Psychopathe, Sociopathe ou Psychotique ?

Nous avons commencé à échanger sur des tueurs en série, avec Ed Kemper, ou tueur de masse, avec le cas Amityville et Ronald DeFeo Junior, mais savons-nous faire la différence entre ces 3 mots ?

Pour commencer, la psychopathie et la sociopathie ne sont pas des maladies mentales mais des troubles de la personnalité. Se sont des termes psychiatriques.

Il apparaît que les mots « sociopathe » & « psychopathe » sont souvent associés mais qu’il faut surtout différencier avec le mot « psychotique » qui lui désigne une maladie mentale.

Psychopathe :

Personne souffrant d’un important trouble du comportement ou trouble de la personnalité. Ce trouble se traduit par un comportement fortement antisocial, un manque de remords et un manque de comportements humains.

On compte près de 3% des hommes et 1% des femmes, touchés par la psychopathie. Cette pathologie peut s’exprimer à des degrés très différents, et pouvant mener jusqu’à la réalisation d’actes criminels.

La psychopathie toucherait 2 à 3 % de la population, surtout des hommes, entre 20 et 30 ans et le trouble semble disparaître après 40 ans, sans que l’on puisse l’expliquer.

Malgré les termes similaires, les psychopathes sont rarement psychotiques.

Les psychopathes ne sont pas tous violents, ils utilisent la manipulation pour obtenir ce qu’ils souhaitent. En général, ce sont des individus qui se soucient peu de ce que les autres pensent d’eux et les utilisent pour atteindre leur but.

L’évaluation des caractéristiques de la psychopathie sont largement utilisés dans le cadre de la justice pénale de certains pays et peuvent avoir des conséquences importantes pour les concernés.

Le psychopathe agit de manière très impulsive, dans le but de « détruire » psychologiquement et/ou physiquement l’individu. Ce comportement destructeur n’entraîne chez le psychopathe aucun sentiment de culpabilité.

Parmi les symptômes notons : l’indifférence froide, l’irresponsabilité, l’absence de culpabilité, paranoïaque il s’énerve rapidement et les comportements asociaux avec autrui.

Encore trop peu connue, la psychopathie a des origines assez floues. Cependant, on souligne tout de même une influence des facteurs environnementaux et familiaux.

La psychopathie n’est pas une maladie incurable, et il existe de nombreuses thérapies pour atténuer les comportements agressifs, voire guérir la pathologie.

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Sociopathe :

Personne souffrant d’un trouble de la personnalité dont le critère principal d’identification est la capacité limitée à ressentir les émotions humaines (manque d’empathie), aussi bien à l’égard d’autrui qu’à son propre égard.

C’est un trouble qui empêche les individus de s’adapter à des standards d’éthique et de comportement propres à leur communauté.

Les sociopathes peuvent être dangereux, ils peuvent faire preuve d’un comportement criminel, organiser des cultes dangereux et faire du mal à eux-mêmes et aux autres.

Les sociopathes sont des individus extrêmement charmeurs et charismatiques. Leur personnalité est décrite comme magnétique et ils génèrent beaucoup d’attention et de louanges de la part des autres. Ils ont aussi tendance à avoir beaucoup d’énergie sexuelle et pourraient présenter des fétiches sexuels étranges ou être dépendants au sexe.

Ils sont rarement timides ou bafouillent rarement. Ils ont du mal à contrôler des réponses émotionnelles comme la colère, l’impatience ou l’ennui. Ils s’en prennent en permanence aux autres et répondent vigoureusement à ces émotions.

Les sociopathes démontrent un comportement anormalement spontané et audacieux. Ils ont l’air d’agir en dehors des normes sociales et pourraient faire des choses bizarres, risquées ou outrageantes sans en comprendre clairement les conséquences éventuelles.

Les sociopathes amènent les autres à faire ce qu’ils veulent qu’ils fassent, soit en les séduisant soit en employant des méthodes plus agressives.

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Le comportement antisocial  :

C’est un comportement manquant de considération pour les autres individus et susceptible d’être préjudiciable à la collectivité, aussi bien de façon intentionnelle que par négligence.

Les individus atteints de trouble de la personnalité antisociale ont souvent des problèmes avec les figures d’autorité.

Ce type de comportement peut se manifester de plusieurs façons : agressivité, violence, non-respect des droits d’autrui, égocentrisme, comportements irresponsables, absence de culpabilité.

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Psychotique :

Les troubles psychotiques affectent le fonctionnement du cerveau de façon majeure en modifiant les pensées, les croyances ou les perceptions.

Une personne atteinte d’un trouble psychotique peut, par exemple, entendre des voix ou avoir l’impression que d’autres personnes manipulent ses pensées. Elle fait difficilement la différence entre ce qu’elle perçoit et ce qui est réel.

On dit de la personne atteinte, durant les périodes de crise, qu’elle perd le contact avec la réalité.

La personne atteinte d’un trouble psychotique a beaucoup de difficulté à fonctionner au quotidien. Ces troubles affectent aussi bien les jeunes que les adultes, sans différence quant à l’origine ethnique, à la condition sociale ou économique et à l’éducation. Les troubles psychotiques débutent habituellement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

Principales formes de troubles psychotiques :

La schizophrénie cause une perte de contact avec la réalité en affectant les pensées, les émotions, les sentiments et les comportements. la personne atteinte du trouble schizoaffectif présente à la fois des symptômes de la schizophrénie et des symptômes associés aux troubles de l’humeur (dépression et maladie affective bipolaire)

Le trouble délirant affecte principalement les pensées et les idées (avoir de la difficulté à se concentrer, croire qu’une vedette est tombée amoureuse d’elle, avoir la sensation de dégager une mauvaise odeur, ou l’impression d’être poursuivie ou d’être contaminée)

L’épisode psychotique bref : les symptômes sont les mêmes que ceux de la schizophrénie. Toutefois, ils apparaissent de façon subite et sont souvent déclenchés par un stress important : décès, violence, maladie, désastre naturel. L’épisode psychotique bref ne dure pas plus d’un mois. Par la suite, la personne retrouve son fonctionnement normal, souvent sans faire de rechute.

Trouble psychotique secondaire à la consommation d’une substance : perte de contact avec la réalité causée par la consommation de substances comme l’alcool, les drogues ou les médicaments. La personne atteinte peut présenter des signes et des symptômes tels que des idées délirantes et des hallucinations.

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Sources : Wikipédia, wikihow, psy-luxeuil, psychologie.com, sante.gouv, doctissimo, lepsychologue, santemedecine,

Auteur : Lani

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