La combustion spontanée

Live du 14/12/2017

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On parle de combustion spontanée d’un corps quand celui-ci prend feu sans qu’il soit enflammé.

On parle aussi d’auto-combustion, ou combustion humaine spontanée (CHS), lorsqu’une personne prend feu sans cause apparente.

Ce phénomène, connu à travers de très rares témoignages difficilement vérifiables, est également proposé comme explication pour les cas, rares également, de corps réduits en cendres, découverts dans un environnement intact ou presque.

Le caractère « spontané » de la combustion est rejeté quasi-unanimement par la communauté scientifique. On tend plutôt à penser à des accidents par « effet de mèche« .

Effet de mèche : des expériences ont montré que la réduction en cendres peut se produire à la suite d’une mise à feu extérieure si certaines conditions sont réunies. Il faut qu’il y ait embrasement à l’aide :

  • d’une petite quantité d’accélérant (produit hautement inflammable)
  • d’une source ponctuelle de chaleur intense suffisamment « gras », qui se consume ensuite lentement

Le phénomène n’a donc rien de mystérieux.

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Ce phénomène rare, abordé par Dickens (Bleak House, 1853) et Zola (Le Docteur Pascal, 1893) est évoqué lorsque certaines parties du corps sont retrouvées réduites en cendres alors que d’autres sont préservées.

Malgré l’absence d’une source de chaleur évidente à proximité du cadavre, il ne reste souvent rien du thorax, de l’abdomen et du bassin, tandis que la tête, les bras, les mains, la partie basse des jambes et les pieds sont largement indemnes, les chaussettes et les chaussures pouvant rester en parfait état ! Curieusement, l’environnement immédiat de la victime calcinée est quasiment intact. Surtout, il n’existe aucun signe d’agression ou de mise en scène d’un acte criminel.

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Des docteurs de l’université d’Helsinki ont recensé les articles parus ces 11 dernières années sur la combustion humaine spontanée. Ils ont sélectionné et analysé cinq publications relatant 12 cas, dont la majorité en France. Les victimes, souvent des fumeurs et des alcooliques, étaient âgées de 44 à 74 ans. Huit d’entre elles étaient des femmes.

Un des 12 cas, survenu en Auvergne, a été publié dans le « Journal of Forensic Sciences » en septembre 2011, par le professeur Gérald Quatrehomme, responsable du laboratoire de médecine légale et d’anthropologie médico-légale de l’université de Nice :

Il s’agissait d’un homme de 57 ans, vivant seul, fumeur et alcoolique, se chauffant avec un poêle à bois. Ce qui restait du corps gisait près d’une pile de journaux à peine jaunis, d’une chaise de paille en parfait état et de bouteilles en plastique légèrement déformées. Les murs et le mobilier étaient recouverts de suie. De la graisse humaine liquide se trouvait près du corps calciné. Le taux d’alcoolémie de la victime était de 3,2 g/l. L’absence de suie dans les bronches à l’autopsie indique que l’homme n’avait pas inhalé de fumée, donc qu’il était déjà mort quand la combustion s’est déclarée. Contrairement à ce que l’on observe en cas d’intoxication par inhalation de fumée dans un incendie, aucune trace de carboxyhémoglobine dans le sang n’a été mise en évidence.

« Le processus d’auto-combustion survient généralement après le décès. Plus rarement, il débute lorsque la victime est encore vivante. On retrouve alors de la suie dans la trachée à l’autopsie, et une concentration sanguine significative de carboxyhémoglobine et de cyanure », ajoute le professeur Quatrehomme.

Dans ce cas, un handicap ou une alcoolémie élevée empêche la personne de fuir, d’appeler les secours ou d’éteindre le feu. L’autopsie ou les antécédents médicaux de la victime conduisent le légiste à conclure, sans certitude, que la mort est due à une crise cardiaque, une crise d’épilepsie ou encore à un accident vasculaire cérébral.

« Tout se passe comme si le corps brûlait comme une bougie, la graisse humaine étant la cire tandis que les vêtements enflammés et imbibés de graisse servent de mèche. Ayant pris feu, les vêtements brûlent la peau qui, une fois carbonisée, se fissure. La graisse sous-cutanée s’écoule alors, entretenant le long processus de combustion. Elle ne brûle que lorsque sa température atteint au moins 250 °C », dit le docteur Cristian Palmiere, du Centre universitaire romand de médecine légale de Genève.

« A ce jour, il est encore difficile d’expliquer comment se produit l’ouverture cutanée par laquelle s’écoule la graisse humaine. Nous manquons peut-être de travaux expérimentaux pour démontrer la théorie de l’effet mèche. » reconnaît le professeur Quatrehomme.

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Chaque être humain produit en moyenne 16l. de méthane par jour qu’il évacue de différentes façons. Le méthane est hautement inflammable.
Ensuite, tout déplacement dans l’air est un phénomène physique qui entraine un frottement qui produit de l’électricité statique.
Si une personne n’évacue pas ses 16l. de gaz cela devient extrêmement inflammable.
Ensuite, par une accumulation d’électricité statique dans les membres supérieurs, cette même électricité va chercher à rejoindre la Terre donc se trouver en contact avec une accumulation du surplus de gaz qui se trouve au centre de notre corps.

Gaz inflammable + électricité + oxygène de notre corps = incendie spontané.

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Le 1er cas recensé de CHS eut lieu en Italie dans les environs de Vérone.

Au soir du 4 avril 1731 la comtesse Cornelia Bandi, 62 ans, dîne tranquillement en compagnie du chanoine Bianchini puis part se coucher. Le lendemain matin les domestiques qui pénètrent dans sa chambre sont saisis de stupeur : « le plancher de la chambre, précise la gazette locale, était parsemé de grosses taches d’apparence humide et gluante tandis qu’un liquide gras, jaunâtre, écoeurant, coulait le long de la fenêtre emplissant la pièce d’une odeur répugnante ».

La camériste remarque qu’une fine couche de suie recouvre le meubles, quant à la comtesse Bandi elle gisait près de son lit où plutôt ce qui restait d’elle : un petit tas de cendre, ses deux jambes et un morceau de sa boîte crânienne, réduit par la force de la combustion. Les autorités et le médecin légiste sont perplexes, le magistrat se contentera de noter dans son rapport « un feu mystérieux semble s’être allumé spontanément dans la poitrine de la comtesse » et l’on se résoudra à classer le dossier pour toujours.

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2 Juillet 1951, Saint-Petersburg, Floride (États-Unis).

Mary Reeser – Agée de 67 ans, veuve, était seule dans son appartement au moment de l’auto-combustion.

Une voisine (ou propriétaire selon version) apporte un télégramme à Mary Reeser, n’obtenant pas de réponse, elle essaya d’ouvrir la porte mais la poignée de la serrure était chaude, ce qui lui rappela la légère odeur de fumée qu’elle avait remarquée un peu plus tôt. L’odeur avait disparu, et elle n’avait donc pas appelé les pompiers.

Au milieu du salon, un gros fauteuil rembourré avait brûlé jusqu’à ses ressorts métalliques, il y avait un peu de suie au plafond et le tapis était brûlé autour du fauteuil. A part cela, le feu avait été sans importance. Mais pas de Mrs Reeser dans l’appartement. En avançant jusqu’au fauteuil, la police découvrit ce qui en restait. Sa tète était là, complètement carbonisée et réduite à la dimension d’une balle de tennis. Elle trouva aussi un fragment de sa colonne vertébrale et un petit morceau d’un pied. C’était tout, sauf quelques cendres grises autour du fauteuil. Le coroner fut stupéfait par cette découverte étrange.

On fit appel au docteur Wilton Krogman, spécialiste très connu de la mort par le feu, à l’Ecole de médecine de l’Etat de Pennsylvanie, qui était en vacances dans les environs :

« C’est la chose la plus stupéfiante que j’ai jamais vue. Je ne peux pas imaginer une crémation aussi complète sans plus de dommages à l’appartement lui-même. Je n’ai jamais vu non plus de crâne humain ainsi réduit par une chaleur intense. » dit-il.

Il n’existait pas de moyen connu par lequel Mrs Reeser aurait pu être tuée de la sorte. Il faut une chaleur de prés de 2500° et environ 3h pour consumer un corps humain à ce point.

Dans l’affaire de Mary Reeser, des experts en pyromanie, des pathologistes et même des agents du FBI furent appelés à la rescousse pour mener l’enquête. Mais aucun d’eux ne pu expliquer pourquoi le corps fut entièrement désintégré ainsi que les os. Seuls ont subsisté un crâne brûlé, quelques vertèbres, et un pied qui portait encore une pantoufle. La pièce était complètement intacte et le fauteuil fondu.

La mort accidentelle fut déclarée cause de l’accident.

—> La dernière fois que Mrs Reeser avait été vue vivante, elle était vêtue d’une chemise de nuit en tissu inflammable (rayonne) et d’une robe de chambre, installée dans son fauteuil, une cigarette à la main. Un peu auparavant, elle avait dit à son fils (un médecin) qu’elle venait de prendre 2 pilules de somnifère et qu’elle en prendrait 2 autres avant de se reposer. Enfin Mrs Reeser était une femme plutôt replète, avec une bonne couche adipeuse sous la peau.

Tous les éléments du drame sont réunis : La dormeuse lâche sa cigarette, ses vêtements s’enflamment, elle est probablement asphyxiée sans avoir repris connaissance.

L’effet mèche commence son œuvre : La graisse fondue tombe sur le bras du fauteuil, qui prend feu à son tour. Le corps roule à terre où s’achèvera la lente auto-combustion. Il s’est écoulé 12h entre le moment où la veuve a été vu en vie et la découverte de son corps.

Pourquoi un pied n’a t’il pas été consumé comme tout le reste ?

L’enquête donne la réponse : la victime avait une jambe raide, qu’elle étendait devant elle lorsqu’elle était assise. Quand le fauteuil a croulé, le pied s’est trouvé en dehors de la flaque de graisse fondue.

Quant à la boule identifiée un peu vite comme un crâne rétréci, un expert en médecine légale a estimé qu’il s’agissait probablement d’une masse musculaire du cou, imparfaitement brûlée. Hypothèse évidemment difficile à vérifier, puisqu’on n’a pas pratiqué d’autopsie à l’époque.

Enfin, la lecture des rapports de police révèle que les récits selon lesquels la mystérieuse combustion n’aurait détruit que le corps de la victime, sans toucher aux objets environnants, ne correspondaient pas à la réalité. Non seulement, outre le fauteuil, une table voisine était en partie consumée, mais en plus les pompiers avaient dû intervenir pour éteindre une poutre du plafond. Quant au sol : il était en béton.

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8 novembre 1964, Pennsylvanie, États-Unis.

Helen Conway

Helen Conway – Âgée de 51 ans, cette femme a été retrouvée en cendres dans sa chambre à coucher seulement quelques minutes après que sa petite-fille lui ait apporté des allumettes. Mme Conway était fumeuse, et bien que l’incendie ait pu être déclenché par une cigarette ou une allumette, il est fort peu probable qu’un tel feu ait fait des ravages aussi intenses en si peu de temps.

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1966, Pennsylvanie, Etats-Unis.

Dr John Irving Bentley – Agé de 92 ans, il fut retrouvé carbonisé dans sa salle de bain. Une partie du plancher avait complètement brûlé et les cendres du Dr Bentley furent trouvées à l’étage en dessous. Toutefois, près de ce trou se trouvaient les restes de sa marchette d’infirme, et son pied droit chaussé d’une pantoufle.

Il fut remarqué que les extrémités en caoutchouc de la marchette étaient intacts. La pipe du docteur était posée dans la pièce voisine, la chambre à coucher. Il n’y avait pas d’autres traces d’incendie dans la maison, à part quelques traces de brûlures sur le tapis de la chambre à coucher.

Joe Nickel, dans son livre « Secrets of the Supernatural » a émit l’hypothèse suivante : il croit que le Dr Bentley a pu mettre feu accidentellement à ses vêtements avec sa pipe, poser la pipe, marcher jusqu’à la salle de bain à l’aide de sa marchette, tenter d’éteindre le feu (les restes d’un pichet d’eau ont été retrouvés dans la salle de bain), et décéder avant d’avoir réussi à éteindre les flammes.

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Le 13 septembre 1967, Londres, Angleterre.

Le pompier Jack Stacey fut appelé pour un incendie dans une maison abandonnée. Quand il arriva sur les lieux, il vit que le bâtiment lui-même ne présentait aucun signe de dégâts causés par le feu, mais lorsqu’il pénétra à l’intérieur de la maison, Stacey trouva un corps en train de brûler, celui d’un sans domicile fixe connu sous le nom de Bailey.

A l’agonie, Bailey avait mordu à pleines dents la rampe de l’escalier, ce qui indique qu’il était vivant lors du déclenchement de la combustion. Les pompiers durent écarter ses mâchoires à l’aide d’une barre de fer.
« Il avait une fente d’environ 10cm au milieu de l’abdomen », se rappelle Stacey. « Des flammes en sortaient avec la force d’un chalumeau ». Pour tenter, selon ses propres termes, d’éteindre l’incendie  » à la source « , Stacey plaqua directement la lance d’incendie sur le ventre du pauvre homme.

Pour le pompier, il ne faisait aucun doute que les flammes s’étaient déclarées à l’intérieur même du corps. L’origine de « l’incendie » n’a jamais été précisée. Il n’y avait, à proximité, pas de branchement de gaz ou d’électricité, ni même d’allumettes. Si la victime avait laissé tomber une cigarette incandescente sur son ventre, des expériences menées par la suite démontrèrent que ça n’aurait pas suffi à produire un feu d’une telle puissance.

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1977, Uruffe, France.

L’appartement était fermé à clé de l’intérieur, et Madame Kazmierczak était seule. Son corps fut retrouvé carbonisé sur le plancher, contre la porte d’entrée. La tête, le tronc et l’abdomen de la victime étaient réduits en cendre, alors que les jambes, le bassin et le bras droit étaient intacts.

Seules les lattes de plancher sous le corps de la victime avaient brûlé. Le reste de l’appartement était intact, à part une couche de suie qui recouvrait tout. L’électricité fonctionnait correctement, le poêle à mazout et le chauffe-eau étaient éteints.

Le parquet de Nancy ouvre une enquête et charge le capitaine Laurain d’une expertise. Ce dernier reprend toutes les hypothèses : explosion d’une bombe aérosol ou d’un gaz (mais l’embrasement du mobilier aurait alors été total), crime (mais la porte était fermée de l’intérieur), foudre (la météo invalidera cette possibilité). L’expert doit admettre qu’il s’agit bien là d’une combustion humaine spontanée. En conséquence le 18/01/1978 le parquet de Nancy prononcera une ordonnance de non-lieu dans cette affaire.

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1980, Ebbw Vale, pays de Galles, Grande-Bretagne.

Henry Thomas

Henry Thomas – Agé de 73 ans, il était non-fumeur. Lorsqu’il fut découvert par le policier britannique, John Heymer, il ne restait plus de lui que des cendres, ses deux pieds intacts et son crâne.

Les seuls objets de la pièce qui aient été atteints par les flammes était le fauteuil à armature en bois sur lequel Henry Thomas était assis au moment du drame, ainsi que la surface du tapis. Tout le reste de la pièce était recouvert d’une pellicule de graisse provenant du corps.

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Octobre 1980, Floride, États-Unis.

Jenna Winchester était assise dans une voiture aux côtés de son amie Leslie Scott lorsqu’elle prit feu de façon inexpliquée. Des flammes jaunes jaillissaient de son corps alors qu’elle hurlait « Sors-moi d’ici! ». Son amie a tenté d’éteindre les flammes et a perdu le contrôle du véhicule qui a frappé ensuite un poteau de téléphone.

Jenna Winchester a survécu à l’expérience et 20% de son corps reste couvert de brûlures. Elle a déclaré à la presse qu’elle se souvenait seulement qu’elles roulaient tranquillement en voiture, puis, elle ne se rappelle de rien avant de s’être retrouvée à l’hôpital. « J’ai cru d’abord que l’on pourrait trouver une explication logique a cette affaire, a-t-elle dit. Mais je ne pouvais pas en trouver. Je ne fumais pas, la fenêtre était fermée, donc personne n’a pu jeter quelque chose sur moi de l’extérieur. Le véhicule n’a pas brûlé. J’ai finalement pensé à la combustion humaine spontanée puisque je ne pouvais trouver d’autre explication. »

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Septembre 1982, Edmonton, Angleterre.

Jean Lucille « Jeannie » Saffin, une malade mentale âgée de 62 ans, a prit feu subitement alors qu’elle était assise dans un fauteuil en bois dans sa cuisine. Son père, assis près d’elle, a vu un éclair de lumière et a tourné la tête vers Jeannie pour apercevoir celle-ci en feu, les flammes enveloppant son visage et ses mains.

Jeannie n’avait aucune réaction et restait là, sans bouger. Son père la traîna jusqu’à l’évier et appela son gendre, Donald Carroll, à la rescousse. Avec beaucoup d’eau, les 2 hommes ont réussi à éteindre le feu, et à appeler les secours. Jeannie fut transportée à l’hôpital où elle est décédée 8 jours plus tard.

La cuisine où se trouvait Jeannie au moment de l’incendie n’avait pas été endommagée, et seuls les vêtements qui recouvraient le haut de son corps avaient des traces de brûlures. Les témoins ont rapporté que « le feu sortait de sa bouche comme un dragon, avec un bruit de rugissement. »

Un des éléments les plus importants de ce cas est sûrement le fait que le drame s’est déroulé en moins de 2mn.

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22 Décembre 2010, Galway, Irlande.

Michael Faherty, 76 ans, est retrouvé carbonisé dans sa maison. Aucun accélérant ou indication de crime n’ont été retrouvés, et l’enquête conclut à un cas de combustion spontanée.

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Les incendies produisent généralement des dépouilles calcinées mais non entièrement consumées, et les os nécessitent, pour être entièrement détruits, une température de 1650°C constante durant un certain temps.

L’incinération des dépouilles dans les fours modernes montre qu’il reste toujours quelques fragments d’os, réduits par la suite en poudre pour être mélangés aux cendres. De plus, il arrive souvent que la seule partie centrale du corps soit détruite, les extrémités restant intactes.

En CHS, la personne est parfois retrouvée dans une position naturelle, couchée dans son lit ou assise sur un fauteuil, donnant l’impression d’une disparition instantanée.

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Sources : Wikipédia, leMonde, nepthtys.centerblog, pseudo-sciences, sexion-paranormal, 2hcreations, dossier10

Auteur : Lani

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