Les Baux-de-provence

Samedi 05 Août 2017

Site officiel : http://www.lesbauxdeprovence.com/fr

Les Baux-de-Provence, commune des Bouches-du-Rhône, situés dans le massif des Alpilles, sont principalment un site touristique et font parti d’un des plus beaux village de France.

La commune est centrée autour d’un village situé sur un éperon rocheux qui surplombe de 200m la campagne. Elle est dominée par une vaste forteresse, aujourd’hui en ruines, ouvrant une large vue sur les plaines du sud, vers Arles et la Camargue.

*****

La faune :

De nombreuses espèces animales nichent dans les Alpilles et peuvent aléatoirement être observées sur le territoire de la commune des Baux-de-Provence. La plus réputée est l’aigle de Bonelli (espèce protégée). Les rochers arides abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles : le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé.

Aigle de Bonelli

Lézard ocellé

Le territoire des Baux, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population est en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître.

On ne peut évoquer la faune des Baux sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau européen, la fouine, ou encore le campagnol ou la musaraigne. Quantité de chauves-souris y nichent.

*****

La flore :

La flore baussenque est, pour l’essentiel, xérique (plantes adaptées au millieu sec) et méditerranéenne. Hormis l’olivier, caractéristique du paysage maussanais, on note la présence de micocouliers et de chênes kermès (chêne des garrigues) de petite taille.

micocoulier

Chene_kermes

Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (plante des prés et des fossés humides) ou l’hélianthème à feuilles de Marum (petite plante à fleurs jaunes) s’y rencontrent au fond des vallons.

nivéole d'été

Helianthemum

*****

HISTOIRE

Le nom de Baux-de-Provence provient de l’occitan « bauç » selon la norme classique, en provencal « baus » selon la norme mistralienne, qui signifie « en aplomb », « falaise » ou « escarpement rocheux ».

Par le décret du 07/08/1958, Les Baux deviennent Les Baux-de-Provence.

La bauxite, minerai d’aluminium, tient son nom de cette commune où elle fut exploitée pour la 1ère fois.

Préhistoire et Antiquité :

Les capacités défensives des Baux en font depuis toujours un site attrayant pour l’habitat humain. Des traces d’habitat ont été retrouvées et datées de 6000 avant J-C. comme à la grotte de Costapéra, découverte en 1928, qui abrite une sépulture collective du Bronze ancien.

La place fut utilisée par les Celtes comme un fort autour du IIème siècle avant J-C. Pourtant des quartiers périphériques au castrum se développent très tôt.

On extrait de la pierre calcaire dans des carrières aux alentours des Baux où a été mis au jour un atelier de la fin du IIème et début Ier siècles. Lors de la seconde partie du premier âge du Fer, la population se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d’un village avec ses rues et ses maisons adossées. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d’une état d’autarcie à une véritable économie d’échange.

Moyen-Age :

Il devint la place forte d’un domaine féodal contrôlant 79 villes et villages des alentours. La forteresse fut construite du XI au XIIIème siècles sur une vaste étendue de 7 hectares. Les princes de Baux contrôlèrent la Provence pendant de nombreuses années et y gagnèrent une forte réputation. Ils disaient descendre du roi mage Balthazar et leur devise était : « Au hasard, Balthazar ! ».

Place-forte médiévale située aux confins du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la Provence, la forteresse a connu une histoire militaire mouvementée et a été l’objet de nombreux assauts. Le solide donjon qui domine encore aujourd’hui rappelle l’importance de ce château, objet de toutes les convoitises au Moyen Âge.

La mort de la reine Jeanne 1ère ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire auquel se rallie Guillaume-Roger de Turenne. Les Baux, possession de ce dernier, se trouve donc neutre en début de guerre, et du côté angevin à la fin de la décennie.

Ancien Régime :

Les Baux, ainsi que la Provence, sont alors rattachés à la couronne de France. Sous la férule de la famille Manville, le village devient un centre du protestantisme et tente même une révolte contre la couronne. En 1631, las d’être pris pour cible, les habitants négocient avec le pouvoir le rachat du territoire du château et le droit d’en démanteler les fortifications.

En 1642, la ville est offerte à la famille Grimaldi en tant que marquisat, créé en faveur d’Hercule de Grimaldi, prince de Monaco de 1642 à 1780. Le titre de marquis des Baux leur est d’ailleurs encore rattaché. Administrativement, la ville est entièrement française et le titre de marquis des Baux est traditionnellement donné à l’héritier du trône monégasque.

Période moderne :

En 1822, de la bauxite est découverte dans le secteur. Le minerai est alors intensément exploité jusqu’à épuisement à la fin du XXème siècle. Le village reçoit également la visite de nombreux grands peintres dont Vincent Van Gogh et Pablo Picasso.

ruelles

*****

Son château :

Baux_de_Provence - Le château

Article wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_des_Baux

Site officiel : http://www.chateau-baux-provence.com/

Ici, le texte par « années » et, en bas de page, une frise très intéressante pour comprendre l’Histoire de ce château : http://www.chateau-baux-provence.com/fr/chateau-dhier-aujourdhui

Le Château des Baux est ouvert tous les jours, toute l’année.
Janvier, février, novembre, décembre : 10h-17h
Mars, octobre : 9h30-18h30
Avril, mai, juin, septembre : 9h-19h
Juillet et août : 9h-20h

Château des Baux de Provence
13 520 Les Baux-de-Provence
Tél. : 04 90 54 55 56

ruins

 » Perché sur un éperon rocheux, le Château des Baux domine le village médiéval des Baux-de-Provence et offre un panorama incomparable sur les Alpilles.

De la forteresse du XIème siècle, il ne reste que ruines et vestiges dans lesquels le visiteur peut déambuler le long d’un circuit mouvementé, balisé de panneaux explicatifs et de tables d’orientation.

On découvre le château tel qu’il était au Moyen-Age, place forte convoitée et siège de nombreux assauts jusqu’à son démantèlement en 1632.

De nombreux vestiges témoignent de l’importance du site : le donjon, les tours Sarrazine et Paravelle, les chapelles Castrale et Saint-Blaise, les basse-cours, l’Hôpital Quiqueran, le moulin à vent, la maison du four, le pigeonnier, la citerne, les maisons troglodytes… »

*****

/!\ Infos utiles à savoir : Pas de distributeurs de banque dans le village, 10€50 l’entrée, les parkings coûtent 5€ (exclusivement en espèces), animaux en laisse sont admis, aires de pique-nique dans l’enceinte, dernière visite avec un audioguide jusqu’à 1h avant la fermeture.

Lani @+

Sources : wikipédia, sites officiels, web, avignon-et-provence

*****

********************************************************

Auteur : Ingrid Lani

Après RIP il me semblait normal de suivre Nico & Mariana dans leur nouvelle aventure. Fidèle depuis le 1er jour, modo + tipeuse + blogueuse pour un soutient sans faille et assumé.