Histoire interdite des sociétés secrètes, Lundi 5 Mars

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James Anderson (vers 1678–1739), pasteur écossais presbytérien et franc-maçon joua un rôle capital dans la naissance de la franc-maçonnerie moderne, dite « spéculative », en particulier par sa contribution à l’ouvrage connu sous le nom de Constitutions d’Anderson.

Il obtient en 1698 un Master of Arts au Marischal College d’Aberdeen (Ecosse) ainsi qu’une bourse de 4 ans pour étudier la théologie. Il fut ordonné pasteur dans la Church of Scotland en 1707 et partit alors vers Londres, où il épousa une veuve possédant quelque argent et officia dans la congrégation de Glass House Street jusqu’en 1710, puis dans l’église presbytérienne de Swallow Street jusqu’en 1734, et à la Chapelle de Lisle Street Chapel jusqu’à sa mort. Il semble qu’il ait perdu énormément d’argent dans le crash de la South Sea Company en 1720.

Son père, vitrier, était membre de la loge maçonnique d’Aberdeen, qui pratiquait le Rite du Mot de Maçon. James Anderson fut lui aussi franc-maçon, vénérable maître d’une loge maçonnique et initia à ce même rite les gentilshommes qui en 1717, au titre de « maçons acceptés », allaient fédérer 4 loges de Londres sous le nom de « Grande Loge de Londres et de Westminster » dont il devint grand surveillant.

Aucun portrait de James Anderson n’est connu.

Il fut mandaté par la grande loge en septembre 1721 pour écrire une histoire de la franc-maçonnerie qui fut publiée en 1723 sous le nom de The Constitutions of the Free-Masons. Le nom d’Anderson n’apparaît pas dans la page de garde, mais est mentionné en appendice.

Ces « Constitutions » furent éditées et réimprimées par Benjamin Franklin à Philadelphie en 1734.

Une seconde édition, notablement augmentée, fut publiée en 1738. Elle fut traduite en plusieurs langues dont le néerlandais (1746), l’allemand (1741) et le français (1745).

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Les Illuminés de Bavière, ou parfois Illuminati de Bavière, (en allemand Illuminatenorden) sont une société secrète allemande du XVIIIe siècle qui se réclamait de l’Aufklärung et plus généralement de la philosophie des Lumières.

Cette société, mouvement éphémère de libres penseurs, rationalistes et progressistes, la mouvance la plus radicale du siècle des Lumières1 a été fondée le 1er mai 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt, professeur de droit canonique à l’université d’Ingolstadt, dans le royaume de Bavière.

Le but était le perfectionnement et progrès de l’humanité dans la liberté, l’égalité et la fraternité. D’après l’historien Stéphane François, Adam Weishaupt avait pour objectif, dans une Allemagne catholique « dominée par l’ordre des Jésuites, très conservateur, qui formaient les futures élites de l’État », de « devancer les forces conservatrices en formant une élite progressiste », et en particulier de lutter contre la Rose-Croix d’or d’ancien système, société secrète « paramaçonnique de nature conservatrice ».

Cette organisation pyramidale ne se réclame pas de la franc-maçonnerie. Weishaupt y porte le titre de « général » et est assisté par un « Conseil suprême » formé de ses premiers compagnons, qu’il appelle : aréopagites. Seule la direction de l’organisation connaît ses secrets et ses objectifs matérialistes et anticléricaux.

Les nouveaux recrutés, les Novices, doivent observer une période probatoire d’environ 2 ans avant d’accéder au grade de Minerval après une initiation qui reprend des thèmes et des dénominations de l’antiquité. Le recrutement reste limité à la Bavière et ne dépasse pas quelques dizaines de membres jusqu’en 1780, date à laquelle Weishaupt décide de renforcer son organisation en reprenant certaines formes maçonniques et en infiltrant quelques loges allemandes, notamment la loge « A la Prudence » dans laquelle il entra en février 1777 bien qu’elle défendît des conceptions mystiques très différentes des siennes, et la loge « Théodore au Bon Conseil » de Munich à laquelle s’affilièrent 2 autres membres dirigeants de son ordre.

Alors que le projet n’attire d’abord que peu de personnes, surtout des proches et d’anciens élèves d’Adam Weishaupt, le baron Adolf von Knigge, membre des Lumières, rejoint le mouvement en 1780. Franc-maçon depuis 1773, il réorganise l’ordre des illuminaten en 3 classes :

-Première classe – Pépinière

-Deuxième classe – Franc-maçonnerie

-Troisième classe – Mystères

Knigge donne à l’ordre une direction philosophique moins anticléricale et plus rousseauiste, fondée sur un idéal d’ascétisme et de retour de l’homme à l’état de nature. Il décide qu’il faut investir les loges maçonniques pour y recruter de nouveaux membres et cible, non pas de futurs fonctionnaires, mais des personnes qui sont déjà en poste, stratégie qui permet aux Illuminés de passer de quelques dizaines de membres à plus de 1500.

Le 25 octobre 1782 est constituée une Grande Loge provinciale. La société atteint alors son apogée, se répandant dans les pays rhénans, en Autriche et en Suisse. Cependant, le conflit entre Knigge et Weishaupt s’envenime, et le premier, que le second accuse de fanatisme religieux se retire en avril 1784 en publiant un mémoire condamnant les conceptions anticléricales de Weishaupt et de la majorité des dirigeants de l’ordre.

Cette société eut à faire face à des dissensions internes avant d’être interdite par un édit du gouvernement bavarois en 1785 et de disparaître peu après. De nombreux mythes et théories du complot ont prétendu que l’ordre survécut à son interdiction et qu’il serait responsable, entre autres, de la Révolution française, de complots contre l’Église catholique romaine ainsi que de la constitution du nouvel ordre mondial.

Traqués, assimilés à des criminels, les Illuminés de Bavière disparaissent totalement du Sud de l’Allemagne dès 1786, seuls quelques foyers résistent en Saxe jusqu’en 1789.

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La société Thulé ou l’ordre de Thulé (en allemand Thule-Gesellschaft) a été une société secrète allemande de Munich, qui à l’origine était un groupe d’études ethnologiques s’intéressant tout spécialement à l’Antiquité germanique et au pangermanisme aryen dans le cadre du mouvement völkisch. Ses mythes racistes et occultistes inspirèrent l’idéologie nazie et son pendant mystique.

Le rôle et l’influence véritable de cette société secrète ont fait l’objet à partir des années 1960 de nombreuses légendes et controverses, alimentées par des écrits liant nazisme, occultisme et pseudo-science. Cet imaginaire, largement diffusé par des essais et des romans dont certains masquent des thèses d’extrême-droite voire révisionnistes, continue aujourd’hui d’être relayé dans diverses œuvres de fiction.

Elle tire son nom de Thulé, partie la plus septentrionale d’Europe et lieu mythique pour les anciens Grecs et Romains, dans lequel le dieu Apollon viendrait passer une partie de l’hiver.

Certains discours de la fin du XIXème siècle, abondamment repris par la suite, affirment que Thulé aurait été le nom magique d’une civilisation germanique avancée, mais disparue.

Cette idée est reprise par les membres de la société Thulé, qui pensaient que Thulé était ce qui subsistait d’un continent aujourd’hui disparu, appelé Hyperborée, et que ce continent était le berceau d’une civilisation nordique disparue, dont les secrets seraient conservés par des « supérieurs inconnus ».

—> Ultima Thulé aurait été la capitale du 1er continent colonisé par les Aryens.

La société Thulé a été constituée par Rudof Glauer, qui se prétend baron Rudolf von Sebottendorf, le 17 août 1918.


La société,  paravent pour l’activité initiatique et mystique d’une loge paramaçonnique, se veut une société initiatique recrutant parmi la jeunesse munichoise, connaît un essor rapide parmi la société munichoise.
Rapidement, la défaite remet en cause les aspirations nationalistes des membres de la société.Autour de cette société secrète gravitent un certain nombre de groupuscules, dont est issu le NSDAP, le Deutsche Arbeiterverein de Karl Harrer, qui devient le Deutsche Arbeiterpertei, fondé par Anton Drexler et Harrer. Pour bien marquer leur filiation, les fondateurs du DAP reprennent la croix gammée. En 1919, Sebottendorf, démis de ses fonctions par les membres de la société, commence ses voyages. Il revient en Allemagne en 1933, espérant faire revivre la société sous le régime nazi.

Il publie alors Bevor Hitler kam (Avant qu’Hitler ne vienne), un livre dans lequel il cherche à se poser en précurseur du Troisième Reich. Le premier tirage de l’ouvrage se vend bien mais Hitler, indisposé par les prétentions de Sebottendorf, le fait ensuite interdire. Sebottendorf est arrêté et brièvement envoyé en camp de concentration ; une fois libéré, il quitte à nouveau l’Allemagne.

Sur Wikipédia un peu d’infos sur l’idéologie, manifestations et liste.

 

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Deconstructing Jesus de Robert M. Price

 

Broché – Anglais – Janvier 2000

Editions Prometheus Books

284p.

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After more than a century of New Testament scholarship, it has become clear that the Jesus of the gospels is a fictive amalgam, reflecting the hopes and beliefs of the early Christian community and revealing very little about the historical Jesus. Over the millennia since the beginning of Christianity various congregations, from fundamentalist to liberal, have tended to produce a Jesus figurehead that functions as a symbolic cloak for their specific theological agendas.
Through extensive research and fresh textual insights Robert M. Price paves the way for a new reconstruction of Christian origins. Moving beyond the work of Burton L. Mack and John Dominic Crossan on Jesus movements and Christ cults, which shows how the various Jesus figures may have amalgamated into the patchwork savior of Christian faith, Price takes an innovative approach. He links the work of F.C. Baur, Walter Bauer, Helmut Koester, and James M. Robinson with that of early Christ-myth theorists-two camps of biblical analysis that have never communicated.
Arguing that perhaps Jesus never existed as a historical figure, Price maintains an agnostic stance, while putting many puzzles and scholarly debates in a new light.
He also incorporates neglected parallels from Islam, the Baha’i Faith, and Buddhism. Deconstructing Jesus provides a valuable bridge between New Testament scholarship and early freethinkers in a refreshing cross-fertilization of perspectives.

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La bible n’est pas un livre sacré de Mauro Biglino

Broché – Juillet 2016

Editions Macro

170p.

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L’auteur développe la thèse selon laquelle les doctrines judéo-chrétiennes ont diffusé d’un commun accord une immense supercherie dont la Bible est le pivot.

Ce livre révèle ce qui ne doit pas être dit. Il vous aide à comprendre la manière dont les doctrines judéo-chrétiennes ont diffusé d’un commun accord une immense supercherie. Vous y découvrirez ce que les dogmatismes religieux cachent sous le voile du mystère de la foi. Vous verrez à quel point nos convictions sur la Bible sont erronées.

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La lance du destin de Trevor Ravenscroft

Broché ou epub

Juin 2009

Editions Camion noir

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Fruit de nombreuses années d’études de l’histoire occulte du nazisme, menées sous l’égide du Dr Johannes Stein, La Lance du destin est un projet romanesque bien singulier – pour ne pas dire plus – entrepris par Trevor Ravenscroft. Son titre renvoie à la Lance de Longinus, avec laquelle cet officier romain perça voici 2000 ans le flanc du Christ crucifié. Son propos est triple, puisqu’il s’agit d’établir la vérité historique de la sainte Lance, de définir l’étendue de ses pouvoirs occultes, et de raconter comment Adolf Hitler, dès qu’il la vit dans un état de transe dans la salle du Trésor de la Hofburg de Vienne, fit tout pour se l’approprier afin d’assurer la réussite de sa tentative de conquête mondiale.

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Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme d’Augustin Barruel

Broché – Juin 2005
Editions de Chiré – 501p.

 

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Les sociétés secrètes d’Arkon Daraul

Broché – Janvier 1974
Editions J’ai lu – 118p.
Arkon Daraul est un grand voyageur qui a effectué de nombreux séjours en Orient et dans certains lieux initiatiques de l’Occident pour y découvrir des documents inédits et des renseignements de source sûre. Ses recherches furent parfois à l’origine d’aventures dangereuses où sa vie a été maintes fois exposée. Dans cet ouvrage, il fait état de ses découvertes sur de nombreuses sociétés secrètes connues et sur certaines sectes, plus anciennes, que l’on croyait disparues. C’est ainsi que Arkon Daraul apporte de sur-prenantes révélations sur les manifestations actuelles des disciples ismaéliens du Vieux de la Montagne, des Illuminés de Bavière, des Castrateurs de Russie, des Thugs indiens, des Tongs chinois et des étranges Maîtres de l’Himalaya.

 

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Hitler, l’élu du dragon de Jean Robin : cf. article précédent « Landru, tueur machiavélique« .

 

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Le livre des morts tibétains

Broché – Octobre 2009
Editions Buchet-Chastel – 784p.

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La question de l’existence d’une continuité de la conscience après la mort est au cour de la philosophie depuis l’Antiquité indienne.Hormis le Livre des Morts égyptien, le Bardo thödröl chenmo encore appelé le Livre des Morts tibétain, composé par Padmasambhava au 8ème siècle de notre ère et écrit par son épouse, Yeshe Tsogyal, est le seul autre ouvrage au monde qui traite dans le détail des étapes de la mort et présente les conseils à donner aux mourants.Dans la tradition bouddhiste où la mort revêt l’importance capitale d’un passage d’une vie à la suivante, les enjeux du Livre des Morts tibétain sont considérables : l’instant crucial de la mort est celui de la révélation au mourant de la réalité la plus profonde de son être vivant et la manière dont la mort sera vécue dépend de la conduite et des actes de sa vie qui s’éteint.

 

La mort, tout comme le sommeil, les rêves ou encore les états méditatifs, s’inscrit dans le flux des différents états que traverse la conscience, des états qui ne se limitent pas à la période entre la naissance et la mort, mais qui se poursuivent de vie en vie depuis des temps immémoriaux. Six bardo (état intermédiaire ou processus de transition) sont décrits dans le cycle qui nous occupe. Le bardo de la Vie entre la naissance et le début du processus de la mort qui inclut lui-même deux autres bardo (celui des Rêves et celui des Etats méditatifs). Le bardo du Moment de la mort, moment-clé des dissolutions physiques et psychiques qui s’achève avec la révélation de la claire lumière fondamentale. Le bardo de la Réalité où la claire lumière se déploie en d’extraordinaires sons et rayons lumineux qui prennent la forme des cent dix déités (paisibles et courroucées) du bardo ; et enfin le bardo du Devenir où ceux qui n’ont pu prendre avantage des deux bardo précédents replongent dans l’illusion et se préparent à réintégrer le cycle des renaissances, selon leur propre conditionnement karmique.

 

Le Livre des Morts tibétain est cette synthèse exceptionnelle destinée à guider celles et ceux qui pensent au-delà du seul cycle d’une vie humaine qu’il est possible d’atteindre une dimension plus profonde et enrichissante de l’Etre. L’auteur Padmasambhava est un maître bouddhiste du 8ème siècle né au Cachemire ou à Kaboul, fondateur du bouddhisme tantrique himalayen.Philippe Cornu est le 1er traducteur du Livre des Morts tibétain, du tibétain directement en français. Bouddhiste, tibetologue, il est aussi l’auteur du livre La terre du Bouddha au Seuil en 2004.

 

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Autobiographie d’un indien winnebago de Paul Radin

Broché – Mai 1989
Editions du Rocher – 174p.

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Ce texte est considéré aux Etats-Unis comme l’un des grands classiques sur la vie des Indiens. Recueilli directement par l’auteur sous la dictée d’un Winnebago (Sioux), le livre retrace les étapes de la vie de ce dernier qui lui ont paru les plus importantes, à une époque – au début du XXe siècle – où, les guerres indiennes terminées, les Indiens furent contraints d’abandonner leur mode de vie ancestral et se virent confrontés à la civilisation des Blancs. La richesse de l’ouvrage provient de sa diversité. Elevé dans une famille traditionnelle vivant de chasse et de cueillette, le narrateur est initié dès son plus jeune âge à la religion des Anciens et admis dans le cercle de la danse médecine. En dehors de son aspect autobiographique, ce livre est un gage vivant de l’effondrement des valeurs traditionnelles des Winnebagos ; il est une traduction de l’essence de l’âme indienne avec ses ambiguïtés et ses contradictions.

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Sources : Wikipédia, Fnac, Amazon, blogs historiques, Larousse,

Auteur : Lani

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