans la seconde moitié du XIVème siècle, résidence des ducs de Bretagne, est situé au bord de Mor braz (océan Atlantique) dans la commune de Sarzeau (Morbihan). Continuer la lecture de « Le château de Suscinio »

Le site de Kerzerho – Erdeven

*****

Les alignements d’Erdeven sont composés de plusieurs centaines de monolithes sur près de 2 km.

L’ensemble Kerzerho-Varques abrite plusieurs centaines de menhirs sur près de 2 kilomètres avec une disposition assez similaire aux alignements de Carnac : une dizaine de files de menhirs, dont le départ à l’extrémité occidentale pouvait être formé par une enceinte mégalithique. En 1884, Félix Gaillard signalait à Erdeven 1 100 menhirs debout et 5 000 couchés.

Les alignements de Kerzerho sont composés aujourd’hui de quelques 190 menhirs.

Les menhirs datent du Néolithique.

Les alignements de Kerzérho, avec ceux de la Table du sacrifice, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862.

Site de l’office du tourisme : http://www.ot-erdeven.fr/decouvrir/patrimoine/dolmens-et-menhirs

Nous sommes à l’époque du Néolithique : L’âge de la Pierre Polie (-5000 à -2000 avant JC). Les mégalithes (du grec « mégas » : grand, « lithos » : pierre) se différencient suivant leur aspect :

Un Menhir est une pierre longue dressée à la verticale
Un Dolmen est une table de pierre
​Un Cromlech est une enceinte de pierre

Au détour des sentiers, vous découvrirez de nombreux vestiges mégalithiques : les Alignements de Kerzerho, le plus important site mégalithique breton après Carnac ! Les géants de Kerzerho, hauts de 6 mètres et dont la masse est d’environ 40 tonnes !

*****

Sources : Wikipédia, megalithes-morbihan, office du tourisme

Le château de Turpault – Quiberon

*****

Situé sur la pointe de Beg er Lann ou pointe de la Lande, le château Turpault marque l’entrée de la Côte Sauvage. Ce manoir de style anglo-médiéval fut construit en 1904 par un filateur de Cholet, Georges Turpault qui le baptisa le château de la mer. Il fut ensuite renommé Château Turpault par les Quiberonnais. Etant toujours une propriété privée, ce château ne se visite pas. Continuer la lecture de « Le château de Turpault – Quiberon »