Contes & Légendes de Noël

Aller, comme pour le conte suisse, installons-nous devant un bon feu de cheminée, une tasse de chocolat chaud (avec crème fouettée ?) et écoutons nos chères grand-mamans nous conter ces histoires :

Les araignées de Noël :

On raconte dans les chaumières une étrange histoire :

Quand Marie, la mère de Jésus Christ était enceinte de lui, elle dut quitter son village en compagnie de son mari Joseph. Hérode, le roi vendu aux Romains avait exigé que chaque habitant soit recensé dans son village d’’origine. Or Joseph, qui vivait avec Marie à Nazareth, était originaire de Bethléem. Il devait donc s’’y rendre avec toute sa famille.

Ce n’’était qu’’un charpentier, son revenu était faible et ce voyage s’’annonçait bien difficile. Il prit son unique âne, ses quelques provisions et se rendit à pied à Bethléem en compagnie de sa jeune épouse. C’’était l’’hiver. Bien que la Palestine se trouve de l’’autre côté de la Méditerranée, les nuits sont froides et ils n’’avaient pas d’’argent pour payer une auberge.

Un soir, le seul lieu qu’’ils trouvèrent pour s’’abriter fut une grotte où les bergers se reposaient. Elle était grande, froide et presque vide. Des araignées y avaient aussi trouvé refuge. Joseph voulu les tuer mais Marie l’’en empêcha : « Ce sont des créatures de Dieu, elles ont le droit de vivre », avait-elle dit.

Le vent, qui s’’était levé durant la journée, s’’engouffrait avec un sinistre sifflement. Marie avait très froid. Elle ne disait rien car elle savait que Joseph lui aurait donné son manteau et elle ne voulait pas qu’’il prenne froid. Dans son village, le vent soufflait doucement, lui annonçant chaque matin quel temps il ferait dans la journée. Mais là, il était hostile, comme s’’il voulait chasser ces étrangers. Marie finit par s’’endormir, il semblait que le vent s’’était calmé.

Pourtant, au petit matin, quand Marie et Joseph ouvrirent les yeux, leur étonnement fut grand : l’’entrée de la grotte était fermée par une immense toile d’’araignée.

Reconnaissantes pour l’’amour que Marie leur avait porté, elles avaient œoeuvré une bonne partie de la nuit pour que Marie aie moins froid. Elle les remercia et continua sa route vers Bethléem, vers son destin.

D’’après « La lumière dans la lanterne » de Georg Dreissig aux éditions Iona.

La lumière dans la lanterne - Un calendrier de l'Avent en histoiresCultura – La lumière dans la lanterne – Un calendrier de l’Avent en histoires

01/01/2004 – EAN 9782904654077

 

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Légende de l’arbre de Noël :

Il était une fois, en Allemagne, il y a très longtemps, un bûcheron.

En rentrant chez lui, par une nuit d’hiver claire mais glaciale, l’homme fut ébahi par le merveilleux spectacle des étoiles qui brillaient à travers les branches d’un sapin recouvert de neige et de glace.

Pour expliquer à sa femme la beauté de ce qu’il venait de voir, le bûcheron coupa un petit sapin, l’apporta chez lui, et le couvrit de petites bougies allumées et de rubans. Les petites bougies ressemblaient aux étoiles qu’il avait vues briller, et les rubans, à la neige et aux glaçons qui pendaient des branches.

Des gens virent l’arbre et s’en émerveillèrent tant, surtout les enfants, que bientôt chaque maison eut son arbre de Noël …

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Légende des guirlandes de Noël :

Il y a très longtemps en Allemagne, une maman s’affairait à préparer les décorations de Noël : l’arbre était dressé, la maison nettoyée et les araignées chassées.

Le soir, le calme et la sérénité revenus, les araignées revinrent et découvrirent le sapin, elles entreprirent aussitôt l’assaut de l’arbre, le recouvrant de leurs toiles grises et poussiéreuses.

Lors de l’arrivée du Père Noël pour la distribution des cadeaux, il fut ravi de découvrir les araignées heureuses et satisfaites de leur travail de décoration du sapin, mais il ne put s’empêcher de penser à la tristesse de la mère qui allait retrouver son arbre décoré de toiles.

C’est pourquoi, pour satisfaire tout le monde le Père Noël transforma la décoration de fils grisâtres en fils d’or et d’argent. L’arbre de Noël se mit alors à scintiller et à briller de tous ses feux !

C’est pour cette raison que depuis, les décorations de nos sapins de Noël sont constituées de belles et brillantes guirlandes.

C’est aussi pour cette raison, que la légende dit qu’il faudrait toujours glisser, au milieu des branches de nos arbres de Noël, de gentilles petites araignées.

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En Lorraine, la légende la plus connue est celle des 3 petits enfants :

Un jour, un paysan demanda à ses enfants d’aller dans les champs pour glaner les épis de blé laissés par les moissonneurs. Les heures passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher …

Soudain, l’un d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence leur ouvrit.

– Pourriez-vous nous loger ?, demandèrent les enfants.

– Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper.

A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit en tonneau dans son saloir.

Sept ans plus tard, Saint Nicolas passa devant cette maison et demanda à souper.
– Voulez-vous un morceau de jambon ?, dit le boucher.
– Je n’en veux pas, il n’est pas bon!
– Peut-être une tranche de veau ?
– Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis 7 ans dans ton saloir !

Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant. Le grand Saint, alla s’asseoir sur le bord du saloir :

–  Petits enfants qui dormez là, je suis le grand Saint Nicolas.

Il étendit trois doigts au dessus du tonneau de petit salé, et ressuscita les trois enfants, qui s’éveillèrent de leur long sommeil.

Le 1er dit : « J’ai bien dormi ! »

Le 2nd dit : « Et moi aussi ! »

Et le 3ème répondit : « Je croyais être en paradis ! »

—> Qu’advint-il du boucher ?

Saint Nicolas le garda auprès de lui pour le punir. Il devint le père Fouettard, le méchant chargé de réprimander les enfants désobéissants et les cancres, toujours vêtu de noir, et caché sous une cagoule et une épaisse barbe noire.

Retrouvez ici 3 versions de la chanson de St Nicolas.

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de H.J. Troxler adapté et illustrée par Th. Chapeau

Editions du Bastberg – 28p.

Amazon – ISBN-13: 978-2906458390

 

 

La légende du sapin :

Autrefois, tous les arbres de la forêt conservaient leurs feuilles à l’approche de l’hiver. Aujourd’hui, seul le sapin reste vert à la mauvaise saison.

Aux alentours de Noël, un petit oiseau ne put s’envoler vers les pays chauds, car son aile était brisée. Comment allait-il résister à la rigueur de l’hiver ?
Tremblant de froid, il s’abrite dans le feuillage d’un gros chêne. Le chêne refuse de l’accueillir :

« Va t’en, tu vas manger tous mes glands ! » dit-il.

Malgré la neige, il quitte le gros arbre pour se réfugier dans les branches du hêtre touffu :

« Ne reste pas là, tu vas picorer mes faines ! » dit-il.

Le petit oiseau terrifié s’échappe pour se cacher dans un bouleau qui le chasse sans tarder :

« Je ne veux pas de toi, tu vas salir mes branches ! ».

Repoussé par tous les arbres, le petit oiseau se couche dans la neige pour mourir. Il voit soudain à quelques pas de là un sapin qui lui fait signe. Les ailes engourdies par le froid, il se traîne vers le sapin.

« Ici, tu ne crains rien, je te protégerai » lui dit-il.

La veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt. Tous les arbres perdirent leurs feuilles sous la force du vent. Seul le sapin conserva son feuillage, car il avait accueilli le petit oiseau malade.

Voilà pourquoi le sapin est aujourd’hui l’arbre de Noël, généreux et protecteur, autour duquel nous nous réunissons.

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La nuit avant Noël (Clément Clarke MOORE) :

C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l’heure où tout est calme, même les souris.

On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s’étaient déjà endormis.

Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,

Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir d’un coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.

Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c’était le jour.

Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,

Dirigés par un petit personnage enjoué :
C’était le Père Noël je le savais.

Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
 » Allez Tornade ! Allez Danseur ! Allez, Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Éclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop !  »

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles,
Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

Peu après j’entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Étaient un peu salis par la cendre et la suie.

Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.
Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.

Mais d’un clin d’oeil et d’un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,
Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.

Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.

Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.

Avant de disparaître le Père Noël cria :
 » Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit  »

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La petite fille aux allumettes (Hans Andersen) :

Par une nuit glaciale d’hiver, une petite fille marchait dans les rues, regardant les vitrines illuminées. C’était la veille du Jour de l’An. Les bras chargés de cadeaux, les passants se dépêchaient de faire leurs derniers achats. Mais cette petite fille-là n’attendait aucun cadeau. Elle vivait toute seule avec son père. Et malheureusement, il ne l’aimait guère.

Elle serrait un paquet d’allumettes dans ses petites mains bleuies de froid. Sa robe était déchirée. Le vent la faisait frissonner, et la neige sur les pavés brûlait ses pieds nus. Les lumières des vitrines allaient bientôt s’éteindre. Les passants rentraient chez eux. Elle était seule dans la rue.

«Je n’oserai jamais revenir à la maison, pensait la petite fille. Je ne pourrai pas dire à mon père que je n’ai pas vendu d’allumettes. Vraiment, je ne peux pas rentrer !»

Entre deux maisons de pierre grise, la petite fille s’assit dans un recoin. Comme elle avait froid! Les flocons de neige mouillaient ses cheveux blonds.

«Je vais craquer une de mes allumettes, se dit-elle, ce la me réchauffera les mains.» La flamme chaude et claire brilla dans l’obscurité. La petite fille s’imagina qu’elle était assise devant un bon feu, dans une salle à mange éclatante de lumière. Mais l’allumette s’éteignit, et la vision disparut.

Lorsqu’elle frotta une deuxième allumette, le mur gris devint transparent. Elle vit la table de la salle à manger, chargée de plats délicieux: une dinde rôtie, une bûche glacée décorée de fruits confits. Tant de bonnes choses qu’on ne savait par laquelle commencer. Mais lorsqu’elle étendit la main, la vision s’évanouit.

La petite fille fit craquer une troisième allumette. Elle se vit au pied d’un magnifique arbre de Noël. Une centaine de bougies étincelaient sur ses branches vertes. Enveloppés de papier d’or et d’argent, des cadeaux étaient entassés autour du sapin, et la petite fille savait qu’ils étaient tous pour elle.

En haut de l’arbre scintillait une splendide étoile qui, soudain, tomba à terre. On aurait cru voir une étoile filante dans le ciel. Et la petite fille se souvint de sa grand-mère, la seule personne qui l’ait aimée vraiment. Avant de mourir, elle lui avait appris que les étoiles filantes montent vers le paradis.

« Comme je serais heureuse de revoir grand-mère! » pensa la petite fille en craquant une quatrième allumette. Et voilà que sa grand-mère apparut, encore plus belle et plus souriante que lorsqu’elle était en vie.

« Ne me quitte pas, grand-mère! murmura la petite fille. Je sais bien que tu partiras quand l’allumette s’éteindra. Emmène-moi avec toi, je t’en prie. » Elle frotta alors toutes les allumettes qui restaient dans le paquet. Il faisait plus clair qu’en plein soleil. Lorsque la dernière allumette s’enflamma, la grand-mère ouvrit les bras et prit sa petite fille avec elle. Et elles s’envolèrent ensemble.

L’allumette s’éteignit, et tomba des mains froides et sans vie de la petite fille. On la trouva morte le matin du Jour de l’An, assise entre les deux maisons grises. Elle souriait et paraissait heureuse. Personne ne savait que sa grand-mère était venue la chercher pour la mener au ciel.

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Passez tous d’excellentes fêtes, joie et sérénité, chaleur, partage & amour.

Lani

Sources : noel-vert.com, filsduvent.kazeo.com, vaxoncourt.free, mespetitsbonheurs.com, noel-alsace

Auteur : Lani

"Blogueuse/webmaster" amateur pour Nico & Mariana avec un site professionnel les mettant en valeur et la pleine lumière sur leur chaîne.

Une réflexion sur « Contes & Légendes de Noël »