Succube et Incube, démons nocturnes & paralysie du sommeil

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Succube : nom masculin – Personnage de légende. Ce sont des démons qui prennent la forme d’une femme pour séduire un homme durant son sommeil et ses rêves. Les succubes servent Lilith et ont pour mode d’action la séduction des hommes afin de les punir de leurs traîtrises envers des femmes.

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Les succubes revêtaient également l’aspect de la personne aimée, afin d’inciter le fiancé ou l’homme chaste à commettre le péché de luxure.

La croyance à des relations sexuelles entre un esprit et un mortel, homme ou femme, est très ancienne et présente chez de nombreux peuples. Le succube est de nature ambivalente, puisqu’il est à la fois redouté et désiré.

Le terme succube vient du mot latin succuba qui signifie « concubine ». Il ne désigne le démon femelle qu’à partir du XVIème siècle, par rapprochement avec le terme incube.
Une autre étymologie le fait dériver du latin classique sub (sous) et cubare (coucher) : « qui couche sous » ou « être couché sous ».

On retrouve le succube dans d’autres contrées : la szeged de Hongrie est une sorcière qui lors de l’union avec ses victimes, les étouffent puis les transforment en chevaux volants. Dans les Antilles on la retrouve sous le nom de dorlisse, les iakoute en Sibérie et dans les contes arabes anciens, on évoque un démon femelle s’introduisant dans les rêves des hommes pour les troubler.

Associée à la mort, le succube est souvent liée à d’autres créatures comme les vampires, les stryges, les goules ou les harpies et les sirènes dans un autre registre. Les vampires femelles s’apparentent le plus à la succube, vu son coté « séductrice fatale », mais les points communs s’arrêtent là.

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Incube : nom masculin – Démon mâle qui prend corps pour abuser sexuellement d’une femme endormie. Velu, hirsute et souvent représenté comme possédant des pieds de bouc, l’incube peut également s’en prendre aux hommes. Le démon incube pèse sur la poitrine de sa victime endormie et peut même l’étouffer.

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Article complet Wikipédia

Le mot incube dérive du latin classique incubo, formé sur in- (sur) et -cubare (coucher), et signifie donc « couché sur ».

Sa forme est variable, parfois éthéré, il peut prendre possession d’un corps humain ou animal, voire celui d’un autre démon ou esprit. Il est ainsi doué de mutabilité. Cette variabilité de ses représentations, païennes comme chrétiennes, ne permet pas d’affirmer qu’une iconographie lui soit propre.

—> Le moine Ernauld écrit :

 » Il y avait dans le pays de Nantes une malheureuse femme tourmentée par un démon. Cet être lascif alluma en elle le feu de la passion, s’étendit sur elle et la traita comme une épouse après avoir passé l’une de ses mains sous son corps et l’autre sous sa tête. Adultère invisible, il venait la nuit, pendant que la femme était couchée près de son mari, qui ignorait tout, et il se livrait sur elle à la luxure. Pendant 6 ans, ce mal resta caché et la malheureuse ne découvrit sa honte à personne. Pourtant la 7ème année, le spectacle de ses crimes amoncelés et la pensée des jugements de Dieu l’effrayèrent. Elle alla trouver les prêtres et avoua son opprobre. Puis elle fit des pèlerinages et implora les saints. Mais confessions, pèlerinages, prières n’obtinrent aucun résultat. Le démon revenait chaque jour et était de plus en plus libertin. Le crime finit par être connu et le mari entra en fureur…  »

St Bernard, de passage dans la ville, confia à la malheureuse son bâton de pèlerin, qui eut le don d’éloigner l’incube.

« Quand le dimanche fut arrivé, le Saint monta en chaire et, avant de prêcher il prescrivit à tous les assistants de tenir dans leurs mains des chandelles allumées. Puis il rapporta les forfaits inouïs du Diable, il jeta l’anathème à l’esprit lascif qui s’était livré à d’affreuses saletés contraires à la nature. Toute l’assistance adhéra à cet anathème, enfin il lui enjoignit par l’autorité du Christ de n’approcher ni de cette femme ni d’aucune autre. Dès que les chandelles sacramentelles furent éteintes, la puissance du Diable fut complètement anéantie. La femme se confessa, puis communia, l’ennemi ne reparut jamais, mais il s’éloigna pour toujours. » (S. Bernardi Vila, Il, 34).

Voilà comment, au Moyen Age, on soignait l’incubat.

Des relations sexuelles avec le diable, ou avec un amant-démon, étaient souvent « confessés » par les sorcières d’après ce qu’on lit dans les minutes des anciens procès en sorcellerie. Un grand nombre de ces confessions étaient tout simplement arrachée sous la torture.
Mais la confession de la sorcière écossaise Isobel Gowdie fut volontaire, elle s’est dénoncée, et fut pendue. Ses motifs pour agir de la sorte ne sont pas connus, mais sa confession est très détaillée et décrit une relation sexuelle avec le Diable. Elle dit qu’il était dur et froid.

Les érudits de l’église ont beaucoup débattu de la nature des incubes et des succubes et du péché commis à leur contact. Certains ont déclaré qu’il s’agissait du même démon, asexué à la base, car inhumain, qui pouvait devenir incube pour coucher avec une femme et devenir succube pour coucher avec un homme. Ils pensaient aussi que le diable pouvait ainsi recevoir, sous forme de succube, la semence d’un homme souvent pendant son sommeil, et ensuite, sous forme d’incube, la transmettre à une femme et ainsi lui faire concevoir un enfant.

On discuta longtemps pour savoir si les incubes pouvaient réellement engendrer. On prétendit que les Huns, que Platon, Merlin l’Enchanteur, l’Antéchrist et Mélusine étaient nés de leur union avec les mortelles.

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 Broché – Eds Corne d’abondance – 44p. – Fnac 

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La paralysie du sommeil est un trouble du sommeil qui advient à l’endormissement (état hypnagogique) ou au réveil (état hypnopompique). Caractérisée par l’impossibilité de bouger ou de parler, elle est souvent associée à une sensation de présence inquiétante et à des hallucinations.
L’état de paralysie dure généralement de quelques secondes à plusieurs minutes.

C’est un trouble du sommeil relativement fréquent : 20% de la population en aurait fait l’expérience, en particulier lors de l’adolescence.

Le dormeur qui se réveille se sent complètement paralysé, incapable de bouger les membres, de parler ou de crier.

L’expérience est souvent d’autant plus mal vécue que, dans les deux tiers des cas, elle s’accompagne d’hallucinations hypnagogiques visuelles ou tactiles. Aussi elle est souvent associée à une intense sensation d’épouvante et de terreur.

Article Wikipédia

Article du NouvelObs —>  Imaginez : vous vous réveillez en pleine nuit, complètement paralysé et sujet à des hallucinations. C’est ce qui arrive de temps en temps à Jules depuis une quinzaine d’années.

« La première fois, je devais avoir 8 ans. C’est tout le temps la même chose. Je me réveille, mais je ne peux pas bouger. Je peux seulement entendre ce qui se passe autour de moi et ouvrir les yeux. Là, je vois une présence qui m’observe, puis qui m’étrangle. »
Pourtant, Jules n’est atteint d’aucune pathologie.

Le professeur Yves Dauvilliers, professeur de neurologie et physiologie au centre national de référence narcolepsie et hypersomnie (CNRNH), détaille ce phénomène appelé paralysie du sommeil :

« On est complètement éveillé, avec une atonie musculaire. Lorsque l’on rêve, on est toujours en atonie musculaire, pour éviter que l’on bouge en phase de sommeil paradoxal. La paralysie du sommeil, c’est un état entre la veille et le sommeil paradoxal. »

La paralysie du sommeil peut survenir dans une période d’anxiété, de dépression ou de décalage horaire. Mais si le phénomène est récurrent, prévient le professeur Dauvilliers, « il faut voir si il n’y a pas de pathologie, comme la narcolepsie. »

Les narcoleptiques, parce qu’ils se retrouvent bien plus souvent que le reste de la population dans un état entre la veille et le sommeil paradoxal, sont aussi plus fréquemment sujets à la paralysie du sommeil.

C’est le cas de Matthieu, 23 ans. Narcoleptique depuis l’âge de 11 ans, il a déjà connu des épisodes de paralysie du sommeil accompagnés d’hallucinations.

« Ça pouvait prendre différentes formes : des petits bonshommes, des sortes de fantômes translucides… Ils me touchaient, je les sentais vraiment. Quand t’es gamin, tu comprends pas forcément que c’est une projection de ton esprit, ça paraît tellement réel. »

Le professeur Yves Dauvilliers estime qu’environ 35% des personnes touchées par la paralysie sont sujettes à des visions :

« C’est un phénomène physiologique qui peut-être accompagné d’hallucinations cénesthésiques. C’est lié à l’imagerie du rêve. Ça peut être positif comme négatif. On voit et on hallucine ce qu’on a vu pendant la journée. »

Jules : « Une fois, j’ai essayé d’interagir avec cette entité, en l’insultant mentalement. Elle m’a envoyé une sorte de frisson d’angoisse. »

Par Simon Chlr – Publié le 22 avril 2014 à 11h37

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Sources : Wikipédia, mythologica, dol-celeb, le-sidh, circee, nouvelobs

Auteur : Lani

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