Vers Amityville : Les DeFeo …

Nous savons que les Warren sont un couple américain spécialisés dans les sciences occultes et présentés comme des « chasseurs de fantômes », impliqués dans un certain nombre d’affaires supposées de possessions, d’exorcismes et de poltergeist qu’ils auraient aidé à résoudre.

Les affaires les plus célèbres dans lesquelles ils interviennent sont celles de la famille Perrons en 1971 mais surtout Amityville entre 1974 et 1976 …

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Nous voilà en route pour le 112 Ocean Avenue à Amityville (Long Island, à l’est de l’Etat de New York), nous sommes en 1965 …

La famille DeFeo quitte leur petit appartement de Brooklyn pour emménager dans une jolie maison de type colonial à 3 étages, typiquement américain, le panneau à l’entrée du jardin dit : « High Hopes » (littérallement : Grands Espoirs) …

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Cette maison a été construite en 1928 et servait d’asile aux malades mentaux et aux mourants qui étaient placés dans une annexe proche.

Ronald Sr. & Louise DeFeo étaient enchantés de leur nouvelle vie depuis qu’ils avaient déménagé à Amityville avec leurs 5 enfants : Ronald Jr. 23 ans, Dawn 18 ans, Allison 13 ans, Mark 12 ans et John Matthew 9 ans (âges au moment des faits).

Ronald DeFeo Sr., fils de Rocco DeFeo, est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession sur l’île Coney à Brooklyn et Louise est mère au foyer.

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Ils aiment beaucoup leurs enfants et les élèvent avec conseils et amour mais, d’après Ronald Jr, Mr DeFeo pouvait se montrer violent et le frappait même encore à l’âge adulte. Ronald Jr dira de son père qu’il avait des amis au passé criminel, voire même dans la pègre.

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Ronald Jr, élève médiocre, arrêta ses études à 16 ans et enchaîna les petits boulots jusqu’à ce que son père l’embauche dans sa concession comme mécanicien. Il restait maussade et réservé, et se mit à consommer de la drogue allant jusqu’à voler sa famille.

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Dawn, d’après Ronald Jr, il y avait conflit au sujet de la musique qu’elle écoutait car, eux, n’aimaient pas les musiciens noirs populaires de l’époque. Toujours d’après Ronald Jr, sa soeur l’a aidé à rester sur probation en lui donnant un échantillon de son urine, ce qui a lui permis de réussir ses tests anti-drogues et ainsi continuer d’être un utilisateur occasionnel d’héroïne. Elle aurait un petit ami fort peu recommandable, William Davidge, avec lequel elle comptait fuguer en Floride.

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D’après ses amis, Allison était une fille tranquille. Chaque fois que Ronald élevait la voix dans la maison, elle fermait sa porte de chambre pour ne plus entendre les discussions, souvent enflammées, que Ronald Sr & Ronald Jr avaient. Elle passait son été dans la piscine avec ses amis.

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Il n’y a pas beaucoup d’informations au sujet de Mark si ce n’est que le jour de son meurtre, son père devait l’emmener chez le docteur suite à une blessure lors de la saison de football qui a exigée l’usage temporaire de béquilles et d’un fauteuil roulant.

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John était décrit comme un petit garçon gentil par les amis d’Allison. Le jour avant les meurtres, John et un de ses amis étaient assis sur le pas du sous-sol de la maison et ont regardé secrètement Ronald Sr et Ronald Jr se disputer. Ronald Jr est parti avec une lèvre ensanglantée.

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Shaggy, le chien de la famille. Ronald Jr le détestait et avait plusieurs fois comploté pour s’en débarrasser mais il y renonça quand son père l’avait menacé que s’il lui arrivait quelque chose il se « vengerait » sur son dos. Durant les faits, Shaggy n’avait cessé de japper et fut adopter par un ami de la famille quelques jours après le drame.

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Mercredi 13 Novembre 1974.

Vers 3h du matin, Ronald Jr, qui venait de regarder le film « Castle Keep » (Un château en enfer, de Sydney Pollack avec Burt Lancaster et Patrick O’Neal), et écoutait la télévision très fort, prit un fusil Marlin de calibre 35mm et monta aux étages abattre ses parents, ses frères et ses sœurs :

Ronald Sr reçoit 2 balles dans le dos. Entrées par le cou, elles traversent ses reins et sa colonne vertébrale. Le coroner indique que la victime a essayé de se déplacer vers le haut avant de mourir. Il a été vivant de quelques secondes à quelques minutes avant de succomber à ses blessures.

Louise reçoit elle aussi 2 balles : une entre et sort par son poignet gauche. La 2ème détruit son poumon, son diaphragme, sa cage thoracique et son foie. Elle se dirige vers la porte et meurt 10mn après la fusillade.

Dawn à reçu une balle à bout portant dans le bas de son cou. La balle est sortie par l’oreille gauche.

Allison est réveillée et a le temps de voir l’arme avant de recevoir une balle en plein tête. La balle est sortie, a frappé le mur et a rebondi par terre.

 

Mark et John reçoivent des tirs à bout portant. Les balles pénètrent le coeur, les poumons, le diaphragme et le foie de chaque victime. La moelle épinière de John est touchée sévèrement.

Plan et photos thinesclaude.com

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Photo : Nathaly-Macabre – Skyrock.com

Les autopsies ont révélé que les DeFeo n’ont pas été drogués au dîner et il a été prouvé que Louise et Allison se sont réveillées. Ronald Jr déclarera durant son interrogatoire que Dawn s’était réveillée et lui a demandé quel était le problème. Il lui a dit de se recoucher, se qu’elle a fait, et c’est alors qu’il l’a abattue. Les voisins déclarent n’avoir rien entendu, la police croit que la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son, si ce n’est les aboiements du chien. Pourtant, lors de tests, la police constatera que la détonation pouvait s’entendre à 5 pâtés de maison.

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Cheminement des faits :

Après les meurtres, dans la journée, Ronald Jr décida d’aller manger un sandwich dans un café, puis fatigué d’attendre il retourna à Amityville. Là, il rencontra Bobby Kelske, son ami, qui lui demanda pourquoi il rentrait si tôt. Il avait répondu qu’il ne se passait rien au garage ( il aurait également prit de l’héroïne avec des amis). Quelques minutes après, vers 18h30, il revint dans le bar :

« Mon père et ma mère ont été tués..! », s’écria t’il.

6 hommes le suivirent dans une camionnette alors que lui fonçait au volant de sa Buick vers la maison. Arrivés sur place les hommes se ruèrent à l’étage où ils découvrirent le drame. Joey Yeswit, l’un des hommes du groupe, téléphona à la police et leur expliqua qu’un jeune homme était dans le Henry’s Bar en déclarant que sa famille avait été tué, qu’il s’était alors rendu sur les lieux avec d’autres et qu’ils avaient alors découvert les cadavres gisant dans les lits.

L’appel fut noté par le commissariat de police du comté du Suffolk à 18h35 le mercredi 13 novembre 1974.

L’agent Kenneth Greguski, de la police d’Amityville, fut le 1er à arriver sur les lieux du drame. Lorsqu’il déboucha sur Océan Avenue, il trouva un groupe de gens à l’entrée d’une allée. L’un d’eux sanglotait : « Ma mère et mon père sont morts ». Il accepta volontiers de décliner son identité aux policiers : Ronald DeFeo Junior, surnommé Butch, 23 ans, né le 26 septembre 1951 à Brooklyn, New-York.

Kenneth Greguski entra dans la maison et monta l’escalier jusqu’à la chambre des parents : sur le lit gisaient les corps ensanglantés d’une femme et d’un homme. Dans une chambre plus petite, il découvrit deux garçons couchés sur le ventre. Toutes les victimes avaient été tuées par balle. Dans une 3ème chambre, l’agent de police trouva le cadavre d’une adolescente, tuée d’une balle en plein visage. La fouille macabre s’acheva dans une chambre mansardée, où une 2ème fille, plus âgée que la 1ère, était étendue, morte elle aussi, sur son lit.

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La déposition :

Déclaration écrite de Butch 13/11/1974

L’unique survivant de la famille DeFeo, le fils aîné Ronald, fut interrogé par l’inspecteur Gaspar Randazzo, de la police du Suffolk. Ronald déclara au policier qu’un homme du nom de Louis Falini en voulait à sa famille. Selon lui, ce tueur de la Mafia était probablement l’auteur de ce massacre et il affirma que sa famille avait des liens avec la pègre, notamment avec le tueur présumé. Or Ronald s’était querellé avec Louis Falini, au sujet d’une peinture de carrosserie effectuée par l’entreprise familiale. Les insultes avaient fusées. Cet incident aurait rendu Ronald Sr furieux : « Tu te rends comptes ? Tu insultes un tueur ?! ».

Ronald Jr en vint alors au 2ème point de son récit. Moins de 2 semaines auparavant, un employé de l’entreprise familiale et lui même avaient été dévalisés par 2 hommes armés, alors qu’ils portaient plusieurs milliers de dollars de recette à la banque. Ceci avait déclenché une autre colère de Ronald Sr, reprochant à son fils de mentir : « Non seulement tu me causes des soucis avec ce faux vol mais tu me fais perdre un bon ami qu’est Louis Falini! ».

Inquiet de l’altercation qu’aurait eu son fils et Falini, Ronald Sr aurait dit à Falini : « S’il arrive quelque chose à mon fils, je te tuerai! »

Ronald Jr rédigea une déposition manuscrite de 8 pages, consignant ses faits et gestes au cours des 48h ayant précédé la tuerie : Le mardi, malade, il avait passé la majeure partie de la journée à dormir. Tard le soir, il avait regardé le film à la télévision et s’était endormi avant la fin, vers 2h du matin, dans une pièce à l’étage et  2heures plus tard (le mercredi), il s’était réveillé en proie à des maux d’estomac. Il avait décidé de se rendre en voiture jusqu’à l’entreprise familiale, à Brooklyn.

Dans sa déposition confuse et décousue, Ronald reconnaissait être en sursis avec une mise à l’épreuve pour le recel d’un moteur volé. Tandis qu’il dormait dans les locaux de la police, les enquêteurs reçurent le 1er rapport de l’expert en balistique : selon lui, les 6 victimes avaient été tuées au moyen d’un fusil Marlin de calibre 35. Aucune arme de ce type n’avait été retrouvée sur les lieux de la tragédie. Mais à 2h30, un policier découvrit par hasard, dans un recoin de la chambre de Ronald Jr, 2 boites en carton portant des étiquettes qui montraient qu’elles avaient contenu des Marlin, un 22 et un 35.

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Ronald Jr avait également cité Tony Mazzeo comme auteur possible des crimes, mais ce dernier avait un solide alibi à l’heure des meurtres.

Les enquêteurs affectés à cette affaire se réunirent dans le bureau de la brigade criminelle. Pendant une heure et demie, ils passèrent en revue tout ce qu’ils savaient sur le massacre d’Amityville.

Le jeudi à 9h, les inspecteurs pénétrèrent dans la pièce où attendait Ronald : « Pour te dire la vérité, nous croyons que c’est toi que nous cherchons. »

Lors de l’interrogatoire de police, qui se poursuivit tout au long de la journée du 14 novembre, Ronald Jr avança plusieurs hypothèses pouvant expliquer le meurtre mais d’élucubrations en propos fantaisistes et dénués de tout fondement un inspecteur finit par lui demander : « Ca ne c’est pas passé comme ça n’est-ce pas Butch ? ». Le jeune homme se prit la tête à 2 mains, mais ne répondit pas. L’inspecteur reprit la parole : « Butch, dis moi comment cela c’est-il passé ? » – « Cela c’est passé si vite… »

A 18h, Ronald Junior fut inculpé du meurtre des 6 membres de sa famille. Ses aveux furent des plus brefs. Il déclara s’être réveillé près de la télévision, tôt le mercredi matin, avoir regagné sa chambre et chargé son fusil. Il avait d’abord abattu son père et sa mère, puis il avait tué Allison d’une balle dans la tête. Debout entre les 2 lits dans la chambres de ses frères, il avait ensuite tué Mark et John. Dawn s’était réveillée, mais, Butch lui avait assuré que « tout allait bien » avant de la suivre dans sa chambre et de l’abattre à son tour. Il fit le tour de la maison pour ramasser les douilles, se changea et alla jeter le fusil dans la baie. Les douilles, l’étui et les autres cartouches il les a jeté dans un égout …

Ronald DeFeo Jr lors de son arrestation*****

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L’enterrement de la famille.

Le procès et la défense :

Il fallut attendre un an avant que l’affaire ne fût jugée. L’audition préliminaire eu lieu le 22 Septembre 1975, son avocat, William Weber, plaida la folie. Son procès s’ouvrit en octobre 1975, dans l’intervalle, Ronald fit tout pour tenter de simuler la démence : il manifesta un comportement très agité, il détruisit son courrier, provoqua un incendie dans sa cellule et menaça de se suicider. Un psychiatre cité par la défense affirma que c’était un malade mental et qu’il ne savait pas ce qu’il faisait cette nuit là.

A la demande de Weber, une enquête eu lieu dans la maison afin d’y trouver une quelconque puissance capable d’avoir influencé Ronald. L’avocat soupçonne l’existence de champs électromagnétiques dus à des vices de forme ou à des forces telluriques susceptibles de saturer l’environnement en ondes nuisibles à l’équilibre des cellules et à la santé mentale de son client.

La thèse de l’aliénation mentale est soutenue par le psychiatre de la défense, le Dr. Daniel Schwartz, mais celui de l’accusation souligne que même si Ronald Jr était antisocial et un consommateur d’héroïne et de Lsd, il était conscient de ses actes au moment des faits.

Le vendredi 21 Novembre 1975 Ronald DeFeo Junior fut déclaré coupable de 6 homicides et condamné à 25 ans de prison le 04 Décembre pour chacune de ces charges.

Il sera écroué au Dannemora Correctional Facility dans l’Etat de New-York. Mais au terme de la loi américaine, comme les charges retenues contre lui proviennent d’une seule accusation, DeFeo pourra demander à bénéficier d’une mise en liberté conditionnelle dès 1999.

L’affaire de possession fut déclarée sans suite par les psychiatres qui refusèrent de voir en ces meurtres autre chose qu’une folie meurtrière.

Il apparaît que Ronald Junior n’aurait pas agit seul car il a admis plusieurs fois avoir eu 2 amis et sa sœur Dawn pour complices. L’un des amis avait fui. Mais là aussi il y a plusieurs versions :
Il dit à un producteur de cinéma : « C’était un meurtre prémédité. Point final. Pas de fantômes. Pas de démons. Juste trois personnes dont je faisais partie. »
Dans une lettre à son ex-femme : « J’ai tué mes parents. J’ai tiré sur ma sœur suite à une bagarre. Mais je n’ai pas tué mon autre sœur ni mes petits frères. »
Ronald DeFeo Jr. n’aimait pas ses parents, n’aimait pas ses frères et soeurs, n’aimait pas son chien, n’aimait personne …

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DeFeo est actuellement détenu dans la prison de Green Haven à Beekman. Aucun de ses appels n’a abouti.

Il a été marié 2 fois (au sein de la prison): Barbara Puco DeFeo, de 1994 à 1999 et une certaine Tracey  en 2004.

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La maison fut mise en vente et resta vide pendant de longs mois malgré un prix attractif pour l’époque :

« Quartier résidentiel Amityville, villa style colonial, 6 chambres (tachées de sang ce n’est pas dit), 1 grand salon, 1 salle à manger, 1 véranda fermée, 3 salle de bains, 1 sous-sol, 1 garage pour 2 voitures, 1 piscine et 1 hangar à bateaux pour 80.000$ » 

Qui ne serait pas tenté par une si belle « occasion » ? …

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Sources : Wikipédia, Mindshadow, darkstories, javarome, allociné, thinesclaude, paranormalinfo, web

Auteur : Ingrid Lani

Après RIP il me semblait normal de suivre Nico & Mariana dans leur nouvelle aventure. Fidèle depuis le 1er jour, modo + tipeuse + blogueuse pour un soutient sans faille et assumé.