Gerard Schaefer

Gerard John Schaefer, né le 25/03/1946 et mort le 03/12/1995, est un tueur en série américain qui présente la particularité d’avoir sévi alors qu’il exerçait la profession de policier.

Il est un cas unique de cumul de perversions* et paraphilies** dans l’univers des tueurs en série.

Gerard J. Schaefer est l’aîné des 3 enfants de Gerard Schaefer Sr, représentant de l’entreprise Kimberly-Clark et de Doris, mère qu’il idéalise.

Gerard J. Schaefer est élevé à Atlanta (Géorgie) jusqu’en 1960, date à laquelle sa famille et lui emménagent à Fort Lauderdale (Floride).

leur maison

Schaefer ne s’entend pas très bien avec son père, homme autoritaire et alcoolique. Il pense qu’il lui préfère sa sœur. Durant son adolescence, Schaefer se révèle obsédé par les culottes de femmes et devient un voyeur, espionnant une petite voisine du nom de Leigh Hainline.

Plus tard, il admettra avoir tué des animaux dans son enfance et s’être travesti, bien que certaines fois il ait argué que c’était uniquement pour éviter l’enrôlement dans l’armée durant la guerre du Viêt Nam (qu’il finit par faire quand même).

Le Q.I. de Schaefer est évalué à 130 et il est un autodidacte qui s’investit énormément sur les sujets qui l’intéressent.

Après avoir obtenu son diplôme au lycée St. Thomas Aquinas à Fort Lauderdale en 1966, Schaefer entre à l’Université, période pendant laquelle il se marie à Martha Fogg.

En 1969, il devint enseignant mais est rapidement licencié pour « comportement totalement inapproprié » selon le principal.

Gerard Schaefer divorce en mai 1970 et son épouse indique qu’il fait preuve d’une “extrême cruauté” à son égard.

Il tente de devenir prêtre après son divorce mais se tourne vers les métiers de l’ordre et de la loi. Il est diplômé de l’école de police fin 1971 à l’âge de 25 ans et diplômé en criminologie à Broward Community Collège en 1972.

*****

*perversion : Une perversion désigne, dans un sens général, une inclination à des conduites considérées comme « déviantes » par rapport aux règles et croyances morales d’une société. Le terme recouvre toutefois plusieurs champs sémantiques et différentes définitions. Il est issu du verbe pervertir, qui signifie littéralement « détourner », d’après l’étymologie latine pervertere :mettre sens dessus-dessous.

**paraphilie : La paraphilie (du grec para : auprès de …, à côté de … et -philia : amour) est l’ensemble des attirances ou pratiques sexuelles qui diffèrent des actes traditionnellement considérés comme  » normaux ». Le terme de paraphilie est utilisé par certains milieux psychiatriques aux États-Unis à la place du mot perversion, considéré comme péjoratif. Les paraphilies doivent être distinguées notamment des problèmes psychiques et comportementaux associés au développement sexuel et à l’orientation sexuelle, ou des dysfonctionnements sexuels.

Le terme déviance sexuelle était utilisé pour classifier la plupart des paraphilies incluant notamment et généralement des anomalies telles que l’exhibitionnisme, l’utilisation d’objets inanimés, le non-consentement d’une personne et jusqu’à la pédophilie et donc le viol, le fétichisme, le frotteurisme, le masochisme et le sadisme sexuel, le transvestisme fétichiste ou le voyeurisme.

*****

Une 1ère arrestation : 

Le 21 juillet 1972, Schaefer, alors qu’il est en patrouille, prend 2 adolescentes en stop. Il les enlève, les emmène dans un coin isolé d’une forêt, les attache à un arbre et menace de les tuer ou de les vendre à un réseau de prostitution. Cependant, il reçoit un appel du central et doit partir en mission, laissant les filles là. Il promet de revenir « finir ce qu’il avait commencé ».

Les 2 jeunes filles, qui ont entre 17 et 18 ans, réussissent à se détacher et à aller au commissariat le plus proche qui s’avère être celui de leur propre ravisseur. Quand Schaefer retourne dans les bois et constate que ses victimes ne sont plus là, il appelle le commissariat et dit qu’il a fait quelque chose de stupide, expliquant qu’il a fait semblant d’enlever 2 auto-stoppeuses et de les menacer de mort pour leur faire peur et les dissuader d’utiliser un moyen de transport aussi irresponsable.

Le supérieur de Schaefer ne le croit pas et le fait revenir au commissariat où il lui retire son insigne et l’inculpe de séquestration et agression.

Résultat de recherche d'images pour "Leigh Hainline"

Schaefer paye sa caution et est relâché.

En décembre de cette même année, Schaefer est jugé pour l’enlèvement des 2 adolescentes qui s’étaient échappées en juillet. Grâce à un accord, il plaide coupable sur le seul chef d’accusation d’agression aggravée et il n’est condamné qu’à 1 an d’emprisonnement !

*****

Le 27 septembre 1972, alors qu’il attend d’être jugé pour les 2 enlèvements, Schaefer enlève, torture et tue Susan Place, 17 ans, et Georgia Jessup, 16 ans. Il les enterre sur l’Île Hutchinson.

En avril 1973, plus de 6 mois après leur disparition, les restes décomposés de Susan Place et Georgia Jessup sont retrouvés. Elles ont été attachées à un arbre d’une certaine façon et ont disparu alors qu’elles faisaient de l’auto-stop.

Les similitudes avec l’affaire des 2 filles qui s’étaient échappées font que la police obtient un mandat de perquisition pour la maison de Schaefer qu’il partage avec sa femme et sa mère qui était à l’époque divorcée.

Dans la chambre de Schaefer, la police trouve des nouvelles morbides qu’il a écrites. Elles sont remplies de descriptions de tortures, viols et meurtres de femmes que Schaefer désigne communément comme « putes et salopes ».

Plus accablant, les autorités trouvent dans ses affaires personnelles des bijoux, des journaux intimes ainsi que des dents d’au moins 8 jeunes femmes et adolescentes qui ont disparu les années précédentes. Certains bijoux appartiennent à Leigh Hainline, qui était sa voisine lorsqu’ils étaient adolescents (Hainline a disparu en 1969 après avoir dit à son mari qu’elle le quittait pour un ami d’enfance).

Image associée

On trouve aussi parmi ses affaires un porte-monnaie qui est identifié comme étant celui de Susan Place. La mère de Susan reconnaît plus tard Schaefer comme étant l’homme qu’elle avait vu avec sa fille et Georgia Jessup juste avant leur disparition.

Mâchoire et dents appartenant à Susan retrouvées sur la scène de crime

 Résultat de recherche d'images pour "victimes gerard schaefer"

La fouille à son domicile permet également de retrouver chez lui des papiers d’identité ayant appartenu à une trentaine de filles qui ont disparu et dont on n’a jamais retrouvé les corps ainsi que des écrits où Schaefer exprime ses fantasmes nécrologiques, nécrophiliques, de strangulation, etc.

Schaefer est inculpé des meurtres de Place et Jessup.

Résultat de recherche d'images pour "gérard schaefer"

En octobre 1973, il est déclaré coupable et il écope de 2 peines d’emprisonnement à perpétuité et non à la peine capitale, puisqu’à l’époque de son procès la peine de mort avait été suspendue en Floride.

Les autorités concluent rapidement qu’il est très probablement lié à la disparition d’environ 30 femmes et adolescentes.

Place et Jessup ne sont probablement pas les dernières victimes de Schaefer.

2 adolescentes de 14 ans ont disparu alors qu’elles faisaient de l’auto-stop quelques semaines après les meurtres de Susan et Georgia. Leurs corps sont découverts plus tard et des bijoux appartenant à l’une des victimes sont également trouvés dans la maison de Schaefer.

Les victimes connues :

Résultat de recherche d'images pour "Barbara Ann Wilcox et Colette Goodenough"

Résultat de recherche d'images pour "Barbara Ann Wilcox gerard schaefer"

Nancy Leichner, 21 ans, et Pamela Nater, 20 ans, en 1966

Résultat de recherche d'images pour "Nancy Leichner"

Leigh Hainline, 25 ans, 08/09/1969

Résultat de recherche d'images pour "Leigh Hainline"

Carmen Marie Hallock, 22 ans, 18/12/1969

Résultat de recherche d'images pour "Carmen Marie Hallock"

Peggy Rahn, 9 ans, et Wendy Sevenson, 8 ans, 29/12/1970

Résultat de recherche d'images pour "Peggy Rahn" Résultat de recherche d'images pour "Peggy Rahn"

Barbara Ann Wilcox, 19 ans, et Collette Goodenought, Janv. 1971

Belinda Hutchens, 22 ans,04/01/1972

Susan Place, 17 ans, et Georgia Jessup, 16 ans, 27 /09/1972

Résultat de recherche d'images pour "Susan Place et de Georgia Jessup"

Mary Alice Briscolina, 14 ans, et Elsie Lina Farmer, 14 ans, 23/10/1972

Résultat de recherche d'images pour "Mary Alice Briscolina"

*****

Modus Operandi : 

Schaefer utilisait sa fonction d’adjoint avec sa voiture de service pour prendre des jeunes auto-stoppeuses en les mettant en garde sur le danger de l’auto-stop. Il les raccompagnait chez elles et ils s’échangeaient les numéros de téléphone. Schaefer les recontactait pour leur proposer de les accompagner aux endroits qu’elles souhaitaient. Il les emmenait dans un bois, les ligotait avec des cordes et les pendait à des branches d’arbre de façon que leurs doigts de pied touchent à peine le sol pour qu’elles puissent après quelques heures se pendre elles-mêmes, mais Schaefer les détachait juste à temps avant qu’elles aient péri. Il les obligeait à boire de l’alcool pour par la suite les photographier pendant qu’elles urinaient et déféquaient. Ensuite, il les pendait à nouveau et terminait par la strangulation. Pour finir, il violait les corps, les démembrait et se masturbait au-dessus des restes.

*****

Dans sa cellule : 

Schaefer fit appel de sa condamnation, clamant que c’était un coup monté. Tous ses pourvois furent rejetés.

Il commença à vouloir poursuivre en justice certaines personnes pour des motifs extravagants, par exemple un écrivain parce qu’il l’avait décrit comme un homme étant en surpoids ou l’ancien agent du FBI,, Robert Ressler, pour l’avoir décrit comme un tueur en série.

Le 3 décembre 1995, Schaefer fut retrouvé poignardé à mort dans sa cellule de la prison de Starke, la prison d’État de Floride. Il avait reçu 40 coups de couteau à la tête et à la nuque par un codétenu, Vincent Rivera.

 

—> Vincent Rivera , purgeait déjà un mandat à vie pour avoir tué 2 personnes à 10 jours d’intervalle à Tampa en 1990. Il a tué Schaefer dans sa cellule avec un « shank » (traduit par « jarret » … mais je ne pense pas que ce soit  bon) fabriqué en prison. Les enquêteurs disent que les détenus se sont disputés pour une tasse d’eau chaude.

En 1999, Rivera fut reconnu coupable d’avoir tué Schaefer et écopa de 53 ans et 10 mois à purger en plus de sa condamnation à perpétuité.

—> La sœur de Schaefer prétendit que c’était pour empêcher Schaefer d’essayer de prouver que le meurtre d’Adam Walsh n’était pas d’Ottis Toole.

—> Des rumeurs affirmaient également que Schaefer était une « balance » et donnait des informations sur les autres détenus.

*****

*****

Au lycée, Schaefer était sorti avec Sondra London, qui devint par la suite auteur de romans policiers. Elle était restée en contact avec Schaefer après sa condamnation et en 1989 elle publia Killer Fiction qui est un recueil de nouvelles et de dessins trouvés dans la maison de Schaefer après son arrestation.

 

Une suite intitulée Beyond Killer Fiction, fut publiée peu après.

Après la mort de Schaefer, London publia une nouvelle édition de Killer Fiction, contenant les histoires qui figuraient déjà dans les deux livres précédents et ajouta les lettres que lui avait envoyées Schaefer où il se vantait d’avoir tué 34 femmes et adolescentes et à quel point il était admiré pour cela par son codétenu Ted Bundy avec qui il partage sa cellule.

Catalogue des fictions (Killer Fiction) écrites par Gérard Schaefer :

Les nouvelles qu’avait écrites Schaefer parlaient toutes de tortures barbares et de meurtres perpétrés sur des femmes. Elles étaient souvent écrites du point de vue du meurtrier qui était souvent un policier, comme Schaefer.

Dans ses écrits, Schaefer prétendit avoir commencé à tuer des femmes dès 1963-1964 alors qu’il n’avait que 17 ans.

Deux écolières, Peggy Rahn, 9 ans et Wendy Stevenson, 8 ans, disparurent fin 1969 après avoir été aperçues en compagnie d’un homme correspondant à la description de Schaefer. Schaefer nia être impliqué dans cette affaire lorsqu’il fut publiquement accusé. Mais dans une lettre à Sondra London en 1989, il se vanta de les avoir tuées et mangées.

London et Schaefer furent brièvement ensemble en 1991 mais London rompit et se fiança à un autre homme qui se trouve être aussi un tueur en série (Danny Rolling). Schaefer ne prit pas très bien la rupture et commença à envoyer à London des menaces de mort. Il essaya sans succès par trois fois de la poursuivre pour lui avoir « volé » son travail.

*****

Résultat de recherche d'images pour "gérard schaefer"

*****

Livre de Schaefer – Une blonde sur un pieu et autres récits criminels

Paru en mai 2015 – Broché 314p. ou epub

 

En 1972, Gerard John Schaefer, un policier de Fort Lauderdale, au nord de Miami, est arrêté pour deux meurtres et deux enlèvements. Ses collègues le soupçonnent d’avoir commis plus d’une trentaine d’assassinats de jeunes fugueuses dans la région. Leur indice : un carnet de bord tenu par ce terrifiant serial killer, et trouvé lors d’une perquisition.

Compilant des nouvelles aux titres aussi explicites que « Des mouches dans ses yeux », « Une blonde sur un pieu » ou « Appât pour Alligators », ce Journal d’un tueur est un document unique dans l’histoire de la criminologie.

Cette plongée vertigineuse dans l’esprit torturé d’un homme qui décrit avec des détails nauséabonds la façon dont il torturait ses victimes et violait leur cadavre est ici rassemblée pour la première fois dans son intégralité.

*****

Le criminologue, Stéphane Bourgoin, l’a rencontré. Parmi toutes ces rencontres, celle de Gérard John Schaefer a été particulièrement pénible.

« Depuis 1979, j’ai rencontré 77 tueurs en série. Chaque interrogatoire est difficile, stressant, usant d’un point de vue psychologique et moral, mais les heures passées en compagnie de Gerard John Schaefer restent parmi les plus marquantes de ma carrière. Dès l’instant où je me suis retrouvé face à lui, j’ai eu la chair de poule. Mon corps et mon esprit ont été l’objet d’une véritable attaque psychique. J’ai été submergé par une sorte d’aura maléfique, qui reste encore inexplicable à ce jour. »

25 ans après son face à face avec celui qu’il compare à l’incarnation du mal absolu, Stéphane Bourgoin publie dans un livre choc la confession de ce tueur hors norme, et, pour la 1ère fois en France, plusieurs nouvelles à glacer le sang, écrites par Schaefer au cours de son odyssée criminelle.

Les spécialistes du FBI lui attribuent près de 100 crimes parfaits !

Sex BeastEditions Grasset – Nov. 2015

256p.

ISBN-13: 978-2246855101

AmazonFnac en broché, poche ou epub

 

 

« Policier en Floride au moment où il est condamné pour 2 homicides et une double tentative de kidnapping, Gerard Schaefer est suspecté de 34 assassinats de jeunes femmes. Après leur rencontre en novembre 1991, le serial killer avoue à Stéphane Bourgoin, dans plusieurs courriers, qu’il aurait commis une centaine de meurtres.

Résultat de recherche d'images pour "Barbara Ann Wilcox gerard schaefer"

Le 3 décembre 1995, il est poignardé de 40 coups de couteau à quelques pas du couloir de la mort.

Après des années d’enquêtes au côté du shérif et des avocats des victimes, de nombreux entretiens avec les codétenus et l’ex-petite amie du serial killer, Stéphane Bourgoin achève enfin le portrait terrifiant et douloureux de l’incarnation du Mal : Sex Beast. »

RTL – 36’46 de l’émission Jacques Pradel où il reçoit Stéphane Bourgoin.

—> Extrait du livre « SERIAL KILLERS Enquête mondiale sur les tueurs en séries » :

SB -Vous êtes emprisonné depuis quand?
GS -Depuis 1973.
SB -De quoi êtes-vous accusé?
GS -Accusé ou reconnu coupable? Car on m’accuse de beaucoup de chose.
SB -De quoi vous accuse-t-on?
GS -On m’a accusé, au départ, d’avoir tué trente-quatre femmes. Mais personne n’a jamais pu citer tous les noms ou préciser les circonstances. Ces accusations sont fausses.
SB -Et vous êtes condamné pour…?
GS -Pour le meurtre de deux femmes à Fort Pierce, en Floride. On n’a jamais prouvé ma présence là-bas, ni
aucun lien entre moi et les victimes, si ce n’est le témoignage d’une des mères.(Cette dernière phrase est prononcée avec le plus grand mépris.)

*****

Page Facebook de Stéphane Bourgoin où il écrit :

L’ADN est formel : Ted Bundy et Gerard Schaefer ont commis des meurtres ensemble.

On sait que Ted Bundy était « fan » de Gerard Schaefer lorsqu’ils sont emprisonnés à Florida State Prison, mais ce que l’on ignorait c’est qu’ils étaient complices pendant une courte période de temps.

Il ne s’agit pas du « secret » que j’évoque dans la conclusion de mon livre « Sex Beast ».

Cet article a déjà fait l’objet d’une publication sur mon site au troisième oeil, le 1er avril 2006, d’après des sources telles que le « Washington False News », « Hoaxbuster », « Nordpresse.be », etc.

Lors d’une conférence à l’université Sam Houston du Texas, l’ex-policier et enquêteur Robert Keppel, a annoncé le 22/03/2006 de nouvelles révélations concernant le tueur en série Ted Bundy, exécuté dans la prison de Starke (Floride) le 24/01/1989. Cette information a été relayée par un bref communiqué des autorités judiciaires de l’Etat de Washington et un long article paru le 31 mars dans un journal de Pensacola (Floride).

Jusqu’à présent, Theodore Robert Bundy aurait tué sa 1ère victime le 31/01/1974 en la personne de Linda Healy, mais de nombreux “cold cases” réouverts grâce à l’octroi de budgets supplémentaires de l’Etat fédéral pour des expertises ADN) ont maintenant permis de réécrire l’histoire criminelle du plus célèbre serial killer américain.

Des vêtements, sous-vêtements et divers objets ayant appartenus aux victimes ont été examinés par le laboratoire du FBI qui a identifié l’ADN de Ted Bundy pour des meurtres commis AVANT 1974.

Mais la base de données CODIS a surtout permis de souligner la présence d’un 2nd ADN, celui d’un autre serial killer qui n’est autre que Gerard Schaefer. Ainsi Ted Bundy ne serait pas le tueur solitaire et nécrophile que l’on connaissait jusqu’à présent : il aurait agi de concert avec Schaefer comme complice.

Les 2 tueurs auraient donc agi de concert pendant une période relativement courte de 2 ans, peut-être entre mai 1970 (un stress de Schaefer après son divorce ?) et fin juillet 1972.

Comment se sont-ils rencontrés ? On l’ignore et on ne le saura peut-être jamais puisque Bundy est mort exécuté et que Schaefer a été poignardé en prison. En tout cas, pour toutes ces victimes, les crimes ont été perpétrés en Utah, dans l’Oregon et dans l’Etat de Washington.

On comprend dès lors beaucoup mieux l’étrange fascination de Gerard Schaefer pour Ted Bundy puisqu’il m’en parle longuement dans une interview en 1991 et dans plusieurs textes de son ouvrage, “Journal d’un tueur”.

Stéphane Bourgoin.

*****

Vidéo : Entretien II Avec Stephane Bourgoin 2/5

*****

Interview de Stéphane Bourgoin datant de 2015 : lalibre.be

*****

Du point de vue « psychologique », cet être immonde amassait plusieurs facettes de perversion :

  • le voyeurisme
  • le sadisme
  • le bondage (cordes, menottes, …)
  • le fétichisme
  • l’asphyxiophilie (pendaison, strangulation)
  • l’urophilie (il obligeait ses victimes à uriner devant son appareil photo ou urinait sur elles)
  • la scatophilie (lorsque les  victimes mourraient, leurs corps laissait échapper les matières fécales et Schaefer s’en « barbouillait » sur lui)
  • la métérophilie (excitation sexuelle provoquée par le fait d’être suspendu)
  • l’autoérotisme
  • le travestisme
  • la pornographie
  • la zoophilie (depuis l’adolescence jusque début 70, Schaefer aurait eu des « relations » avec des animaux avant de les décapiter)
  • la nécrophilie (Schaefer violait ses victimes après leur décès, mutilait les cadavres et il affirmait avoir une malle où il gardait les têtes de certaines de ses victimes-malle jamais retrouvée)

*****

Sources : Wikipédia, Rtl, amazon, fnac, davidbrocourt, fr.slideshare, Facebook, YouTube, lalibre, users.skynet, nekipas.blogspot

Auteur : Lani

"Blogueuse/webmaster" amateur pour Nico & Mariana avec un site professionnel les mettant en valeur et la pleine lumière sur leur chaîne.