Vampire – Son origine

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Commençons par la définition du mot : nom masculin de l’allemand “vampir” et du slave “upuri”.

Vampire : Mort qui, suivant la superstition populaire, sort la nuit de sa tombe pour sucer le sang des vivants.
Littéraire : Personne qui commet de nombreux assassinats ou des violations de sépultures.

—> C’est également une petite chauve-souris d’Amérique du Sud, se nourrissant du sang de mammifères et d’oiseaux endormis.

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On dénombre 3 principaux types de vampires à travers notre histoire moderne : le vampire folklorique traditionnel, le vampire des écrivains romantiques du XIXème siècle, et enfin les vampires des écrivains contemporains.

La légende du vampire puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et diverses, elle se retrouve dans toutes sortes de cultures à travers le monde.
Le vampire est un type de revenant qui fait partie des grandes créatures légendaires issues des mythologies où se combinent de diverses manières l’inquiétude de l’au-delà et le mystère du sang. Suivant différents folklores et selon la superstition la plus courante, ce mort-vivant se nourrit du sang des vivants afin d’en tirer sa force vitale, ses victimes devenant  vampires après leur mort.

Le personnage du vampire est popularisé en Europe au début du XVIIIème siècle.

Vers 1725, le mot “vampire” apparaît dans les légendes d’Arnold Paole et de Peter Plogojowitz, 2 soldats autrichiens qui, lors d’une guerre entre l’Empire d’Autriche et l’Empire ottoman, seraient revenus après leur mort sous forme de vampires, pour hanter les villages de Medvegja et Kisiljevo.

Selon ces légendes, les vampires sont dépeints comme des revenants en linceul qui, visitant leurs aimées ou leurs proches, causent mort et désolation.

Les origines du mythe du vampire sont obscures et ne peuvent être réellement tracées qu’à partir du Moyen-Age.

Toutefois, le concept du monstre qui aspire le sang (ou l’énergie vitale des vivants est extrêmement ancien et se rencontre dans la plupart des cultures du monde. A travers les époques et les continents, de nombreux démons ou mauvais esprits ont pu jouer un rôle similaire à celui des vampires modernes, bien qu’ils ne soient pas considérés comme tels dans la mesure où ils n’en possèdent pas toutes les caractéristiques.

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Le sang : un symbole fort depuis la nuit des temps

Le sang, fluide symbole de la vie, était consommé par de nombreuses divinités de divers horizons. Par exemple, dans la mythologie hindouiste, Kali, déesse du Temps, de la mort, de la création et de la destruction, est connue pour avoir dévoré et bu le sang du démon Rakta Vija, dont l’étymologie elle meme, signifie sang et graine. Toujours dans l’hindouisme, les vetelas peuplent les cimetières et prennent possession des cadavres n’ayant pas reçu d’obsèques. Ils font notamment leur apparitions dans le Kathasaritsagara, recueil de légendes populaires, où Louis Renou traduit le terme “vetelas” par “vampires “, bien qu’ils ne boivent pas le sang de leurs victimes.

De plus, on offrait en sacrifice des jeunes filles et des enfants à de nombreuses divinités d’Egypte antique comme Sekhmet, phéniciennes comme Baal ou incas comme Tezcatlipoca. Pour les mayas aussi, le sang était un fluide symbolique et lié à la spiritualité. Les sacrifices humains étaient toujours sanglants et les aristocrates se scarifiaient ou se perçaient la langue à l’aide d’une longue aiguille afin de récupérer leur sang, dans un but purificatoire.

La Bible fait elle aussi référence au vampirisme. Le roi David, par exemple, “absorbe” la chaleur de jeunes esclaves durant leur sommeil. Lilith, première compagne d’Adam, avant Eve, rendue folle par la jalousie, dévore des nouveaux nés et s’enivre de leur sang.

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Voici quelques exemples de créatures se rapprochant du vampire :

  • —> Lilith  : Démon féminin de la tradition juive.

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  • Elle est à l’origine un démon mésopotamien. Dans les légendes juives qui se répandent au Moyen Âge, Lilith est présentée comme la 1ère femme d’Adam, avant Ève. Elle constitue une figure récurrente dans les rituels magico-religieux car elle représente un danger pour les femmes enceintes et pour les enfants que l’on protège grâce à des amulettes.
  • Au Proche-Orient, les démons akkadiens lilitū (qui donneront naissance au personnage de Lilith) était décrits comme des esprits du vent nocturnes, apportant avec eux les épidémies, et s’attaquant aux êtres humains pour les dévorer ou sucer leur sang.

—> Sucube : Démon qui revêt l’apparence d’une femme pour tenter un homme.

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Démons-femelles, par opposition aux incubes, les succubes viennent tenter les hommes durant leur sommeil et s’efforcent par tous les moyens de s’unir à eux.

—> Goule (de l’arabe al-ghoûl : l’ogre) : Créature monstrueuse du folklore arabe et perse qui apparaît dans les contes des 1001  Nuits.

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Elles forment une classe de djinns, comme les éfrits par exemple, et sont donc à ce titre l’engeance du diable, Iblis (satan).

—> Empuse : démon.

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Pour le folklore grec et romain, les empuses étaient des créatures qui prenaient l’apparence de belles jeunes filles pour séduire les hommes, puis qui les vidaient de leur sang une fois ceux-ci endormis. Elles peuvent être considérées comme les ancêtres des succubes du folklore médiéval et des goules arabes.

—> Lamie (ou lamia) :  (en grec ancien Lámia) – C’est au départ un nom porté par un ou plusieurs personnages féminins de la mythologie grecque.

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Après la fin de l’Antiquité, il est associé principalement à l’un de ces personnages, qui se transforme en créature monstrueuse dans des circonstances variables. Lamia devient une figure de monstre mythologique, puis son nom en vient à être utilisé comme nom commun pour désigner une espèce de créatures monstrueuses d’apparence au moins partiellement féminine qui s’attaquent notamment aux jeunes hommes.

—> Stryge : démons femelles ailés, mi-femmes, mi-oiseaux, qui poussent des cris perçants.

La mythologie romaine à clairement propulsé la stryge sur le devant de la scène. On la représente souvent en “femme oiseau”, parfois cornue, possédant des ailes de chauve-souris et des doigts dotés de longues griffes, d’autres fois elle aurait des plumes, ou serait même un oiseau.

Le pouvoir du sang est donc reconnu universellement par les plus grandes civilisations.

Chaque religion possède des mythes de suceurs de sang ou de créatures sanguinaires. L’amalgame de toutes ces légendes dresse un portrait fidèle du vampire.

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Le vampire, selon le stéréotype classique, est un homme grand, à l’air noble et élégant. Il est vêtu de manière raffinée, généralement d’un smoking et d’une cape noire. Il possède des caractéristiques physiques qui permettent de le reconnaître rapidement : une peau très pâle, froide comme de la glace et des canines supérieures longues.

On peut noter qu’il existe plusieurs autres signes, que l’on retrouve plus rarement : des yeux rouges, les paumes poilues, des ongles crochus ressemblant à des serres, les oreilles en pointe, …

Ce type de vampire a été imaginé par les écrivains romantiques du XIXème siècle, qui se sont très librement inspirés des traditions slaves, et particulièrement de la région des Balkans.

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Nosferatu, Christopher Lee et Kaname (Vampire knight)

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Les Venturi (Twilight) et Bill & Eric (True blood)

C’est Heinrich Von Osseenfelder qui écrit le premier roman consacré à la créature, Der Vampyr en 1748. Il sera ensuite suivi de Goethe et de son poème Die Braut von Korinth (“la fiancée de Corynthe”) en 1797.

C’est cependant le roman Dracula de Bram Stoker, publié en 1897, qui va définitivement remettre le mythe du vampire sur le devant de la scène, en l’éclairant d’un jour nouveau et en lui apportant de nombreuses innovations qui deviendront indissociables de la créature.

 

Format poche – Parution de 2012

Traduction intégrale – Editions J’ai lu

Fnac – 505p.

 

En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l’auberge pour la nuit, an attendant de rejoindre le château en calèche. Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d’un crucifix et de guirlandes d’ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cour du XIXe siècle ! Jonathan est un homme raisonnable …

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Par la suite, la légende du vampire sera adaptée au cinéma depuis le poétique et mystérieux “Nosferatu de Murnau en 1922 jusqu’aux films d’horreur hollywoodiens des années 50. Tous contribueront cependant à fixer peu à peu les caractéristiques du stéréotype moderne du vampire et à familiariser la créature dans l’esprit du grand public.
L’image d’épinal du vampire aristocratique, aux cheveux noirs gominés, revêtu d’un costume et d’une cape et s’exprimant avec un fort accent slave est ainsi issue du film Dracula (1931), où le personnage éponyme est incarné par l’acteur hongrois Bela Lugosi (ci-dessous). Par la suite, le britannique Christopher Lee endossera le rôle du comte transylvanien à une dizaine de reprises entre 1950 et 1970.

Les auteurs du XIXème et le cinéma ont doté le vampire de nombreux pouvoirs surnaturels, que celui-ci utilise pour chasser ses proies :

  • un regard hypnotique, qui fait tomber sa victime dans une sorte de langueur et leur enlève toute envie de résister
  • un charme sensuel, qui l’aide à se rapprocher de ses proies féminines
  • une force surhumaine
  • la capacité de métamorphose, que ce soit en animal ou en brouillard
  • une immortalité partielle (à condition de se nourrir régulièrement de sang).

D’autres pouvoirs sont occasionnellement attribués aux vampires, tels que la télépathie, la téléportation ou le vol.

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Sources : wikipédia, larousse, paranormal-encyclopedie, mindshadow, vampirestpe.e-monsite

Lani

Auteur : Lani

Profil d'une "blogueuse/webmaster" amateur pour Nico & Mariana avec un site professionnel les mettant en valeur et la pleine lumière sur Paranormal Travel.