Landru, tueur machiavélique

Henri Désiré Landru, né le 12/04/1869 à Paris et mort, guillotiné, le 25/02/1922 à Versailles, est un célèbre tueur en série et criminel français. Il fut surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais ».

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Landru est issu d’une famille modeste, fils cadet de Julien Alexandre Silvain Landru, 34 ans, chauffeur aux Forges Vulcain (qui se suicida au Bois de Boulogne le 28/08/1912), et de Flore Henriquel, 34 ans, couturière et blanchisseuse à domicile (décédée en 1910). Le couple avait déjà une fille, Florentine Marguerite Landru (née en 1854). La famille est établie à Paris, rue du Cloître-Notre-Dame, où Landru a passé l’essentiel de son enfance heureuse.

Il fréquente l’école des Frères de la rue de Bretonvilliers et y fait de bonnes études. Il est enfant de chœur à l’église Saint-Louis-en-l’Île où sa famille s’est installée quelques années plus tôt, il y officie parfois comme sous-diacre en 1888, si bien que ses parents envisagent de le faire entrer au séminaire. Il ne parvient pas à réaliser des études supérieures en architecture mais devient en 1889 commis d’architecte chez les sieurs Bisson-Alleaume-Lecoeur.

En 1889, il ment pour séduire Marie-Catherine Rémy, jeune femme qui habite chez sa mère blanchisseuse rue Saint-Louis-en-l’Île, prétendant travailler dans son cabinet d’architecte en tant que technicien. Il l’épouse le 07/10/1893 après ses 3 années réglementaires de service militaire accompli au 87ème régiment d’infanterie de Saint-Quentin et au cours duquel il atteint le grade de sergent. Le couple aura 4 enfants : Marie-Henriette (24/06/1891 – 28/12/1985) – Maurice Alexandre (4 mai 1894), qui importuné, devra changer son patronyme – Suzanne (07/04/1896 – 1986) – Charles (01/04/1900 – 13/07/1980).

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De 1893 à 1900, il pratique une dizaine de métiers (comptable, employé de commerce, cartographe, entrepreneur de travaux tel que couvreur, plombier, etc.) et change 15 fois d’employeur. La naissance des 4 enfants met le couple dans la difficulté financière, aussi cherche-t-il à faire fortune en fondant une prétendue fabrique de bicyclettes à pétrole avec laquelle il commet sa 1ère escroquerie : il organise une campagne de publicité nationale, spécifiant que toute commande doit être accompagnée d’un mandat représentant un tiers du prix. Les commandes affluent alors qu’il n’a pas investi pour les fabriquer, et il disparaît avec l’argent sans jamais livrer les bicyclettes.

Allant d’escroquerie en escroquerie, dissimulé sous de faux noms, il collectionne les condamnations à des peines d’amende et de prison (2 ans en 1904, 13 mois en 1906), mais, après une tentative de suicide dans sa geôle, parvient à sortir de détention grâce aux expertises de médecins psychiatres.

En 1909, il est condamné à 3 ans de prison ferme pour escroquerie : à la suite d’une annonce matrimoniale, il avait fêté ses fiançailles avec une certaine Jeanne Izoret, puis s’était fait remettre les titres de celle-ci avant de disparaître.

Dès sa sortie de prison, il monte une nouvelle escroquerie, une carambouille : il achète un garage, qu’il revend immédiatement sans avoir payé le précédent propriétaire. La justice l’identifie assez vite comme étant l’auteur de ce délit, et il prend la fuite.

En 1914, il est condamné par défaut pour cette affaire à 4 nouvelles années de prison. S’agissant de sa 3ème condamnation à une peine de plus de 3 mois, le verdict est assorti de la peine accessoire de relégation, c’est-à-dire qu’il est condamné à être déporté à vie au bagne de Guyane. Landru, qui a déjà connu la prison, sait que la détention en Guyane se passe dans des conditions extrêmement difficiles avec un taux de mortalité très élevé.

Pour se procurer des revenus, Landru va, à partir de 1914, franchir le pas qui le conduira à l’échafaud : il se fait passer pour un homme veuf, esseulé et disposant d’une certaine aisance, et entreprend de séduire des femmes seules qui, sans être véritablement riches, possèdent quelques économies et surtout, mènent une vie suffisamment isolée de leur entourage. Simulant une prospérité qui n’est que de façade, il leur fait miroiter le mariage et les invite à séjourner brièvement dans une villa isolée qu’il loue, d’abord à Chantilly, puis à Vernouillet, et enfin à Gambais.

À la fin de 1918, le maire de Gambais reçoit une lettre d’une certaine Mme Pellat, lui demandant des nouvelles de son amie Mme Anne Collomb qui, fiancée à un M. Dupont, s’était établie avec lui à Gambais ; le maire répond qu’il ne connaît pas cette personne. Quelque temps plus tard cependant, l’édile reçoit une lettre d’une certaine Mlle Lacoste, qui lui demande des nouvelles de sa sœur, Célestine Buisson, laquelle se serait également installée à Gambais avec un M. Frémyet.

Frappé par la similitude de ces demandes, le maire met en contact les 2 familles qui se rendent compte que Dupont et Frémyet semblent être la même personne : les 2 disparues ont répondu à la même annonce de rencontre parue le 01/05/1915 dans Le Petit Journal. Les 2 familles s’unissent pour porter plainte contre X auprès du parquet de la Seine. Une enquête de police menée par l’inspecteur Jules Belin permet alors d’établir que la villa en question baptisée « l’Ermitage », appartient à un certain Monsieur Tric, qui la loue à un Monsieur Frémyet, résidant à Rouen. Dupont/Fremyet est introuvable à Rouen, mais son courrier est réexpédié chez M.Guillet, demeurant boulevard Ney à Paris, c’est-à dire à l’adresse de Célestine Buisson.

—> Landru « recrute » ses victimes par des annonces matrimoniales publiées dans des quotidiens. À force d’éloquence, il fait signer à ses victimes des procurations lui permettant ensuite de faire main basse sur leurs comptes bancaires. Il ne lui reste plus qu’à assassiner ces femmes, puis à faire disparaître leur corps. On supposera par la suite qu’il les brûlait dans le fourneau des villas qu’il louait : bien qu’étant assez isolée, la maison de Gambais est suffisamment proche des autres habitations pour qu’à plusieurs reprises, l’attention du voisinage ait été attirée par certaines odeurs nauséabondes s’échappant de la cheminée à des périodes où le chauffage intensif n’était pas indispensable. Lorsque l’une de ses victimes lui demande des papiers d’identité afin d’organiser le mariage promis, il prétend être originaire des régions du Nord occupées par l’Allemagne, ce qui rend impossible la vérification de son identité.

Landru utilise plus de 90 pseudonymes.

L’enquête de l’inspecteur Belin piétine, les recherches sur cette personne « Dupont/Fremyet » demeurant vaines jusqu’à ce que, le 08/04/1919, une voisine de Mlle Lacoste reconnaisse le mystérieux homme au bras d’une nouvelle amie et sortant d’un magasin de faïences. Alerté, Jules Belin parvient à localiser l’individu, nommé Lucien Guillet, grâce au vendeur du magasin qui avait enregistré l’adresse de ce client qu’il devait livrer. Ce Lucien Guillet est arrêté à son domicile (76, rue de Rochechouart), le 12/04/1919, jour de ses 50 ans, à 6 heures (l’heure légale pour procéder à l’arrestation) par les inspecteurs Braunberger et Jules Belin (ce dernier ayant monté la garde devant la porte toute la nuit) qui l’accusent d’escroquerie et d’abus de confiance. Ils retrouvent à son domicile un permis de conduire au nom d’Henri Désiré Landru et un petit carnet sur lequel sont inscrits 11 noms, dont ceux des 2 disparues sur lesquelles enquêtait Jules Belin.

—> Une autre version veut que pendant son transport hippomobile vers les bureaux des brigades mobiles, Landru sorte un petit carnet noir de sa poche et tente de le jeter par la fenêtre, mais que le brigadier Riboulet s’en empare.

L’examen des papiers personnels de Landru — et en particulier son registre de comptes, méticuleusement tenu — révèle une vaste opération d’escroquerie au mariage : pas moins de 283 femmes sont entrées en contact avec Landru à la suite d’annonces matrimoniales passées par celui-ci dans des journaux, mais beaucoup d’entre elles ne deviennent pas ses victimes car elles ne sont pas assez isolées de leur entourage ou n’ont pas assez de biens. Dans le carnet « traduit » par le brigadier Riboulet, la découverte par le commissaire Dautel des noms de 11 femmes déclarées officiellement disparues conduit le juge Bonin à inculper Landru de meurtres en mai 1919.

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Des crimes presque parfaits sur Planète+CI, une série de Patrick Schmitt et Pauline Verdu :

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Ses victimes :

  • février 1915 : Jeanne-Marie Cuchet, lingère, veuve d’un commerçant, 39 ans, disparue à Vernouillet
  • février 1915 : André Cuchet, fils de Jeanne Cuchet, 17 ans, vendeur dans une lingerie, disparu à Vernouillet
  • 26/06/1915 : Thérèse Laborde-Line, séparée d’un mari aubergiste, 46 ans, disparue à Vernouillet
  • 03/08/1915 : Marie-Angélique Guillin, ancienne gouvernante, 52 ans, disparue à Vernouillet
  • 08/12/1915 : Berthe-Anna Héon, 55 ans, veuve, femme de ménage, disparue à Gambais
  • 27/12/1916 : Anne Collomb, 44 ans, veuve, secrétaire dans une compagnie d’assurances, disparue à Gambais
  • 12/04/1917 : Andrée-Anne Babelay, 19 ans, domestique chez une cartomancienne, disparue à Gambais
  • 01/09/1917 : Célestine Buisson, veuve, femme de ménage, disparue à Gambais
  • 26/11/1917 : Louise-Joséphine Jaume, 38 ans, séparée de son époux et en instance de divorce, disparue à Gambais
  • 05/04/1918 : Anne-Marie Pascal, divorcée, couturière, 37 ans, disparue à Gambais
  • 13/01/1919 : Marie-Thérèse Marchadier, ancienne prostituée tenancière d’une maison de passe rue Saint-Jacques à Paris, connue sous le nom de « la belle Mytèse », 37 ans, disparue à Gambais (la police retrouvera les cadavres de ses 3 chiens, étranglés)

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Le procès de Landru, qui passionna les contemporains, s’ouvre après 2 ans et demi d’instruction, le 07/11/1921 devant la cour d’assises de Seine-et-Oise siégeant à Versailles. La cour est présidée par le président Gilbert assisté de Messieurs Schuler et Gloria, assesseurs ; M. Godefroy officie comme avocat général ; Landru choisit comme avocat Maître Vincent de Moro-Giafferri, assisté de Maître Auguste Navières du Treuil tandis que les parties civiles sont représentées par Maîtres Lagasse et Surcouf.

 Landru 4

Le procès à grand spectacle attire le Tout-Paris (Mistinguett, Raimu, Berthe Bovy ou Colette alors chroniqueuse judiciaire) et même l’aristocratie étrangère qui sont charmés par son humour provocateur. Des dessins en cours de procès y sont réalisés pour la presse par le jeune artiste peintre René Aubert.

La cuisinière dans laquelle Landru était supposé avoir fait brûler les corps de ses victimes est même transportée dans la salle d’audience.

Landru nie jusqu’au bout être l’auteur des crimes dont on l’accuse, concédant toutefois avoir volé et escroqué ses supposées victimes. Il fait preuve à diverses reprises d’une éloquence souvent provocante devant la Cour, allant, par exemple, jusqu’à s’exclamer : « Montrez-moi les cadavres ! ».

Procès et conséquences sur Wikipédia ainsi que les œuvres de fiction : chansons, livres, BD, théâtre, films …

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Fnac Broché ou epub

Parution de Juin 2009 – Editions Camion blanc

Collection Camion noir – 517p.

 

 

Fruit de nombreuses années d’études de l’histoire occulte du nazisme, menées sous l’égide du Dr Johannes Stein, La Lance du destin est un projet romanesque bien singulier – pour ne pas dire plus – entrepris par Trevor Ravenscroft.

Son titre renvoie à la Lance de Longinus, avec laquelle cet officier romain perça voici 2000 ans le flanc du Christ crucifié. Son propos est triple, puisqu’il s’agit d’établir la vérité historique de la sainte Lance, de définir l’étendue de ses pouvoirs occultes, et de raconter comment Adolf Hitler, dès qu’il la vit dans un état de transe dans la salle du Trésor de la Hofburg de Vienne, fit tout pour se l’approprier afin d’assurer la réussite de sa tentative de conquête mondiale.

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 Fnac Broché ou epub

Parution de Novembre 2015 – Editions Camion blanc

Collection Camion noir – 314p.

 

 

Hitler et les sociétés secrètes. Les arrière-plans occultes du nazisme. Sur un tel sujet, que restait-il à dire ? TOUT !

Ce livre dévoile entre autres : 1) le rôle véritable du « baron » Rudolf von Sebottendorf, le fondateur islamisant de la fameuse Société Thulé, 2) La réalité historico-mythique qui se dissimule derrière cet Ordre du Dragon Vert auquel fut affilié Karl Hausofer, le père de la géopolitique nazie, 3) L’identité des mystérieux « Soixante-Douze » dénoncés à la face du monde, dès 1919, par le ministre allemand Walther Rathenau.

Mais il ne s’agit pas seulement d’éclairer un passé tragique. Hitler, en effet, a déclaré : « Je sais que je ne suis pas Celui qui doit venir ». De qui donc le Führer – marionnette du diable – fut-il le PRÉCURSEUR ? Il est urgent de le dire : le nazisme, « allié objectif » d’un messianisme islamique dévoyé, prépare aujourd’hui, depuis des bases secrètes, la plus apocalyptique des revanches. C’est pourquoi cet ouvrage est plus qu’un livre d’histoire.

C’est un AVERTISSEMENT.

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Sources : Wikipédia, racontemoilhistoire.com, lefigaro, fnac, planète+, youtube

Auteur : Lani

"Blogueuse/webmaster" amateur pour Nico & Mariana avec un site professionnel les mettant en valeur et la pleine lumière sur leur chaîne.