Retour du Japon

Vendredi 13 Septembre 2017

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Qu’est-ce qu’un site mégalithique ?

Mégalithe, du grec « megas : grand » et « lithos : pierre ».

Un mégalithe est un monument constitué d’une ou plusieurs pierres de grandes dimensions, érigées (ou levées) par les hommes, sans l’aide de mortier ou de ciment pour fixer la structure.

Le plus connu est Stonehenge* au Royaume-Uni, dans le Wiltshire :

Le terme « mégalithe » recouvre différentes structures. Parmi les mégalithes préhistoriques on distingue principalement :

  • les menhirs : pierres dressées plantées verticalement en terre
  • les statues-menhir : un monument mégalithique constitué d’un seul bloc sculpté ou en bas-relief représentant une figure humaine.
  • les dolmens : tombeaux constitués de dalles souvent monumentales, et les allées couvertes, formées de plusieurs pierres dressées recouvertes par une ou plusieurs dalles (ou tables)
  • les cercles de menhirs : plus ou moins complets (parfois appelés cromlechs)
    les alignements de forme ovale : appelés bateau de pierre, fréquents au sud de la Scandinavie
  • les hypogées : grottes artificielles creusées par l’homme, avec couloir en pente douce, vestibule et chambre sépulcrale

*Il existe également des monuments mégalithiques plus rares, comme Stonehenge ou les taulas des îles Baléares, pierres verticales surmontées d’une autre horizontale.

Distribution des mégalithes les plus anciens

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Au Japon il y a donc plusieurs sites de mégalithes et de formes vraiment étranges :

Monolithe Asuka

Les mystérieux monolithes d’Asuka dont la plus grande et la plus insolite des pierres taillée est le Masuda-no-Iwafune : le rocher navire de Masuda. Elle fait 11m de long, 8m de large, 4m70 de hauteur et pèse environ 800 tonnes.

Ishi-no-Hoden

Le Cube megalithique de Ishi no Hōden, situé dans une ancienne carrière de Honshu non loin d’Asuka, est un pilier rectangulaire sculpté (souvent dit « le cube ») qui mesure 6,45m x 5,7m x 5,45m.

Bien qu’il soit actuellement un site de culte dédié au shintoïsme (culte du dieu Ōshiko Jinja ), on ne sait pas qui l’a sculpté ni à quelle periode.

Le temple a été construit ultérieurement pour proteger ce monunent sacré au Japon. Le cube a été sculpté de façon a donner l’impression de leviter au dessus de son bassin d’eau.

Tombeau Kibi-hime_pierres singe

Le tombeau de la princesse Kibi-hime, dans le Nihon shoki (Annales ou Chroniques du Japon) il est dit qu’elle a été enterrée au lieu dit « Mayumi-oka » mais dans le chapitre sur les tombeaux dans le Engishiki (recueil japonais de lois et de règlements datant de 927) il est précisé que sa tombe se trouverait dans le tombeau de l’empereur Kinmei. On présume donc que c’est le lieu actuel : on peut y voir 4 monolithes appelés « Saru-ishi » (pierres-singes) du fait de leur forme évocatrice.

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Le Mont Miwa, ou mont Mimoro, est une colline culminant à 467m d’altitude dans la ville de Sakurai dans la préfecture de Nara.

Mont Miwa-ONJT

C’est une montagne historiquement et religieusement importante au Japon, en particulier au cours de son histoire ancienne, et constitue un lieu saint du shintoïsme. Toute la montagne est considérée comme sacrée et abrite l’un des premiers sanctuaires shinto, l’Ōmiwa-jinja. Plusieurs tertres funéraires de la période Kofun sont dispersés tout autour de la montagne.

Le kami généralement associé au mont Miwa est Ōmononushi, un kami du serpent, de la pluie et de la foudre.

Le sanctuaire de la montagne est Ōmiwa-jinja.

Les chefs de la période Yamato dirigeaient souvent depuis des palais proches des montagnes sacrées et construisaient des tumuli (du latin « tumulus, une éminence artificielle, circulaire ou non, recouvrant une sépulture) autour d’elles car c’étaient des sanctuaires importants aussi bien pour les habitants des environs que pour les rois Yamato.

—> Un tumulus est fait de terre et de pierres, un tertre n’est fait que de terre.

Les cèdres du Japon qui recouvrent toute la montagne sont considérés des arbres sacrés.

—> Les kofun sont des monuments funéraires (tumuli) japonais entre le IIIème et le VIIème siècle, qui ont donné leur nom à la période Kofun.

Les kofun en « trou de serrure » se multiplient à la fin du IVème siècle et début du Vème siècle dans la région d’Osaka.

Kofun-Goshikizuka-Kobe Goshikizuka à Kobe (194m, diam. 125m)

Un très grand kofun : le Nintokuryō.

Du ciel, représente la serrure pour entrer dans l’au-delà.

Le kofun attribué à l’empereur légendaire Nintoku, près de Sakai dans la région d’Ōsaka, est l’une des plus grandes sépultures du monde car l’ensemble mesure, avec les douves 320.000 m2. Le tertre mesure 725m de long, 305m de large et 35m en son point le plus haut.

Le site contient un grand nombre de haniwa (terre-cuites funéraires japonaises) sur son sommet et ses contours. L’intérieur du premier fossé en dénombre une rangée de 17.775 pièces enterrées au total.

Il n’a jamais été fouillé mais l’effondrement de la partie principale en 1872 a mis au jour la chambre funéraire. Elle contient un sarcophage de pierre d’un volume de 9,5m3 et un mobilier funéraire contenant notamment des armures en bronze doré, des armes de fer et de bronze et un vase en verre perse.

Le monument est entouré d’une dizaine d’autres petites tombes. L’une d’elles, fouillée en 1912 a révélé de nombreux miroirs, perles et ornements divers dont un magatama de jade d’une longueur exceptionnelle de 8cm.

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Yamato est une ancienne province du Japon, berceau historique du Japon. Située sur l’île d’Honshū, elle correspond à l’actuelle préfecture de Nara. On ne connait pas précisément sa date de création mais on suppose qu’elle se situe aux alentours du IVème siècle lors de la période Yamato*.

Avant que cette province ne soit dirigée par une lignée de chefs de clans de la région du Kansai, au cours de la période Kofun, l’histoire de cette région doit se lire dans le Paléolithique du Japon, et les périodes Jomon et Yayoi.

* La période Yamato désigne la période de l’histoire du Japon où une structure politique et sociale se met en place dans la province de Yamato autour de Nara vers 250.

Cette période peut être divisée en 2 sous-périodes, sur la base de la chronologie de l’arrivée du bouddhisme dans l’archipel:

  • La période Kofun (vers 250–538), du nom des kofun, tertres funéraires typiques de l’époque qui constituent l’une des principales sources de documentation sur cette période.
  • La période Asuka (538–710)

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nichitsu-japonsecret

Village fantôme de Nichitsu est le village abandonné le plus populaire au Japon car sa localisation est bien connue, il est relativement peu dangereux et ainsi beaucoup d’émissions TV s’y déroulent.

C’est un village de mineur qui se trouve à environ 50 km de Chichibu, à Saitama.

Nichitsu est le nom de la compagnie qui possède le village. Les ouvriers survivaient ici avec leurs familles pour être au plus près de la mine, un peu trop loin des villes. Il y avait 4.000 habitants.

Il y avait deux écoles, une clinique, une poste et même un cinéma. Les chefs vivaient dans des maisons agréables tandis que les ouvriers ordinaires se trouvaient dans des appartements-taudis le long de la rivière ou sur le bord des falaises.

Le village fût abandonné dans les années 80.

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La Base Militaire abandonnée de Fuchu, sur Tokyo il y en a plusieurs, celle-ci est la plus connue de par ses 2 paraboles rouillées gigantesques.

fuchu-japonsecret

La base est bien protégée : du barbelé se trouve tout autour et il y a des gardes postés à plusieurs endroits. C’est une zone résidentielle très vivante où les habitants surveillent (ils l’écrivent sur des papiers qu’ils affichent un peu partout). Il s’y trouve également une tour de communication radio encore en activité, il y a donc des passages de voitures de l’armée…

Plan de la base (Japon-secret) :

Plan de la base de Fuchu-japonsecret

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Le bosquet de prunes de Minabe, préfecture de Wakayama, s’étend à travers les montagnes avec plus de 80.000 pruniers (floraison mi-février) de plantés.

Des événements divers, comme des spectacles de tambour, de la cérémonie du thé ont lieu chaque week-end.

Bosquet de prunes de Minabe - japanhoppers

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Le mont Miwa est le sujet d’un poème waka (un genre de poésie japonaise) de la princesse Nukata (aussi connue sous le nom de princesse Nukada), recueilli dans le Man’yōshū (littéralement « recueil de 10.000 feuilles »).

La princesse Nukata est une poétesse japonaise de la période Asuka.

Fille de la princesse Kagami, Nukata devient l’épouse favorite de l’empereur Temmu dont elle a une fille, la princesse Tōchi qui deviendra plus tard l’épouse de l’empereur Kōbun. Elle connaît dans un 1er temps les faveurs de l’empereur Temmu.

La légende bien connue veut qu’elle devient plus tard une des épouses du frère ainé de l’empereur Tenji, mais cette légende n’est pas documentée. On ne sait pas si ce changement dans ses relations est volontaire ou contraint. Après la mort de l’empereur Tenji, elle retrouve l’empereur Temmu.

En tant qu’une des grandes poétesses de son temps, 13 de ses poèmes apparaissent dans le Man’yōshū: n° 7-9, 16-18, 20, 112, 113, 151, 155, 488 et 1606.

2 de ses poèmes sont réimprimés dans les collections de poésie ultérieures Shinchokusen Wakashū et Shinshūi Wakashū.

Le poème no 9 est bien connu pour être un des poèmes du Man’yōshū les plus difficiles à interpréter.

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—> Blog découvrir Wakayama : Voyages & vagabondages

—> La ville de Chartres (France) est jumelée avec la ville de Sakuraï (Japon).

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Voilà quelques compléments qui, j’espère, attiserons votre curiosité ou votre passion pour le Japon.

Merci Mariana et Nicolas pour ce sublime voyage au pays du soleil levant.

Lani @+

Sources : wikipédia, messagesdelanature, histoiresecrète, velomystique, japanheritage, japonsecret

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Auteur : Ingrid Lani

Après RIP il me semblait normal de suivre Nico & Mariana dans leur nouvelle aventure. Fidèle depuis le 1er jour, modo + tipeuse + blogueuse pour un soutient sans faille et assumé.