Vampire : Maladie mentale ou réalité ?

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Le cimetière de Highgate est un cimetière situé à Highgate, un quartier du nord de Londres (Royaume-Uni).

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Ce cimetière dans sa forme originelle fut ouvert en 1839. Il fait partie des 7 cimetières ouverts autour du centre de Londres connus sous le nom des Magnificent Seven cemeteries qui avaient pour but de limiter le risque propagation des maladies causée par la proximité de sépultures des anciens cimetières londoniens, situés dans le centre ville.

Le design initial fut créé par l’architecte et entrepreneur Stephen Geary.

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Le cimetière de Highgate fut dédié à Saint James le lundi 20 mai 1839 par le Révérend Charles Blomfield, Évêque de Londres.

15 acres (ancienne unité de mesure de superficie) furent réservées à l’Église d’Angleterre et 2 acres aux Dissidents Anglais. Les concessions furent vendues pour une période limitée ou à perpétuité.

La 1ère inhumation fut celle d’Elizabeth Jackson de Little Windmill Street, Soho, le 26 mai.

Le lien particulier qu’entretenaient les Victoriens avec la Mort a entraîné la création de très nombreuses sépultures et caveaux gothiques.

Le site est couvert d’arbres, de buissons et de fleurs sauvages, dont la plupart ont été plantés puis laissés à l’abandon, donnant un aspect sauvage à la végétation. Parmi les arbres de Highgate, on notera la présence d’un énorme cèdre du Liban, probablement planté 100 à 150 ans avant la création du cimetière. Celui ci surplombe l’Avenue Égyptienne et le Cercle du Liban, partie orientaliste de la section Ouest, creusée dans le flanc de la colline.

Le cimetière est également une réserve naturelle pour les oiseaux et les petits animaux. Pour sa protection, la partie Ouest du cimetière, qui comprend une collection impressionnante de mausolées et de pierres tombales victoriens élaborés, n’est accessible que lors de visites guidées. La partie Est, plus récente, peut être visitée individuellement.

Le cimetière de Highgate connut un succès médiatique des années 1960 à 1980 pour son soi-disant passé occulte, et plus particulièrement pour la légende urbaine du Vampire d’Highgate …

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Le vampire de Highgate est le nom donné à une panique collective créée à la suite d’un reportage journalistique survenu dans le cimetière de Highgate au début des années 1970. Cette histoire constitue un exemple de légende urbaine moderne.

Au départ, un groupe de jeunes gens férus d’occultisme se retrouvent régulièrement dans le cimetière de Highgate, et ce depuis la fin des années 1960. Le cimetière est alors souvent l’objet de vandalismes.

Le 21 décembre 1969, un de ces jeunes, David Farrant, se rend de nuit au cimetière.

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Dans une lettre au Hampstead and Highgate Express du 6 février 1970, il explique qu’il avait décidé de passer la nuit du 24 décembre 1969 là-bas, puis qu’il y rencontra une entité grise, qu’il a considéré comme un être surnaturel. Il se renseigna auprès des autres membres pour savoir si l’un d’eux avait déjà rencontré cet être. Plusieurs personnes lui répondent alors, décrivant une variété de fantômes passant pour hanter le cimetière ou ses alentours, à Swains Lane notamment.

Ces êtres fantomatiques ont été décrits de manière relativement similaire, il s’agissait d’un homme grand, portant un chapeau, ou parfois un cycliste spectral, ou une femme vêtue de blanc, mais aussi un visage émergeant de la pénombre des portails, d’un étang. Des sons de cloches et des voix appelant ont été aussi signalés. Finalement, seuls deux correspondants ont donné des versions similaires à celle de Farrant.

Des chasseurs de vampires amateurs envahissent alors les lieux et plusieurs livres réutilisent l’événement, dont celui de Sean Manchester, le 1er à avoir évoqué le « vampire de Highgate » et qui ensuite prétendra en avoir exorcisé un et détruit un cercle de vampires.

 1992

Fred Vargas s’inspire très largement de ces anecdotes dans son roman « Un lieu incertain ».

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Vampirisme clinique et syndrome de Renfield :

Le vampirisme clinique est un comportement rare observé principalement lors du délire schizophrénique ou en tant que paraphilie. Il consiste en l’ingestion périodique de sang humain ou animal sous sa forme liquide, sans nécessaire attache au mythe des vampires mais plutôt accompagnant une pathologie mentale sous-jacente, dont il est un symptôme.

Après la description de Noll (1991-1992), le concept de vampirisme clinique est rencontré à travers les médias et les publications sous le nom de syndrome de Renfield.

Syndrome de Renfield et vampirisme clinique représentent toutefois 2 entités distinctes. Le syndrome de Renfield désigne un syndrome dont le vampirisme clinique est caractéristique de la forme la plus grave. Le vampirisme clinique désigne un symptôme que l’on peut rencontrer hors du cadre du syndrome de Renfield.

On peut tirer une classification de 3 types de vampirisme :

1-Le Syndrome de Renfield désigne la fascination fétichiste pour l’ingestion de sang, habituellement sans lien direct avec le mythe des vampires. Ce syndrome accompagne fréquemment d’autres tendances issues ou proches de la fascination pour le sang, la douleur ou la mort, tels que tendances sadiques, nécrophiles, cannibales, sur fond de trouble identitaire.

Se rencontre sous des formes mineures à un stade précoce (auto-vampirisme) et peut émerger en formes plus spectaculaires conduisant le sujet à ingérer périodiquement et de manière compulsive, le sang ou la chair crue d’animaux, et possiblement d’humains. Le vampirisme est alors dans la plupart de ces formes majeures, la composante d’une psychopathie sévère, dans laquelle la recherche et l’ingestion de sang sont associées à un plaisir sexuel intense, visible dès l’adolescence, voire l’enfance.

2-Le vampirisme clinique en tant que symptôme délirant peut se rencontrer chez les psychotiques et lors de bouffées délirantes, accompagné parfois d’auto-mutilation et d’hétéro-agressivité. C’est alors un symptôme délirant, qui se caractérise principalement comme composante d’un délire d’ordre supérieur, psychotique, signe avant-coureur d’une schizophrénie naissante ou thème délirant d’une schizophrénie installée, apparue aux alentours de 15 à 30 ans.

3-Fascination pour le sang et ingestion se rencontrent également lors de la période charnière de l’adolescence, repris dans certaines sous-cultures (par exemple, gothique) et à travers les médias du fait de la fascination qu’exercent les créatures vampiriques sur l’imagination des auteurs tant que des lecteurs/spectateurs. S’il arrive qu’il y’ait effectivement ingestion de sang, c’est généralement dans le cadre organisé d’un mode de vie et de recherche identitaire ou culturelle particuliers. Le symptôme, mineur, s’accompagne fréquemment d’auto-mutilation, en l’absence de pathologie majeure et à l’adolescence principalement.

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Le syndrome de Renfield est selon Noll (1992), une entité clinique propre, nommée en l’honneur d’un personnage du roman de Bram Stocker. Renfield voyait dans le sang l’énergie vitale d’un être, et cherchait conséquemment à se l’approprier en mangeant des insectes, puis en s’attaquant à des animaux. On rencontre régulièrement des croyances de cet ordre (vol d’énergie, rajeunissement) chez les vampires cliniques.

La forme la plus grave de ce désordre évoluerait en 4 stades :

1-Dans un 1er temps et à la suite d’un événement accidentel (coupure, blessure ouverte), l’enfant ingère du sang et trouve un plaisir dans cette consommation.

2-Cette 1ère ingestion peut être suivie par la recherche de ce plaisir, dans la nourriture ou dans son propre sang. Il arrive alors que l’enfant/adolescent se mutile pour sucer son sang (auto-vampirisme).   A la puberté, le sang est associé aux activités sexuelles, telles que la masturbation.

3- L’agression envers les animaux vivants (zoophagie), entaillés ou tués pour boire leur sang. Les animaux de compagnie et domestiques sont privilégiés du fait de leur proximité.

4-Vampirisme clinique, dans lequel la recherche de sang humain est la priorité. Elle peut amener à des comportements criminels (vol, meurtre).

Paradoxalement, dans le roman de Bram Stocker, Renfield se comporte davantage comme un psychotique emmené dans ses délires à boire le sang de ses victimes, à l’image du schizophrène Richard Trenton Chase.

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Porphyrie :

La porphyrie est une affection caractérisée par la présence, dans l’organisme, de quantités massives de porphyrines, molécules précurseurs de l’hème (partie non-protéique de l’hémoglobine). Le signe commun des porphyries est la présence de porphyrines dans l’urine (porphyrinurie) et dans les fèces.

Il existe plusieurs types de porphyries primitives selon l’organe où le trouble du métabolisme a lieu :

-porphyries hépatiques s’il provient du foie

-porphyries érythropoïétiques si l’atteinte vient de la moëlle

-porphyrie mixte

La porphyrie type, appelée maladie de Günther, se manifeste dès l’enfance et persiste à l’âge adulte. La porphyrie peut également être secondaire, causée notamment par certains médicaments ou intoxications comme celle due à des métaux lourds.

Les symptômes relatifs aux différents types de porphyrie sont de manière commune, la présence de porphyrines dans les urines et les selles, se manifestant par des urines de couleur porto. D’autres signes sont inconstants et varient suivant le type de porphyrie :

-pour la maladie de Günther et d’autres types de porphyrie, la présence après exposition au soleil de bulles sur la peau à l’origine de cicatrices
-des douleurs abdominales violentes
-des nausées et des vomissements
-une atteinte nerveuse à type de paralysie transitoire
-des troubles psychiatriques passagers dans certaines porphyries aiguës

La Porphyrie érythropoïétique congénitale (PEC), maladie extrêmement rare, aussi appelée la maladie de Günther d’après le nom du médecin qui la décrivit pour la 1ère fois en 1911, est une maladie héréditaire et une des formes les plus rares des porphyries.

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Sources : wikipédia, psychoweb, santemedecine,

Auteur : Lani

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