JFK, Baie des cochons et Angleton, Jeudi 8 Mars

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John Fitzgerald Kennedy, dit Jack Kennedy, souvent désigné par ses initiales JFK, né le 29 mai 1917 à Brookline (Massachusetts) et mort assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas (Texas), est le 35ème président des États-Unis. Entré en poste le 20 janvier 1961, il est, à 43 ans, le plus jeune président élu des États-Unis et le 1er président catholique.

L’article Wikipédia complète les propos de Nicolas qui a fait un excellent travail.

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Le débarquement de la baie des Cochons est une tentative d’invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961. Planifiée sous l’administration de Dwight Eisenhower, l’opération était lancée au début du mandat de John F. Kennedy. Elle visait à faire débarquer à Cuba, le 17 avril 1961, environ 1400 exilés cubains recrutés et entraînés aux États-Unis par la CIA. Leur objectif était de renverser le nouveau gouvernement cubain établi par Fidel Castro, qui menait une politique économique défavorable aux intérêts américains et se rapprochait de l’URSS. L’opération fut un échec complet.

—> Histoire

Le matin du samedi 15 avril, 6 bombardiers américains B-26 peints aux couleurs cubaines (dans l’intention de faire croire qu’il s’agissait d’une rébellion cubaine et non d’une attaque américaine), en violation des conventions internationales, décollent du Nicaragua et attaquent les bases aériennes de La Havane et de Santiago (sud).

La plupart des appareils de l’armée cubaine ainsi que de nombreux avions civils sont détruits au sol. Seuls 9 appareils qui n’étaient pas au sol sont restés intacts et joueront un rôle décisif 48h après.

Le 16 avril, lors de l’enterrement des 7 victimes des bombardements, Fidel Castro, après avoir comparé le débarquement à l’attaque de Pearl Harbor, lance : « Ce que les impérialistes ne peuvent nous pardonner, c’est d’avoir fait triompher une révolution socialiste juste sous le nez des États-Unis ».

Le 17 avril vers 01h15, la brigade 2506 débarque en deux endroits, à Playa Larga et Playa Girón, c’est-à-dire au fond et à l’entrée orientale de la baie des Cochons, à 202 km au sud-est de La Havane. Au large, de nombreux cargos et autres bâtiments de guerre américains sont destinés à consolider la tête de pont. Les exilés cubains, qui ont débarqué dans une région agricole dont les habitants ont bénéficié des réformes agraires mises en place par le gouvernement de Castro, ne reçoivent pas le soutien attendu de la part des populations. L’intervention de la milice et des troupes de Fidel Castro, appuyés par la dizaine d’avions militaires cubains encore en état, mettent l’envahisseur en déroute et les combattants anticastristes se rendent à l’armée cubaine le 19 avril.

Après la bataille, Che Guevara soutient des discours de moralité auprès de certains des prisonniers : « un curé phalangiste qui demande pardon mais qui est bientôt renvoyé en Espagne, un play-boy qui plaide aussi non coupable et ne veut pas être confondu avec les « sbires », un noir à qui Guevara fait la leçon : tu es venu te battre dans une invasion financée par un pays où règne la ségrégation raciale, pour permettre aux jeunes gens bien de récupérer leurs clubs privés, tu as moins d’excuses que les autres ».

—> Causes de l’échec et conséquences du débarquement

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James Angleton, contre-espion de la CIA de Gérald Arboit

James Angleton le contre-espion de la CIA

Broché ou epub – Juin 2017 – Editions Nouveau monde – 300p. – Fnac

S’il est un nom fameux parmi ceux qui ont «fait» la CIA, c’est bien celui de James Angleton. Myope, courbé et toujours vêtu de noir, cet ancien étudiant en littérature est devenu pendant la Guerre froide une figure incontournable du renseignement américain. Incarnation de l’espion, qui inspira nombre de mythes romantiques, Angleton intégra l’OSS pendant la Seconde Guerre mondiale puis contribua à la victoire des chrétiens-démocrates aux élections de 1948 en Italie. Remarqué à Washington, il intégra la jeune CIA au Bureau des opérations spéciales, assura la liaison avec le renseignement israélien, avant de créer le Bureau de contre-espionnage de l’Agence. Il veilla pendant 20 ans à empêcher toute pénétration du KGB tout en devenant l’ami d’un agent double britannique, Kim Philby. Et c’est en 1962 qu’il eut à gérer la grande affaire de sa carrière : la défection de la «taupe» soviétique Anatoli Golitsine.

Dix ans plus tard, sa chasse à l’ennemi l’amena aux frontières de la folie et provoqua son renvoi.

Document indispensable sur la CIA et le monde du renseignement, cette 1ère biographie en français dresse le portrait d’un homme complexe et ambigu et dévoile un pan méconnu de la Guerre froide. Le modèle du film Raisons d’Etat de Robert de Niro avec Matt Damon et Angelina Jolie.

Gérald Arboit est enseignant, membre du Centre français de recherche sur le renseignement (Paris) et du Centre d’études et de recherches interdis­ciplinaires sur les médias en Europe (Strasbourg). Docteur en histoire contemporaine, spécialiste des relations internationales et des questions de renseignement, il est ancien auditeur de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) et membre de la Commission française d’histoire militaire (Paris).

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Lien Wikileaks :

Le lundi 27 février 2012, WikiLeaks a commencé à publier The Global Intelligence Files, plus de cinq millions d’e-mails provenant de la société «Global Intelligence» Stratfor basée au Texas. Les courriels datent de juillet 2004 à fin décembre 2011. Ils révèlent le fonctionnement interne d’une entreprise qui fait office d’éditeur de renseignements, mais fournit des services de renseignements confidentiels à de grandes sociétés, comme Dow Chemical Co. de Bhopal, Lockheed Martin, Northrop Grumman , Raytheon et des organismes gouvernementaux, y compris le département américain de la sécurité intérieure, les US Marines et la US Defense Intelligence Agency. Les courriels montrent le réseau d’informateurs de Stratfor, la structure de paiement, les techniques de blanchiment des paiements et les méthodes psychologiques.

mail sur James Jesus Angleton de Fred Burton

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Sources : wikipédia, wikileaks, fnac,

Auteur : Lani

"Blogueuse/webmaster" amateur pour Nico & Mariana avec un site professionnel les mettant en valeur et la pleine lumière sur leur chaîne.