La légende de la princesse Chujo-hime

Il était une fois une belle fille nommée la princesse Hasé à Nara.

Son père qui s’appelait Toyonari Fujiwara était un ministre. Sa mère, Murasakinomae, était morte quand elle avait 5 ans. Elle était agée de 7 ans, lorsque son père s’est remarie avec Teruhinomae qui avait un beau visage, mais dont son cœur était pervers.

La princesse Hasé était si belle et si gentille qu’elle était aimée de tout le monde. Sa belle-mère méchante la détestait a cause de sa grâce et de sa gentillesse et lui donnait beaucoup de besognes a faire.

Elle se montrait dure envers la princesse Hasé. Mais la princesse Hasé a suivi ses instructions et elle était toujours affectueuse envers sa belle-mère.

Quand la princesse Hasé eut 13 ans, le roi, maître de son père, tomba malade. Le roi lui a demande : « Princesse Hasé, je ne peux pas dormir a cause de forts bruits d’eau. Est-ce que vous entendez le murmure de la rivière? J’ai entendu dire que vous avez le don du poète. Composez un poème pour que le dieu de la rivière calme ses sons.  »

La princesse Hasé a répondu : « Oui, mon roi, je vais chanter. » et elle a composé un poème dans l’instant :

Ecoutez-moi, la rivière Tatsuta,

Même si vous faites les vagues hautes,

Endormez vos sons sagement.

Balayez les soucis du roi s’il vous plaît!

Alors, les sons hauts de l’eau se sont apaisés nettement. Le roi était très content et lui a donne un bon grade : Chujo.

Donc, à partir de ce jour, la princesse Hasé était appelée Chujo-Hime.

La belle-mère qui l’a su était mécontente. Elle l’a prise en haine de plus en plus. Elle nourrissait une flamme de venin contre la princesse Chujo. Un jour, elle a ordonné à son serviteur : « Tuez-la ! Tuez-la ! Emmenez-la dans Hibari-yama (le montagne de l’Alouette), et après, tuez-la ! »

Princess_Chujo-hime

Le serviteur l’a emmené à contre-coeur. Il ne pouvait pas la tuer, parce qu’elle était si belle et si sympathique. Le serviteur lui a dit : « Ecoutez-moi, princesse Chujo. J’ai reçu l’ordre de vous tuer de votre belle-mère ! Mais c’est impossible pour moi ! Je ne pourrai jamais vous tuer. »

Chujo a dit : « J’ai entendu. Ce n’est pas votre faute. C’est moi, c’est ma faute sans doute. Je crains de la mettre en colère. Je vais habiter dans cette montagne, Hibari-yama, toute seule. Dites à ma belle-mère que vous m’avez tué.  »

Après ses paroles, elle a baissé sa tête d’un air découragé. Le serviteur a dit : « Mais, non ! Je ne peux pas vous laisser seule dans le montagne déserte comme celà. Je vais rester ici et vous soigner. Moi et ma femme vous soignerons.  »

Puis, le serviteur a coupé des arbres, a construit une petite maison dont le toit était fait avec roseaux.

Trois personnes vivaient dans Hibari-yama isolé. Les serviteurs ont coupé des arbres et ont cueilli des fleurs pour les vendre au pied de la montagne. Ils ont gagné un peu d’argent pour l’élever.

« Ma pauvre princesse! Si vous étiez dans la ville, vous passeriez votre temps heureux. Votre belle-mère, Teruhinomae est vraiment affreuse ! »

Le serviteur et sa femme se sont regardés l’un l’autre avec les larmes aux yeux.

La princesse Chujo a dit : « Ne soyez pas tristes, s’il vous plaît. Grâce a vous, je peux exister paisiblement comme celà. »

Princesse Chujo aussi a assemblé des bûches et a puisé du torrent malgré qu’elle était inaccoutumée à ces travaux. Et après, elle passait son temps calmement à lire le livre sacré du bouddhisme.

De l’autre coté, dans la capitale, le ministre, son père est revenu chez lui.

Sa femme, Teruhinomae lui a dit : « Mon cher, je pense que ta fille Chujo est une femme dissolue. Elle folâtre toujours avec des hommes vils. »

Son père a reçu son rapport. Il est devenu désagréable et a dit :

« Chasse-la ! Tout de suite ! Une femme dissolue n’est plus ma fille ! »

Teruhinomae a dit dans son cœur « Ça y est ! J’ai gagné !  » et elle a continué de parler : « Mon cher ! Je l’ai déjà fait abandonner dans la montagne par le serviteur. »

Le ministre, le père, a dit : « Parfait ! C’est bien. Je ne veux jamais voir son visage ! »

Le père s’est laissé tromper par les paroles de sa femme. Quelques jours ont passé, le ministre, son père, est allé à la chasse suivi de ses serviteurs. Quand il parcourait la montagne avec un arc a la main, il a trouvé une cabane. Il l’a regardé d’un air interrogatif de doute.

chujo conte 1

Et a l’intérieur, il a aperçu une belle lisant un livre sacré du bouddhisme.

« Oh ! Tu es… tu es…! » Son père a crie avec une surprise.

La princesse Chujo a tourné sa tête avec étonnement. « Mon Dieu ! Mon papa ! … »

La princesse Chujo brusquement s’est élancée dans les bras de son père. Alors, son père a dit :

« Fais, comme tu voudras ! Comme la femme impudique ! Tu n’es plus ma fille ! » « Pourquoi ? » elle lui a demandé.

Son père lui a dit le rapport de Teruhinomae, sa belle-mère « Hélas ! Quel malheur ! Ce n’est pas vrai ! »

La princesse Chujo était au bord des larmes. Elle a commence à pleurer. Voila le serviteur et sa femme qui revenaient de la montagne. Ils lui ont raconté des détails.

Son père a dit : « Ah ! Pardonne-moi, ma petite. Je vois. »

Son père l’a serré dans ses bras. Ainsi, la princesse Chujo est rentrée chez elle à la capitale avec son père. Mais elle n’a jamais voulu voir sa belle-mère, en même temps qu’elle a décidé de se faire bonzesse*.

« Je voudrais devenir l’élève de Bouddha et voir ma mère en mort. »

Son père s’est opposé à ce qu’elle a dit. Mais elle n’a pas changé sa décision. Puis, la princesse Chujo est allée au temple Taima et elle est devenue bonne bonzesse. « Aidez-moi à le voir, guidez-moi au paradis, s’il vous plaît. »

La nouvelle du retour de la princesse et de son père vint aux oreilles de Teruhinomae. Elle a eu honte qu’elle ait tourmenté la princesse Chujo et elle s’est suicidée en se jetant dans le puits.

Pendant 3 ans, la princesse Chujo a passé tout le temps en récitant des prières bouddhiques avec zèle. Alors, une nuit, 2 bonzesses sont arrivées chez elle et lui dirent : « Assemblez tant de fils de lotus qu’on peut en entasser sur le dos de 100 chevaux. »

La princesse Chujo a assemblé beaucoup de lotus avec l’aide de son père. Une soirée, encore, 2 bonzesses arrivèrent chez elle. Elles ont commencé à filer des tiges de lotus.

chujo conte 2

Elles ont porté les fils à la fontaine devant le temple et elles les y ont rincées. A ce moment, les fils de lotus ont aussitôt diffusé une lumière éblouissante.

Les fils de lotus avaient été teints de 5 couleurs et brillaient magnifiquement.

2 bonzesses les ont emporté dans le temple et après elles ont commencé à tisser quelque chose sur un métier. A vue d’œil, des fils en 5 couleurs se sont changés en un tissu très beau. C’était un tissu éclatant ! La lumière du matin entrait dans le temple. L’intérieur du temple est devenu clair.

« Mon Dieu ! Quelle surprise ! Comme c’est joli ! », la princesse Chujo était vraiment émue.

Le tissu existait nettement. Il luisait et miroitait au soleil du matin. Elle trouva les fleurs de lotus blancs et rouges dans les motifs du tissu. Ils sont en pleine floraison. Et dans cet espace, deux célestes jouaient de la flûte en dansant dans les nuages blanches. Une céleste a tourné son regard dans la direction de la princesse Chujo. Elle l’a regardé avec un sourire. « Oh, ma mère ! »

La princesse Chujo l’a aperçue. Ensuite, elle n’avait rien à dire, parce qu’elle était touchée amplement. Elle admirait longtemps dans la lune ce tissu de lotus. La voix des bonzesses se fit entendre :

« Cela, c’est le pays de Bouddha, le paradis Gokuraku que vous vouliez voir. Là est votre mère. Vous pouvez voir votre mère dans le paradis, n’est-ce pas ? »

La princesse Chujo dit : « Merci, merci beaucoup de tout mon cœur ! »

Puis, elle priait ses mains jointes, récitait des prières bouddhiques dans un recueillement. Au midi, c’était un jour émaillé de fleurs printanières. La princesse Chujo avait 28 ans. Elle attendait que les messagères viennent par le ciel. Par le ciel d’ouest teinte de violet, une lumière l’approchait, et elle lui est arrivée. Bosatsu** fut son apparition.

La princesse Chujo monta vers le ciel en passant l’air embaumé, en traversant des chants de célestes.

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* nonne, prêtre ou moine bouddhiste

** (Bodhisattva) terme sanskrit qui désigne, dans le bouddhisme hinayana, un bouddha avant que celui-ci n’ait atteint l’éveil.

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Auteur : Ingrid Lani

Après RIP il me semblait normal de suivre Nico & Mariana dans leur nouvelle aventure. Fidèle depuis le 1er jour, modo + tipeuse + blogueuse pour un soutient sans faille et assumé.