Possession et exorcisme

Live du 07/12/2017

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Voyons les différentes définitions pour commencer :

Possession :

Etre habité par un être surnaturel : divinité, esprit, ancêtre ou démon.

Schizophrénie :

C’est une maladie psychique grave, qui s’accompagne d’une perte du contact avec la réalité, de délires ainsi que de modifications de la pensée, du langage et du comportement. Les patients sont souvent incapables de faire la distinction entre la réalité et leur propre perception des évènements.

Ce trouble apparaît généralement au début de l’âge adulte, environ entre 15 et 30 ans, et affecte environ 1 % de la population.

Elle se caractérise par des idées délirantes, des hallucinations, l’absence d’émotions ou l’incapacité de planifier des actions.

Glossolalie :

C’est le fait de parler ou de prier à haute voix dans une langue ayant l’aspect d’une langue étrangère, inconnue de la personne qui parle, ou dans une suite de syllabes incompréhensibles.

Psychokinèse ou psychokinésie :

Ou encore télékinésie par la pensée, c’est une faculté métapsychique hypothétique de l’esprit qui permettrait d’agir directement sur la matière.

Blasphème :

Parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré.

Allotriophagie :

Appétit pour des substances non alimentaires, sorte de perversion de l’appétit qui pousse la personne atteinte à manger des choses qui ne sont pas comestibles comme des couteaux par exemple. Les causes de l’allotriophagie sont la plupart du temps psychologiques.

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Religion monothéiste :

Religion qui affirme l’existence d’un Dieu unique et transcendant ( indique l’idée de dépassement ou de franchissement).

Les 3 principales :

Judaïsme

Christianisme

Islam

Liste des religions par ancienneté    *     Monothéisme

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L’exorciste, le film de 1973

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De  William Friedkin – Avec : Linda Blair, Ellen Burstyn, Jason Miller

Sortie US le 26/12/1973 et France le 11/09/1974 – Durée : 122 ou 133 minutes pour la version intégrale.

Synopsis :

Des fouilles archéologiques sont menés en Irak, effectuées notamment par le père Merrin, un vieux prêtre, fatigué de la vie. Il découvre dans ses fouilles une petite tête de statuette du démon Pazuzu et s’interroge sur la nature du mal au sein de l’Humanité.

A Georgetown, un quartier de Washington, Chris MacNeil est une actrice célèbre qui semble mener une vie heureuse avec sa fille Regan Legland, son ami Burke et ses domestiques. Elle a avec son mari, en déplacement à Rome, des relations tendues malgré ses sentiments.

Chris s’inquiète lorsque Regan commence à être la proie de spasmes violents et d’étranges symptômes. les médecins voient en elle de simples troubles nerveux dus à la préadolescence.

Au cours d’une soirée à la maison des MacNeil, Regan descend dans la salle de réception et adresse à l’un des invités, avec une conviction froide et inquiétante, ces mots étranges : « Vous allez mourir là-haut », puis urine sur le tapis …

Anecdotes :

L’histoire de ce film se base sur des faits inexacts publiés dans l’édition du 20/08/1949 du Washington Post. En effet, alors que William Peter Blatty (le scénariste du film) n’est encore qu’étudiant, il tombe sur un article titré « Boy Reported Held in Devil’s Grip » relatant le cas d’exorcisme de Roland Doe, un garçon de 14 ans, en 1949 dans le Maryland. Il se met alors à écrire sur le sujet. Le livre se vend à 13 millions d’exemplaires, seulement aux Etats-Unis.

Alfred Hitchcock refuse d’acquérir les droits du livre et par conséquent de le réaliser. Finalement Blatty vend les droits à la Warner Bros pour 600.000$, ayant négocié 2 conditions : le romancier sera le scénariste et l’unique producteur.

Jane Fonda est contactée et décrit le projet comme « un tas de merde capitaliste ».

Paul Newman et Jack Nicholson sont contactés pour jouer le Père Karras, mais le réalisateur préfère Jason Miller, comédien sans aucune expérience au cinéma.

Le père Dyer est interprété par un véritable homme de foi : William O’Malley.

Silence, ça tourne :

Le tournage se déroule du 14/08/1972 au 20/07/1973 aux Warner Bros Studios de Burbank, New York et Georgetown, ainsi qu’à Hatra et Mossoul, en Irak.

Ce film est considéré comme faisant partie des films maudits de l’histoire du cinéma : 9 morts, des blessés et nombreux incidents :

L’acteur Jack MacGowran (Burke Dennings), meurt d’une grippe le 30/01/1973.

Ellen Burstyn s’est grièvement blessée au dos suite à une mauvaise chute, lors de la scène de la mutilation de Regan au crucifix, se prenant les pieds dans les câbles.

Le tournage fut suspendu lorsque Jordan, le fils de Jason Miller, fut percuté par une moto et mourut.

Réticente à laisser une enfant proférer des injures aussi crues, la production décide de confier la voix du démon dont est possédée la petite Regan, à l’actrice Mercedes McCambridge, alcoolique repentie. Pour ce doublage, elle s’est beaucoup investie moralement : elle s’est remise à boire et à fumer pour obtenir cette voix très grave. Afin de rentrer dans le personnage de Regan, elle a demandé à être attachée à une chaise.

Suite à un incendie, le tournage fut interrompu durant 6 semaines.

L’après :

Le prêtre exorciste Don Amorth considère le film comme réaliste, malgré l’outrance des effets spéciaux, mais le film s’est attiré les critiques de l’église qui trouvaient scandaleux qu’une jeune fille de 12 ans à peine dise des imprécations aussi crues et scandaleuses.

De nombreuses personnes vomirent ou s’évanouirent lors de la diffusion de ce film au cinéma.

Au-delà du paranormal, ce film peut aussi s’interpréter comme une réflexion sur la difficulté à aimer les personnes en état de déchéance physique, suscitant chez leurs proches à la fois la pitié et le dégoût, de même qu’un sentiment de culpabilité.

L’Exorciste est nommé à 10 reprises aux Oscars et en reçoit 2.

L’Exorciste a rapporté 193.000.000$ lors de sa sortie US et au Canada entre 1973 et 1974. Il a aujourd’hui rapporté 441.306.145$ de recettes dans le monde entier.

/!\ Film INTERDIT aux moins de 16 ANS /!\

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Saint-Louis, dans le Maryland, 1949 – Dans une petite maison de banlieue au 1er étage, on procède à un étrange rituel : des prêtres catholiques récitent des prières face à un jeune garçon tout juste âgé de 14 ans, qui leur répond par des insultes …

Nous l’avons vu, William Peter Blatty « tombe » sur un article (ci-dessous) parlant d’un enfant possédé qui lui donne l’idée d’écrire sur le sujet et son livre est publié en 1971.

Articles sur la possession de Roland Doe 1949

En 1991, l’écrivain Thomas B. Allen reprend les recherches sur le sujet, retrouve articles, documents et témoignages et écrit « Le Possédé, la véritable histoire d’un exorcisme ». Il renommera le jeune garçon Robbie Mannheim.

Le Possédé (La véritable histoire d'un exorcisme) par Allen

Robbie Mannheim était un jeune garçon de 13 ans, l’enfant unique d’une famille ouvrière sans histoire, décrit par ses connaissances comme un enfant calme, réservé, pas vraiment populaire et très studieux.

Il habitait avec ses parents et sa grand-mère une petite maison à Mont-Rainier, dans le Maryland, et était proche de sa tante Harriet qui vivait à Saint-Louis mais qui leur rendait visite régulièrement. Sa tante se disait medium. Elle se servait pour ses séances de spiritisme d’une planche de Ouija qui fascina rapidement le jeune garçon et elle lui apprit à s’en servir.

Le 26 janvier 1949, Harriet succomba à une terrible maladie. Le jeune garçon devint taciturne et renfermé et l’on suppose qu’il essaya alors de contacter sa tante par l’intermédiaire de la planche de Ouija .

Les événements étranges commencèrent peu après la disparition d’Hariett.

Au début, il y eut des bruits dans les murs, des sortes de grattements et la famille Mannheim, pensant que la maison était peut-être envahie par des rongeurs, fit appel à une société de dératisation. Les spécialistes ne trouvèrent pas de traces de nuisibles et ces grattements demeurèrent inexpliqués.

Des coups sourds s’élevaient de pièces vides, des objets se déplaçaient tout seuls, le lustre se balançait et l’image du Christ cognait contre le mur. La famille commença par penser que ces manifestations étaient peut-être produites par Hariett qui essayait de communiquer avec eux depuis l’au-delà mais ils abandonnèrent rapidement cette idée. Les bruits se faisaient de plus en plus intenses et, chaque nuit, la maison résonnait du vacarme qu’aurait fait une troupe de soldats marchant au pas.

Le lit de Robbie était agité de vibrations, alors qu’il se trouvait à l’intérieur, des objets volaient à travers la pièce, toujours en sa présence, et la fiole d’eau bénite placée près de lui se fracassa sur le sol. Des meubles se mirent aussi à bouger mystérieusement, des commodes, des tables de nuit, des tables basses …

Mr Kagey, le père d’un ami de Robbie, fut le 1er témoin extérieur à la famille d’une de ces manifestions. Il se trouvait alors dans la maison des Mannheim, Robbie était assis sur une chaise, quand soudain, brutalement, il vit le jeune garçon se faire éjecter de la chaise et projeté à plusieurs mètres. Depuis peu, à la nuit tombée, le comportement de Robbie changeait. Il devenait étrange, inquiétant.

Puis des marques, des ecchymoses et des traces de coups commencèrent à apparaître sur le corps de l’enfant sans aucune raison. Terrifiée, la famille Mannheim demanda alors de l’aide à leur pasteur luthérien, le Révérend Luther Miles Schulze.

Selon un rapport établi par le Révérend Schulze et relayé par l’Evening Star, un journal de Washington, le garçon fut examiné par divers médecins et psychiatres qui ne purent offrir aucune explication , quand aux manifestations.

Schulze, qui était extrêmement sceptique, proposa d’héberger Robbie pour une nuit, afin de pouvoir observer par lui-même les phénomènes qui l’accablaient. Le révérend, qui entretenait des liens étroits avec un parapsychologue, le Dr Rhein, lui écrivit ce communiqué :

« La nuit du 17 au 18 février, je pris l’enfant avec moi pour la nuit, pour constater de moi-même les phénomènes en question. L’enfant s’endormit dans un fauteuil qui peu de temps après se mit à glisser seul sur le plancher de la pièce. Je mis alors l’enfant sur le lit, qui lui aussi se mit à vibrer, le matelas fut jeté à terre et glissa latéralement, sous le lit … »

Dans l’interview qu’il accorda anonymement au Washington Post le 10 août 1949, le pasteur expliqua que lorsque le garçon s’était endormi dans le lit placé près du sien, il avait entendu le lit vibrer et des bruits de grattements s’étaient élevés des murs. Pendant le reste de la nuit, il avait été témoin d’événements étranges : un fauteuil dans lequel le garçon s’était assis s’était incliné tout seul et les couvertures sur lesquelles il s’était assoupi avait inexplicablement glissé autour de la salle. Il avait ensuite appelé un médecin, qui avait prescrit un barbiturique à toute la famille.

Après cette nuit passée en sa compagnie, Miles Schulze fut convaincu que Robbie Mannheim était possédé et un exorcisme fut effectué suivant les rites de l’église anglicane, sans résultat.

Les phénomènes se succédaient, de plus en plus violents, de plus en plus effrayants et le pasteur Schulze conseilla alors aux Mannheim de se tourner vers l’église catholique. Il les mit en contact avec le père Albert Hughes qu’ils rencontrèrent à l’Église Saint James.

Le Père Hughes, qui mourut en 1980, raconta que lorsqu’il avait rencontré le garçon en février 1949, il avait remarqué que celui-ci avait un regard sombre et vide. En rentrant dans son bureau, Robbie avait jeté un regard dur aux livres de prière que le Père avait sur la table. C’était à ses yeux un symptôme classique de possession : les personnes affectées souffraient d’une profonde aversion pour toutes les choses sacrées, les Saintes Écritures, les crucifix, les membres du clergé, les statues, les icônes, les médailles, …

Au même moment, alors que le garçon regardait les livres, la chaise du Père Hughes s’était littéralement soulevée, avec lui assis dessus, et elle avait foncé contre le mur juste derrière lui. A ce moment là Hughes comprit qu’il avait à faire à quelque chose de surnaturel et de diabolique et il avait abordé la situation aussi bien qu’il le pouvait. Il lui avait immédiatement demandé, en latin « Quel est ton nom ? ». La réponse du garçon avait été sans équivoque, il avait clairement déclaré « Je suis légions ». Le Père Hughes était alors un jeune prêtre peu familier avec les rites d’exorcisme. Ce jeune garçon était même le premier cas qu’il rencontrait.

Le 27 février 1949 Robbie fut admis à l’hôpital de Washington. Cet hôpital était dirigé par des frères jésuites et ils supervisèrent les rituels d’exorcisme. L’adolescent se montrait déjà violent et instable, il s’agitait, tournait, crachait et criait. Il était tellement agressif que les infirmières n’eurent d’autre choix que de l’entraver afin de pouvoir le contrôler.

Le Père Hughes récita les prières d’exorcisme durant 3 nuits consécutives, sans résultat. En fait, le garçon devenait même de plus en plus violent. Il écumait, criait, insultait le prêtre et tentait de briser ses liens. A force de tirer il réussit à libérer une de ses mains qu’il glissa sous le lit afin d’arracher un des ressorts du matelas puis, se servant du ressort comme d’une arme, il infligea au Père Hughes une entaille qui allait de l’intérieur de son poignet au recoin de son coude.

La blessure du Père était sérieuse et elle nécessitait de nombreux points de sutures, il fut contraint d’abandonner le rituel afin de se soigner et Robbie retourna chez lui.

Les parents du jeune garçon vivaient dans un état de peur constante pour la santé de leur fils. Son corps se recouvrait toujours de coupures inexpliquées, de contusions, d’égratignures et d’ecchymoses.

Une nuit, la mère du garçon crut distinguer les mots Saint Louis inscrits dans sa poitrine et elle vit là un message.

Les Mannheim partirent s’installer chez des parents qui habitaient la ville de Saint-Louis en prétextant qu’ils déménageaient afin d’obtenir un traitement médical pour leur fils. Malheureusement, une fois sur place, les médecins ne leur furent d’aucune aide et ils se tournèrent une fois encore vers l’église.

Un des cousins de Robbie contacta un de ses professeur de l’Université de Saint-Louis, le révérend Raymond J. Bishop, qui lui conseilla de s’adresser au pasteur William S. Bowderne, le doyen du diocèse St. Louis, un prêtre qui avait passé du temps au sein de l’armée américaine et qui était connu pour être un homme intelligent, attentif et peu influençable.

Les 2 prêtes vinrent visiter l’enfant ensemble à son domicile. Ils purent constater son aversion pour les choses sacrées, le lit qui vibrait, les objets qui volaient et ils entendirent Robbie parler d’une voix gutturale. Le Père Bowdern déclara qu’il pensait que le garçon était possédé et il demanda alors la permission de chasser les démons qui affligeaient le garçon à l’archevêque dont il dépendait.

La permission de pratiquer un exorcisme lui fut accordée par l’archevêque sous condition qu’un journal détaillé des événements soit tenu.

Connaissant l’issue de l’exorcisme précédent durant lequel le Père Hughes avait été gravement blessé, il décida toutefois d’aborder la situation avec prudence. Il avait de sérieux doutes en ses capacités. Il ne savait pas s’il réussirait à accomplir le rituel avec succès mais tout ce qu’il souhaitait, c’était aider l’enfant à combattre les démons qui prenaient possession de son corps.

Afin de le seconder au cours de ses rituels il sollicita l’aide de plusieurs prêtres et d’un séminariste. Parmi eux se trouvaient un jésuite, Fr. Walter Halloran, et le Révérend William Van Roo.

Père Bowdern et Walter Halloran

Les pères Bowdern et Halloran

Très rapidement Robbie manifesta une forte hostilité envers les membres du clergé. Il crachait sur les prêtres, les menaçait, leur ordonnait de quitter la pièce, et leur faisait toutes sortes de propositions sexuelles vulgaires. Les prêtres avouèrent avoir parfois maintenu un oreiller sur son visage afin de l’empêcher de jurer.

Le Père Bowdern et ses prêtres ne se laissèrent pas décourager et tous les soirs, durant 3 semaines, ils récitèrent des prières d’exorcisme. Ils devaient souvent attacher le garçon à cause de ses accès de violence et l’un des prêtres écrivit dans son journal que les coups qu’il assénait étaient bien plus puissants que ceux qu’aurait pu donner un garçon ordinaire de son âge.

Il n’était d’ailleurs pas rare que des hommes soient blessés.

A ce moment là, ils décidèrent de faire interner l’adolescent à Saint-Alexius, un hôpital géré par un ancien ordre de moines catholiques, afin de laisser sa famille respirer. Robbie fut confiné dans une pièce où personne ne pouvait l’entendre lors de ses crises et où ils pouvaient opérer en toute tranquillité, sans se soucier des passants (le même type de chambre que l’on trouve dans un hôpital psychiatrique). Les fenêtres étaient scellées, les portes ne s’ouvraient pas de l’intérieur et tous les objets à l’intérieur de la pièce étaient considérés comme inoffensifs pour le garçon.

L'hôpital St-Alexius

L’hôpital St-Alexius

La santé du Père Bowdern déclinait et les gens commençaient à s’en émouvoir. Il faut comprendre que les prêtres continuaient à assumer les taches quotidiennes qui leur incombaient et qu’ils prenaient part à toutes sortes de missions. Bowdern arrivait souvent en début de matinée, puis il passait la plus grande partie de la journée à diriger la paroisse dont il s’occupait.

Les choses ne se passaient pas vraiment comme il l’avait espérer et il était épuisé aussi bien physiquement que moralement.

Une nuit, un des prêtes qui assistait au rituel d’exorcisme eut le nez cassé par Robbie. Le découragement les gagnait, ils se sentaient envahis par le doute et le désespoir. Ils décidèrent alors que la meilleurs chose à faire était probablement de baptiser l’enfant afin de renforcer sa résistance à travers les sacrements. Ils espéraient qu’une fois qu’il serait converti au catholicisme il serait soumis au pouvoir de l’église et à ses prêtres, ce qui les aiderait grandement à le libérer.

Lorsqu’ils tentèrent de forcer Robbie à communier, ils connurent alors le plus féroce combat de résistance que le garçon n’ait jamais livré. Ils réussirent pourtant à lui faire accepter l’hostie, mais le résultat ne fut pas celui qu’ils avaient prévu, les démons qui le possédaient semblaient avoir gagné en détermination.

Quelques jours plus tard eut lieu un événement qui bouleversa tout ceux qui y assistèrent.

Robbie était déchaîné, il se montrait plus violent et plus haineux que jamais quand soudain, pour la 1ère fois depuis bien des jours, il déclara d’une voix claire et ferme : « Satan ! Satan ! Je suis Saint-Michel et je vous ordonne, Satan et les autres esprits mauvais, de quitter ce corps maintenant ».

Halloran souligna que durant cette scène les mots tels que « le mal » et « l’enfer » ainsi que d’autres marques diverses étaient apparues sur le corps de l’adolescent.

Lettre du Père Bowdern et Statue de Saint-Michel

Lettre du Père Bowdern et statue de Saint-Michel dans la chambre de Robbie

Après l’intervention de ce que l’on pensa être l’archange Saint-Michel, Robbie put retourner à la messe. Il semblait enfin apaisé. Quelques jours plus tard, sa famille le ramena dans leur maison de Mont-Rainier et ils reprirent leur ancienne vie.

Robbie, qui est aujourd’hui marié, père et grand-père, n’a aucun souvenir des événements, ce qui arrive souvent aux victimes de possession.

Par la suite, Halloran affirma à maintes reprises que le Père William S. Bowdern, le Père Bishop et lui-même étaient tous 3 persuadés que le cas de possession était réel.

Les médecins qui examinèrent Robbie Mannheim au moment des faits ne découvrirent aucune preuve d’une quelconque maladie et les nombreux experts qui étudièrent son cas se révélèrent incapables de trouver une explication quand aux surprenants phénomènes dont il avait été victime.

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Voici donc l’histoire vraie qui a inspiré un livre qui inspira un film qui en inspirera plein d’autres …

Sources : Wikipédia, allociné, horreur.net, Larousse, létudiant, commeaucinema, mindshadow, hitek, paranormalinfo, paranormal52, lynncinnamon

Auteur : Lani

"Blogueuse/webmaster" amateur pour Nico & Mariana avec un site professionnel les mettant en valeur et la pleine lumière sur leur chaîne.