Le Loch Ness : géographie, cryptozoologie, Nessie

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Le Loch* Ness est un lac d’eau douce situé dans les Highlands** (Écosse), au sud-ouest de la ville d’Inverness et au nord-est de Fort Augustus.

De forme très allongée, le loch s’étend sur environ 39 km et sa largeur varie de 1,2 à 3 km. Situé sur le parcours de la faille géologique du Great Glen qui correspond à la ligne des lochs, sa profondeur maximale est de 272 m. Avec 56,4 km2, c’est le2ème lac d’Écosse le plus grand en superficie, après le Loch Lomond, mais le plus grand en volume (7,5 km3), car il est plus profond. Grâce à un système de pompes et de turbines, ses eaux sont utilisées pour produire de l’électricité.

Le Loch Ness se situe sur le trajet du canal Calédonien qui relie la côte est à la côte ouest de l’Écosse. Son point le plus au sud, près de Fort Augustus, permet d’apercevoir la seule île du loch, Cherry Island, créée artificiellement à la préhistoire (ce qu’on appelle un crannog).

Les ruines du château d’Urquhart, sur la rive nord, comptent parmi les principaux sites touristiques de la région. Mais, ce qui rend avant tout le loch célèbre de par le monde est la légende du monstre du Loch Ness, créature marine censée hanter ses eaux depuis la fin du vie siècle. Depuis les années 1930 la légende est devenue une attraction touristique et un petit musée a été créé à Drumnadrochit pour présenter des informations concernant Nessie (surnom affectueux donné à des fins touristiques)

 

*Un loch est une étendue d’eau pouvant désigner tout autant un lac (loch d’eau douce), un bras de mer semblable à un fjord, un estuaire ou encore une baie (loch marin).

Le mot « loch » ne se rencontre que dans les îles Britanniques et en Bretagne et plus particulièrement dans les régions de culture celte comme l’Écosse et l’Irlande. Dans le Nord de l’Angleterre et en Irlande, le terme utilisé est généralement lough. Un petit loch est aussi appelé lochan (en Écosse) ou lochán (en Irlande).

Loch est un mot issu du gaélique et se retrouve donc dans les langues de cette famille : gaélique écossais, irlandais, mannois, mais également dans la branche brittonique : cornique, breton et en gallois. L’anglais et le scots ont également repris le mot, qui s’applique à la plupart des lacs d’Écosse ainsi qu’à de nombreux bras de mer du nord et de l’ouest de l’Écosse. En breton, ainsi qu’en cornique, le mot désigne souvent un lac, un étang côtier saumâtre.

En Écosse, il n’existe qu’un seul lac qui ne soit pas désigné par le mot « loch » : le lac de Menteith (Lake of Menteith) provenant d’une anglicisation de l’écossais Laich of Menteith(en écossais Laich signifie basses terres).

**Les Highlands, ou hautes terres, sont une région montagneuse située au nord et à l’ouest de la faille frontalière des Highlands qui traverse l’Écosse d’Arran jusqu’à Stonehaven. C’est une région géographiquement et historiquement isolée d’Écosse.

Cette région très peu peuplée et peu fertile est couverte de collines et de montagnes dont plusieurs sommets dépassent 1 000m d’altitude, les monts Grampians au sud et les montagnes des Northwest Highlands au nord. Ainsi, le plus haut sommet d’Écosse et des îles Britanniques, le Ben Nevis, culmine à 1 344m d’altitude dans les monts Grampians.
Ces 2 massifs sont séparés par la faille géologique de Glen Mor dans laquelle s’étire le canal Calédonien qui relie la mer du Nord à la mer d’Écosse et, au-delà, à l’océan Atlantique. Ce canal traverse trois grands lacs : le Loch Ness, le Loch Lochy et le Loch Oich.

Le paysage classique des Highlands est la lande couverte de bruyère ou de fougères et parsemée de rochers énormes et de lacs aux eaux très claires. Les vallées profondes (les glens) ont été façonnées par les glaciers qui ont aussi découpé la côte ouest en fjords semblables à ceux de Norvège. Par endroits le sol imperméable est marécageux et couvert de tourbières. Une flore et une faune particulière se sont développées dans ce milieu très humide et balayé par les vents froids. Les falaises escarpées par endroit abritent toutes sortes d’oiseaux marins.

—> La région a donné son nom à la race bovine highland, reconnaissable à son long poil et à ses longues cornes. Cette race rustique peut pâturer des zones de landes ou marécageuses mieux que tout autre race, et elle est parfois utilisée pour entretenir ce type de paysage.
Elle fournit par ailleurs une viande persillée de bonne qualité gustative.

De nombreux châteaux féodaux, comme le château de Sinclair et Girnigoe accroché à sa falaise, rappellent la résistance que les Écossais ont opposée aux envahisseurs venus aussi bien de Scandinavie que d’Angleterre.

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Visiter l’Ecosse/Loch Ness :

http://www.routard.com/guide_voyage_lieu/3405-loch_ness.htm

https://www.easyvoyage.com/royaume-uni/le-loch-ness-899

https://www.tripadvisor.fr/Tourism-g186548-Loch_Ness_Scottish_Highlands_Scotland-Vacations.html

https://www.visitscotland.com/fr-fr/destinations-maps/loch-ness/

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La cryptozoologie : (du grec ancien kruptós : caché – zỗion : animal – lógos : étude, soit : étude des animaux cachés) désigne la recherche des animaux dont l’existence ne peut pas être prouvée de manière irréfutable. Ces formes animales sont appelées cryptides. Le terme a été inventé par le biologiste écossais Ivan T. Sanderson

Ce néologisme est selon le GDT (grand dictionnaire terminologique) une science qui tente d’étudier objectivement le cas des animaux seulement connus par des témoignages, des pièces anatomiques ou des photographies de valeur contestable .

Lorsque la recherche porte sur des animaux anthropomorphes « cachés » tels que le yéti, on parle plus spécifiquement de cryptoanthropologie.

Il n’existe aucune formation universitaire, ni aucun institut scientifique officiel de cryptozoologie. Le cryptozoologue le plus connu est Bernard Heuvelmans, docteur en sciences d’origine belge.

On peut définir la cryptozoologie comme l’étude et la recherche d’animaux de moyenne et de grande taille non encore officiellement répertoriés et dont l’existence controversée pourrait néanmoins être établie sur base de preuves testimoniales (témoignages oculaires), circonstancielles (films, photos, enregistrements de cris), ou même autoscopiques (que chacun peut voir : empreinte de pied, poils, plumes, …), mais considérées comme insuffisantes par la communauté scientifique des zoologues.

—> Dans sa méthodologie, elle peut faire appel à diverses disciplines, telles la zoologie, la paléontologie, la paléoanthropologie, etc., mais aussi la psychologie, l’ethnologie, la mythologie, voire la police scientifique.

On peut classer son sujet d’étude en 5 catégories, qui parfois se complètent l’une l’autre :

• Des animaux connus uniquement par tradition ou traces dans la mémoire collective des autochtones sous forme de légendes ou de contes, voire à travers certaines représentations graphiques. Il est à noter que dans beaucoup de régions d’Europe, le loup et l’ours, animaux parfaitement répertoriés dans la zoologie contemporaine, ont disparu et n’existent donc plus qu’au travers de leurs représentations culturelles (ethnozoologie)
• Des animaux connus uniquement par témoignages visuels, auditifs, voire tactiles ou olfactifs
• Des animaux connus par une empreinte matérielle (comme une trace de pied)
• Des animaux connus par un ou plusieurs éléments anatomiques (fragments de squelette, poils, écailles, traces de sang, etc.)
• Des animaux connus au travers d’un spécimen complet vivant ou mort.

Le champ d’étude de la cryptozoologie ne se limite pas au Bigfoot, Yéti et autres monstres du Loch Ness, mais s’étend à toute créature vivante non identifiée, pour autant que la taille soit égale ou supérieure à celle d’une grenouille et qu’elle ait laissé une trace dans l’esprit humain.

Les découvertes fortuites d’animaux ne font pas partie de la cryptozoologie.

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Article « Ouest France » d’Avril 2017 :

 » Le mystère du monstre du Loch Ness bientôt résolu ?

Un scientifique néo-zélandais, Neil Gemmell, pense pouvoir lever le voile sur cette énigme. À l’aide de la génétique.

Le mystère qui entoure l’existence de Nessie, le célèbre monstre du Loch Ness, est peut-être sur le point de prendre fin. Un scientifique de l’Université d’Otago, en Nouvelle-Zélande, affirme que grâce à l’analyse ADN des eaux du lac des Highlands écossais, il serait en mesure de confirmer ou non la présence du serpent de mer dans le Loch Ness.

Née en 1934 de la publication d’une « fausse » photographie dans The Daily Mail, la légende du monstre du Loch Ness n’a cessé d’aiguiser la curiosité des passionnés de créatures marines. Depuis, les témoignages accompagnés parfois de photographies se sont multipliés, sans pour autant confirmer sérieusement l’existence de Nessie.

Des tests ADN seront menés par le scientifique Neil Gemmell dans les eaux du lac des Highlands écossais.

Le scientifique explique : « Nous utilisons l’ADN environnemental pour contrôler la biodiversité marine. Dans quelques litres d’eau, nous pouvons détecter des milliers d’espèces. » L’objectif : repérer les cellules perdues par l’animal lorsqu’il évolue dans son environnement.

« La nouvelle technologie génomique est suffisamment fine pour effectuer ces relevés et nous pourrons utiliser des comparaisons avec les bases de données qui recouvrent la majorité des êtres vivants déjà connus. » Une preuve ADN pourrait donc venir confirmer les multiples suppositions qui entourent le mystérieux habitant du lac.

Ce projet scientifique fait échos aux nombreuses observations « sérieuses » relevées en 2016 par l’organisation officielle « Loch Ness Monster Sightings Register ». Huit au total. Une année record selon l’agence, qui n’avait pas récolté autant de témoignages depuis 1997. Parmi ces observations, celle de Ian Campbell, un habitant de la région. L’homme, son fils et un ami, habitués des promenades autour du lac, remarquent deux animaux marins de grandes tailles, avec « des nageoires de chaque côté pour se propulser ».

8 observations ont été jugées sérieuses en 2016. (Capture d’écran : Youtube)

Un témoignage qui, recoupé avec une autre observation, relevée le même jour, a été jugé réellement crédible. Ces 200 dernières années, le phénomène aurait déjà été observé près d’un millier de fois.  »

—> Le mythe brisé du yéti.

L’analyse ADN des eaux du lac du Loch Ness pourrait néanmoins décevoir, et ce ne serait pas la 1ère fois que la science viendrait briser un mythe. En 2014, le généticien Bryan Sykes de l’Université d’Oxford, ainsi qu’une équipe du musée de zoologie de Lausanne, ont décidé d’analyser les poils récupérés par des chasseurs de yéti. Les scientifiques espéraient découvrir la vérité sur ce singe géant supposé vivre dans l’Himalaya ou dans les montagnes Rocheuses. Les 30 échantillons examinés s’avéraient pourtant appartenir à des espèces bien connues, tel que l’ours ou la vache. De quoi décevoir les cryptozoologues …

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Article Sputniknews de Mai 2017 :

 » Porté disparu, le célèbre monstre du Loch Ness rompt un silence de près de huit mois: une nouvelle vidéo montrant le mythique Nessie nager dans les eaux du lac écossais a été récemment publiée sur la toile. La dernière apparition de cette bête mythique, évoquée dès le VIe siècle, remonte à août 2016.

—> La vidéo montrant une bête qui serait le monstre du Loch Ness a été tournée le 7 mai au matin par Rob Jones, touriste du Pays de Galles, écrit le Mirror. L’enregistrement mis en ligne montre une créature au long cou s’éloigner d’un bateau de promenade :

Gary Campbell, l’homme qui enregistre les témoignages à propos de Nessie, indique que la longue absence du monstre après une année particulièrement fructueuse en apparitions, avait commencé à provoquer l’inquiétude. En 2016, le monstre du Loch Ness a été filmé 10 fois, un nombre record pour le XXIème siècle. Au total, les archives de Gary Campbell recensent 1 082 cas d’apparition depuis 1996.

Toutefois, c’est avec un certain taux de scepticisme que plusieurs internautes ont réagi à la vidéo de Rob Jones. Certains d’entre eux estiment qu’il s’agit d’un tronc flottant dans les eaux du lac. D’autres disent qu’il s’agit d’une vidéo truquée produite dans le but d’attirer les touristes sur les bords du lac écossais.  »

Et vous ? Quel est votre avis ?

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Sources : Wikipédia, sites tourisme, OuestFrance, Sputniknews

Auteur : Lani

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